DOUG TUTTLE – It Calls On Me Mélancolie bucolique

9 mai 2016 Eric 0

(Trouble In Mind 2016) On avait adoré le premier album de Doug Tuttle, petit chef d’oeuvre de folk-rock psychédélique bricolé a la maison. Le singer-songwriter était parvenu à se créer une identité sonique forte tout en transcendant ses influences (The Byrds, Syd Barrett, les compilations Rubble). Surtout, il avait composé une poignée de mélodies mémorables (« Forget The Days », « Turn This Love ») tout en s’affirmant comme un guitariste passionnant.  Son deuxième album solo, « It Calls On Me » était attendu avec une certaine impatience en ces pages (bien plus que le dernier happening publicitaire de Radiohead) et n’a pas déçu les douze fans recensés de […]

WHITE FENCE – For The Recently Found Innocent Emancipation

11 avril 2015 Eric 0

(Drag City 2014) Révolution chez White Fence : Tim Presley, cerveau, âme et seul membre du groupe a décidé de se professionnaliser. Alors que jusqu’ici il avait conçu chaque album de White Fence dans son home studio de fortune, le guitariste a décidé de remettre en question son mode de fonctionnement. Il a ainsi décidé de franchir le pas et d’enregistrer dans un studio. Son choix ? La proximité amicale et géographique. Qui d’autre que Ty Segall pouvait allier les deux ? Depuis qu’il a construit dans son garage une véritable salle d’enregistrement, le blondinet a accueilli de nombreux groupes […]

THE PAPERHEAD – Africa Avenue Exercice de style

9 janvier 2015 Eric 3

(Trouble In Mind 2014) De Temples à Morgan Delt, l’année 2014 aura été marquée par un grand retour du rock psychédélique, symbolisé par les nombreux ersatz de festivals à la Psych Fest qui ont essaimé un peu partout. Malins, les nashvilliens The Paperhead se sont placés sur le credo de l’année 1968, allant puiser leur inspiration chez les londoniens swingants de Tomorrow, The End, Apple ou Blossom Toes. Leur album est un exercice de style superbe, un condensé de Rubble un peu à l’image de ce qu’avaient pu accomplir les Black Hollies et les Sufis ces dernières années.  The Paperhead exhibent tout […]

DYLAN SHEARER – Garagearray Accidents mélodiques

1 décembre 2014 Eric 0

(Empty Cellar / Castle Face 2014) L’écoute d’un album de Dylan Shearer est toujours déroutante. Dès les premières secondes, la voix enveloppante et les arrangements cotonneux saisissent l’auditeur pour le projeter dans une angoisse profonde. On ne sait trop pourquoi, mais Dylan Shearer met toujours un peu mal à l’aise. Bien sûr, quand on met son disque sur la platine, le son qui sort des enceintes de la chaîne est magnifique. Les mélodies de Dylan Shearer sont envoûtantes et d’une pureté troublante, mais l’interprétation qu’en fait le chanteur peut s’avérer anxiogène. On est clairement en train d’écouter la complainte d’un musicien saisi […]

DYLAN SHEARER – Porchpuddles Vegetable man

31 juillet 2012 Eric 7

(Empty Cellar 2012) Au premier abord le nom ne laisse pas indifférent. Dylan Shearer. Le carambolage d’image provoqué par l’association du nom du plus grand songwriter de tous les temps et de celui d’un footballeur britannique au front solide est plutôt amusant. Avec un tel blaze, c’est sûr qu’on n’est pas prêt d’oublier le nom de cet artiste (ou alors on s’emmêlera les neurones avec les trop méconnus Donovan Rummenigge et Lennon Valderrama). Dylan Shearer donc est un de ces nombreux musiciens qu’on a découvert via les conseils de nos copains de chez Raw Power Mag. Son truc à Shearer, […]

THEE OH SEES – Castlemania Acid-test

22 juin 2011 Eric 18

(In The Red 2011) Alors qu’une compilation de la plupart de leurs singles vient de paraître chez Castleface (Singles vol. 1 + 2), Thee Oh Sees prouvent qu’ils n’ont rien prévu de leur incroyable productivité, en livrant seize nouvelles chansons sur ce nouvel album, dont quelques reprises assez inattendues (« If I Stay Too Long » de The Creation et « I Won’t Hurt You » de The West Coast Pop Art Experimental Band, un groupe dont nous avons parlé récemment). Après avoir accordé à la pochette les quelques minutes de contemplation dubitative qu’elle mérite et avoir tenté de la mettre en relation […]