LITTL’ANS & PETE DOHERTY – Their Way Résurrection

(2005)

Parlez-moi de reflexe conditionné, d’aveuglement décérébré, rien ne m’empêchera de dire du bien de Pete Doherty. En pleine débâcle dans tous les secteurs de sa vie privée comme publique – groupe au talent intermittent, supercopine au coeur d’une tempête paparazzique, descente en flic vers la case prison, concerts annulés -, l’ennemi public n.1 s’offre une bouffée d’oxygène en collaborant avec Littl’ans, groupe mené par l’ex Add (N) to (X) Andrew Aveling qui assure habituellement la première partie de Babyshambles.

Méfiance… en guise d’introduction, un jeu de guitare erratique familier laisse entrevoir une ballade du calibre de « What Katie Did ». La voix fragile du chanteur qui arrive ensuite est plus bouleversante que jamais. Cette non-voix est l’instrument que Doherty maîtrise le mieux, son point fort incontestable. L’homme vibre pour la musique, ne vit que pour ça et met son coeur à découvert a chaque chanson, chaque couplet. On est ému comme aux premiers jours, ces good old days ou la voix braillarde du co-leader d’un nouveau groupe classieux et prometteur rendait le groupe difficile d’accès… avant l’adoration sans réserve. On s’en veut presque de s’être encore fait avoir par celui qui nous roule le plus dans la boue depuis maintenant trois ans mais la chanson est irrésistible. Peter Doherty réussit le miracle de nous rappeler qu’avant d’être une sale gueule de mec défoncé en une de Gala, il est aussi et surtout ce chanteur génial.

Le son est évidemment chaotique, toutefois plus proche des Babyshambles Sessions que de son dernier single, ce qui met la voix du chanteur en avant. Le temps de « Their Way », on le retrouve la fragilité et l’urgence de ces sessions. On préfère largement cette facette de Pete a la petite frappe du clip de « Fuck Forever ». A mi-chemin entre « Music When The Lights Go Out » et « New Love Grows On Trees », « Their Way »  demeure parmi ce que le poète londonien a produit de mieux dans le registre de la ballade dépouillée. En 2002, les Libertines chantaient « If you’ve lost your faith in love and music, the end won’t be long« … On a retrouve la foi. Pour combien de temps?

 

 

Vidéo :

« Their Way »

 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

7 Comments

  1. moi ossi j’adore ses chansons , c un vrai poète et on sens ke c’est un passionné de litterature sa change des « j’emmerde le monde , jvous pisse dessus  » de certain groupe de rock

  2. Arf, exact, j’avais pas glissé ma souris sur le précédent, en fait y a un lien (alléchant d’ailleurs, je vais voir de ce pas ce que c’est  ).

     

    C’est par contre et peut-être le premier commentaire de Laetitia…?

  3. SOS Planetgong !!!! Des gens usurpent l’identité de forumeurs lettrés et soucieux d’arborer dignement les couleurs et d’appliquer noblement les principes de la mauvaise foi, en écrivant des
    balivernes dans un français des plus déplorables. C’est honteux ! 🙂

  4. SOS Planetgong !!!! Des gens usurpent l’identité de forumeurs lettrés et soucieux d’arborer dignement les couleurs et d’appliquer noblement les principes de la mauvaise foi, en écrivant des
    balivernes dans un français des plus déplorables. C’est honteux ! 🙂

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