ARCTIC MONKEYS – Whatever People Say I Am That’s What I’m Not Meilleur espoir masculin

(Domino 2005)

Autant le dire tout de suite, les Arctic Monkeys sont ce que la musique a connu de plus révolutionnaire depuis la création du disque compact. L’importance de ce groupe est telle que la profession connaîtra sans doute un avant et un après Arctic Monkeys, premier groupe de la génération internet.

Successeurs des Libertines qui avaient semé les graines de la révolution en entretenant un contact privilégié avec leur fans en les invitant chez eux via les forums ou en mettant en ligne des albums entiers, ces quatre jeunes gens de Sheffield ont atteint un niveau de notoriété extraordinaire grâce au militantisme des convaincus de la première heure qui ont diffusé les démos du groupe après leurs premiers concerts. Le bouche à oreille a fait le reste, et avant même qu’ils aient sorti un single les Arctic Monkeys  étaient déjà le groupe le plus populaire d’Angleterre, sans pub, sans hype, uniquement sur la valeur de leurs chansons. Une photo de la tronche acnéique d’Alex Turner suffit à démontrer que le succès du groupe repose sur son don d’écriture et non sur une coupe de cheveux travaillée ou une marque de chaussures vintage.

Cet engouement massif pour un groupe encore inconnu il y a six mois fait frémir l’industrie du disque : le téléchargement internet permet aux gens de se filer les bons tuyaux trouvés sur la toile et propulser des jeunes groupes au premier plan. Le premier album des Arctic Monkeys a battu le record de ventes pour un album en première semaine en Angleterre dans une époque qu’on dit morose pour l’industrie du disque (plus de 360.000 unités). Comment les conglomérats du disque pourront-ils encore diaboliser le téléchargement internet alors que les Arctic Monkeys viennent de démontrer qu’il favorise – dans ce cas précis, le mot est faible – l’achat de disques?

Ce qui fait peur à ces compagnies, c’est que cette pratique leur fait perdre un certain contrôle sur les choix du public. Avant, pour vendre un disque, il suffisait de faire une grosse campagne de matraquage radio et télé pour imposer de la musique à un grand public sans autre choix. Les Arctic Monkeys inversent l’équation.

Le public a fait savoir qu’il avait écouté les Arctic Monkeys, qu’il en voulait plus et qu’il était prêt à payer pour en avoir. Pour une fois, la qualité a parlé pour elle-même et un groupe a édité sa loi à un marché dubitatif et tout-puissant. La dernière fois que c’est arrivé, c’était en 1963 (soyons réalistes, le punk n’a jamais caracolé en tête des charts). Alors que vaut réellement ce premier album des Arctic Monkeys? Est-il cet album 10/10 qui va changer notre vie?

Les Arctic Monkeys n’ont certes ni la flamboyance wildienne ni l’imagerie romantique des Libertines mais ont produit avec Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not le meilleur album anglais depuis Up The Bracket. Là où Barât et Doherty rêvaient à voix haute d’une Albion utopique et nourrissaient leurs textes d’une poésie urbaine à la Lou Reed, Turner regarde la jeunesse anglaise dans le blanc des yeux et décrit son quotidien dans des vignettes de 3 minutes à la manière d’un Ray Davies parlant à la première personne. Imaginez les Streets en punk-rock. La chronique sociale à l’anglaise vient de se trouver un nouveau porte-parole, et rarement groupe n’aura autant été en adéquation avec la jeunesse de sa génération. Les Arctic Monkeys ne sont pas juste ces quatre jeunes hommes de Sheffield. Toute personne de moins de 20 ans est un Arctic Monkey aujourd’hui.

Les treize chansons de cet album dévoilent un potentiel extraordinaire. Le groupe explore plusieurs genres et marque à chaque fois. Si la décharge punk demeure leur exercice de prédilection, celui qui les a fait exploser (les numéros un « I Bet You Look Good On The Dancefloor » et « When The Sun Goes Down »,  » You Probably Couldn’t See For The Lights But You Were Looking Straight At Me », « Still Take You Home », « From The Ritz To The Rubble » en témoignent), le groupe aime flirter avec des grooves funky (« Fake Tales Of San Francisco », « Red Light Indicates Doors Are Secured ») et des ballades (« Riot Van », « Mardy Bum », « A Certain Romance ») qui mettent en avant les paroles du chanteur. On trouve même en « Dancing Shoes » un morceau art-rock dansant qui terrasse Bloc Party sur son propre territoire. 

Musiciens doués et fougueux, les Arctic Monkeys sont néanmoins un groupe à textes. La qualité littéraire des morceaux est à l’origine même de la passion autour du groupe, l’essence de leurs succès. « The Arctic Monkeys say the truth! » : voilà le niveau d’adulation qu’a atteint aujourd’hui le groupe auprès de son public. 

Lorsqu’il décrit l’hypocrisie des rapports de séductions en boite de nuit, Alex Turner fait mouche. Ce sujet, récurrent dans l’album, lui inspire ses plus belles formules. Dans « I Bet You Look Good On The Dancefloor », un échange de regards malicieux fait réagir le narrateur qui se moque du vide de la scène : « There ain’t no love, no Montagus or Capulets. Just banging tunes in, DJ sets and dirty dancefloors and dreams of naughtiness« . On sait bien qu’on ne trouvera pas le grand amour dans ce genre d’endroit, alors pourquoi prendre les choses tellement au sérieux? On retrouve le narrateur dans une situation similaire dans « Dancing Shoes ». Le premier mot est difficile à dire alors l’échange de regards continue (« it’s oh so absurd to say the first word, so you’re waiting and waiting« ). Encore une fois, il se moque de l’absurdité de la situation : « the only reason why you came, so what are you scared for?« . 

Il se rit aussi de toutes ces fashion victims qui sont en soirée comme à la parade, engagées dans une compétition de style et d’éloquence dès que leur chemin croise celui d’une proie potentielle. Turner se pose en observateur et envoie des commentaires assassins : « everybody’s trying to crack the jokes and that to make you smile, those that claim that they’re not showing off are drowning in denial » (dans la chanson « You Probably Couldn’t See… »), tout en reconnaissant que lui aussi peut tomber dans le piège de la séduction : « eveybody’s looking, you’ve got control of everybody’s eyes, including mine » (« Still Take You Home »). 

Inutile de dire que ces histoires trouvent un écho chez les jeunes nightclubbers britanniques. Par ses mots, Turner réactualise le thème éternel de la complexité des rapports garçon/fille et touche une génération qui se reconnaît dans ces propos. Les situations que le narrateur vit dans ses chansons sont contemporaines et renvoient à l’Angleterre de 2006 mais demeurent aussi universelles. 

Il en va de même des histoires ordinaires narrées tout au long de l’album. La baston avec la police de « Riot Van », la dispute de couple de « Mardy Bum », les railleries des gens aux débuts du groupe dans « Vampires Is A Bit Strong, But… », l’aperçu du monde des prostituées de « When The Sun Goes Down », le refus d’entrée en boîte de nuit de « From The Ritz to The Rubble » sont des expériences qui permettent au narrateur de tirer des leçons et de réfléchir sur sa propre condition. Tout au long de l’album le groupe pose des questions à son public sur l’attitude des gens et l’invite à la réflexion. Pourquoi font ils ça? Pourquoi faisons nous ça?

On n’est pas dans le protest-song direct d’un Dylan cherchant à faire réagir le public en lui mettant devant le nez les problèmes de la société. Turner narre juste ses histoires, s’appuyant sur son vécu, sans être moralisateur mais se permet quelques commentaires sarcastiques. Voila le véritable héritier de Ray Davies, une plume magnifique, la nouvelle conscience du rock britannique.

Toute la tension accumulée au fil de ces morceaux emmène naturellement vers le manifeste que constitue « A Certain Romance » dans lequel Turner exprime tout son dédain envers cette jeunesse qui se focalise plus sur l’apparence et la superficialité que sur la profondeur des choses. Des fléchettes telles que « Well oh they might wear classic Reeboks or knackered Converse or tracky bottoms tucked in socks but all of that’s what the point is not » et « They’ll never listen cause their minds are made up and course it’s all okay to carry on that way » envoient les fashion victims dans les cordes. A l’issue de la chanson, le groupe trace une ligne invisible entre lui et ceux dont « There’s only music, so that there’s new ringtones« . La morale de cette chanson est la suivante : choisissez votre camp.

Les kids ont choisi, et la raz de marée Arctic Monkeys devrait envahir la planète (sauf la France, évidemment, mais ça, on commence à en avoir l’habitude). Ce groupe est jeune, a du talent et une éthique qui devrait les tenir éloignés du cirque rock’n’roll, si la pression ne les fait pas exploser en plein vol. On n’espère qu’ils ne sont que le premier d’une longue lignée et que cette fois-ci le retour du rock ne s’effectuera pas uniquement sur les couvertures de magazines et les pubs de voiture. 

Nous sommes fin Janvier et le disque le plus important de l’année 2006 vient déjà de sortir. Il n’y en aura peut-être des meilleurs, il n’y en aura pas d’aussi crucial. Monkeymania!

 

 

Tracklisting :

1     View from the Afternoon *
2     I Bet You Look Good on the Dancefloor *    
3     Fake Tales of San Francisco *    
4     Dancing Shoes    
5     You Probably Couldn’t See for the Lights But You Were Staring…   
6     Still Take You Home *    
7     Riot Van    
8     Red Light Indicates Doors Are Secured    
9     Mardy Bum *       
10   Perhaps Vampires Is a Bit Strong But…    
11   When the Sun Goes Down *    
12   From the Ritz to the Rubble *    
13   A Certain Romance

L’album est sur Deezer.

 

Vidéos :

« Fake Tales Of San Francisco »

 
« The View From The Afternoon »
 
 
« I Bet You Look Good On The Dancefloor »
 
 
« When The Sun Goes Down »
 

 

Vinyle :

 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

20 Comments

  1. C’est ici ma première visite sur ton blog,( il était temps!) et je ne peux laisser cette page sans te dire que j’ai trouvé (oui moi j’ai  cet article tout bonnement génial, écrit avec

  2. heeeu je m’excuse j’ai eu un petit bug. Bon je la refais (quelle bonne première impression je te donne là, genre je sais pas me servir d’un clavier…):

    C’est ici ma première visite sur ton blog,( il était temps!) et je ne peux laisser cette page sans te dire que j’ai trouvé (oui moi j’ai les accents, étant de la région toulousaine)  cet article tout bonnement génial, écrit avec un style prenant, on ne perd pas une ligne de ce que tu racontes… surtout en interressée que je suis, en ce moment j’écoute "Whatever people say I am, That’s what I’m not" en boucle toujours avec le même plaisir, un album tellement énergique, de l’alternative rock comme on l’aime. Enfin je n’en sais pas beaucoup plus sur ce groupe, sinon Belle and Sebastian occupe également pas mal mes moments solitaires !

    Voilà, je vais maintenant aller voir tout ce beau monde que tu présentes dans ce blog…

    A un prochain commentaire peut-être 😉

    PS: 1m80, vraiment?

     

    Lauriane
  3. un excellent disque, tout me plait dans Arctic Monkeys, la démarche, la musique, tout ….

    vont ils durer ? comment vont ils evoluer ? sont ils les nouveaux Oasis ?

    Bah on s’en fout, goutons a notre plaisir et ecoutons nous en boucle ce premier album, avant de penser à la suite

  4. je viens de trouver le blog de mes reves…écrit avec un talent singulier, j’adore. De loin le meilleur article que j’ai lu sur eux… 

    je continu mon petit tour sur ton blog j’éspère que t’as pas fait impasse sur the long blondes….

  5. Salut, tout d’abord félicitation pour ton site qui m’a permis de découvrir pas mal de groupes que j’aurais peut être jamais connu sinon.
    Sinon j’ai adoré cet album des arctic monkeys et encore plus le second (Favourite Worst Nightmare), tu comptes faire un article dessus à ce propos?

  6. Ah ouai ok ! Moi personnellement , une grosse revolution pour mes oreilles vu mon jeune age … J’ai trouvé cet album vraiment exceptionnel, tant dans les paroles que dans la musique … Enfin j’vais pas faire une argumentation de 3 pages pour que tu metes "Approuvé par le gang des canards (quoique…)"

    Vraiment que des bonnes chansons dans cet album, Dancing Shoes, Fake Tales Of Fan San Francisco , When The Sun Goes Down , The View From The Afternoon, Still Take You home … Bon enfait on va ecrire juste les moins bonnes chansons ca sera moins long lol … Ah mince j’en trouve pas …

    Un de ces 4 je mettrais le myspace de mon groupe (punk/blues/rock n’roll) mais bon j’hesite un peu j’ai pas un bon accent anglais (vu que le rock sonne qu’en cette langue)

    A bientot 😉

  7. À l’aube d’un troisième album qui polarise déja l’opinion de certains fans, il me semble bon de tester la pertinence du matériel simiesque en ma possession.

    D’emblée ce premier disque des Arctic Monkeys gagne du gallon avec les années. Soupconné d’être la ènième sensation brit éphémère le groupe de Turner est écouté de haut lors de la parution de cette bombe. De l’avis de plusieurs, la plupart des titres ici regroupés sont meilleurs dans leur version démo, pour d’autres il y a absence d’originalité au vu d’une production dégraissée au max. Bref il semblerait que tout cela n’est le fruit que d’une époque ou internet allume nombre de feux de paille auquels le mélomane sérieux ne saurait se réchauffer.
    Le râleur trouvera pourtant ici l’occasion de se fourvoyer dans sa bile, car le disque est immense…surtout en regard de la pauvreté générale du « songwriting » rock de notre époque.
    Comme votre compte rendu est déja complet quant au portrait de ce disque, il ne convient que de dire à quel point tout cela vieilli bien. En fait voici un sérieux candidat pour une absurde liste genre: « le meilleur premier album d’un groupe » . De la pochette jusqu’a sa dernière note, l’album dégage une impression de cohésion et de maitrise presque suspectes de la part de si jeunes gens. Seulement d’un niveau technique, nous sommes en présence de musiciens soudés et dynamiques (ce batteur !!!). Et voici un nouvel auteur compositeur qui nous rappelle que Noel est analphabète. Car ici c’est un service complet ou textes et musiques semblent en lien avec l’époque. Turner n’a rien à envier aux hip hoppers pour le « flow », alors que la plupart de ceux ci gagneraient à se musicaliser. J’entend ici la descendance des Who 65 ou des Jam, sans l’aspect copier coller si cher à la britpop des années 90.

    Reste le constat que les britanniques sont encore capable de fournir des groupes intéressant sur la place publique, alors que les américains les gardent au garage pour mieux nous fourger Green Day en guise de punk. 

  8. C’est vrai que cette album est excellent (sans aucun doute l’un de mes préferés). Le second, si il est probablement moins bon qualitativement que son prédecesseur, reste un très bon album, montrant la capacité des Monkeys à se renouveler. Le troisième à venir est exceptionel, à mon gout le meilleur des trois. Le son est nouveau, peut-être déstabilisant pour les fans de la première heure, mais d’une classe absolue. Les Monkeys maitrisent a la perfection les ruptures et les accélérations qui font mal, chaque morceaux possèdent leur instant de grâce…
    Sur les 10 morceaux présents sur ce troisième opus aucun ne semble être en dessous des autres. Bref un très gros coup de coeur pour ma part.
    J’attends avec impatience la chronique de Planet Gong (pas avant la sortie officielle j’imagine).

  9. Salut, tout d’abord félicitation pour ton site qui m’a permis de découvrir pas mal de groupes que j’aurais peut être jamais connu sinon.
    Sinon j’ai adoré cet album des arctic monkeys et encore plus le second (Favourite Worst Nightmare), tu comptes faire un article dessus à ce propos?

  10. Ah ouai ok ! Moi personnellement , une grosse revolution pour mes oreilles vu mon jeune age … J’ai trouvé cet album vraiment exceptionnel, tant dans les paroles que dans la musique … Enfin j’vais pas faire une argumentation de 3 pages pour que tu metes "Approuvé par le gang des canards (quoique…)"

    Vraiment que des bonnes chansons dans cet album, Dancing Shoes, Fake Tales Of Fan San Francisco , When The Sun Goes Down , The View From The Afternoon, Still Take You home … Bon enfait on va ecrire juste les moins bonnes chansons ca sera moins long lol … Ah mince j’en trouve pas …

    Un de ces 4 je mettrais le myspace de mon groupe (punk/blues/rock n’roll) mais bon j’hesite un peu j’ai pas un bon accent anglais (vu que le rock sonne qu’en cette langue)

    A bientot 😉

  11. À l’aube d’un troisième album qui polarise déja l’opinion de certains fans, il me semble bon de tester la pertinence du matériel simiesque en ma possession.

    D’emblée ce premier disque des Arctic Monkeys gagne du gallon avec les années. Soupconné d’être la ènième sensation brit éphémère le groupe de Turner est écouté de haut lors de la parution de cette bombe. De l’avis de plusieurs, la plupart des titres ici regroupés sont meilleurs dans leur version démo, pour d’autres il y a absence d’originalité au vu d’une production dégraissée au max. Bref il semblerait que tout cela n’est le fruit que d’une époque ou internet allume nombre de feux de paille auquels le mélomane sérieux ne saurait se réchauffer.
    Le râleur trouvera pourtant ici l’occasion de se fourvoyer dans sa bile, car le disque est immense…surtout en regard de la pauvreté générale du « songwriting » rock de notre époque.
    Comme votre compte rendu est déja complet quant au portrait de ce disque, il ne convient que de dire à quel point tout cela vieilli bien. En fait voici un sérieux candidat pour une absurde liste genre: « le meilleur premier album d’un groupe » . De la pochette jusqu’a sa dernière note, l’album dégage une impression de cohésion et de maitrise presque suspectes de la part de si jeunes gens. Seulement d’un niveau technique, nous sommes en présence de musiciens soudés et dynamiques (ce batteur !!!). Et voici un nouvel auteur compositeur qui nous rappelle que Noel est analphabète. Car ici c’est un service complet ou textes et musiques semblent en lien avec l’époque. Turner n’a rien à envier aux hip hoppers pour le « flow », alors que la plupart de ceux ci gagneraient à se musicaliser. J’entend ici la descendance des Who 65 ou des Jam, sans l’aspect copier coller si cher à la britpop des années 90.

    Reste le constat que les britanniques sont encore capable de fournir des groupes intéressant sur la place publique, alors que les américains les gardent au garage pour mieux nous fourger Green Day en guise de punk. 

  12. C’est vrai que cette album est excellent (sans aucun doute l’un de mes préferés). Le second, si il est probablement moins bon qualitativement que son prédecesseur, reste un très bon album, montrant la capacité des Monkeys à se renouveler. Le troisième à venir est exceptionel, à mon gout le meilleur des trois. Le son est nouveau, peut-être déstabilisant pour les fans de la première heure, mais d’une classe absolue. Les Monkeys maitrisent a la perfection les ruptures et les accélérations qui font mal, chaque morceaux possèdent leur instant de grâce…
    Sur les 10 morceaux présents sur ce troisième opus aucun ne semble être en dessous des autres. Bref un très gros coup de coeur pour ma part.
    J’attends avec impatience la chronique de Planet Gong (pas avant la sortie officielle j’imagine).

  13. Merci beaucoup pour ce commentaire aussi surprenant qu’encourageant.

    Oui, Philippe Manoeuvre mesure 1m80. En tout cas, il l’a affirme dans l’un de ses editos dans Rock&Folk il y a environ un an.

    Par ailleurs, ce meme magazine a recemment decrit les Strokes comme mesurant tous plus d’ 1m90, genre equipe de basketball… ce qui m’a paru plutot etrange.

    La taille semble un sujet de controverse chez Rock&Folk

     

  14. Bravo pour tes chroniques très détaillées ! Il faut en effet beaucoup de persévérance pour arriver à un tel résultat ! (persévérance que je n’ai pas…)

    Quant à l’album des Monkeys, il est parfaitement vrai que sa fidèle descripition de la jeunesse anglaise contribue largement à son succès !

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