THE OTHERS – The Others London calling

(Vertigo 2005)

2004. Les Libertines sont le plus grand groupe anglais du nouveau siècle. Lors de soirées devenues légendaires, ils donnent, dans des bars, dans la rue, dans leur apparts, des concerts à bas prix qui établissent une véritable communauté autour d’eux. Parmi les gens gravitant autour d’eux, rode un dénommé Dominic Masters. Personnage sulfureux – junkie homosexuel autoproclamé working class hero – il monte son propre groupe et se fait rapidement un nom avec les Others en multipliant les « guerilla gigs » (concerts impromptus dans le métro ou dans des arbres lors desquels il hurle dans un mégaphone).

Le premier album éponyme est entièrement centré autour de la vie de Masters – plusieurs chansons sont autobiographiques – et de sa rhétorique anti-bourgeoisie. Niveau son, on sent une nette influence des groupes de punk/new wave anglais du début des années 80 (Joy Division, Buzzcocks,…) et quelques morceaux sont de franches réussites, tel « Stan Bowles », une ode à… Pete Doherty des Libertines. L’ensemble est néanmoins décevant car la voix (éraillée) et les textes (très naïfs) de Masters ne sont pas à la hauteur de ses prétentions. Nul doute qu’en corrigeant ces manques que les Others deviendront un grand groupe.

 

 

Tracklisting :

1. Lackey  *
2. In The Background
3. William
4. Almanac
5. How I Nearly Lost You
6. Stan Bowles*
7. Community 853
8. Psychovision
9. Johan
10. Southern Glow
11. This Is For The Poor
12. Darren Daniel Dave

 

Vidéos :

« Stan Bowles »

 
« Lackey »
 
 
« William »
 
 
The Others dans le métro lors d’un guerilla gig
 

 

Vinyle :

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire