Vinyl culture Art de vivre

La mort prochaine du CD arrive pour beaucoup comme un juste retour des choses. L’arrivée de ce format révolutionnaire au niveau de la longévité, du format et de l’ergonomie, mais pathétique au niveau du son (le plus important donc), demeure pour beaucoup d’entre nous un des grands drames du 20ème siècle, le symbole de la décadence d’une culture où production de masse et économie du moindre effort ont dénaturé tout ce qui avait de la saveur. Ecouter un cd c’est comme faire cuire une pizza surgelée ou réchauffer un plat cuisiné. C’est pratique, confortable et pas prise de tête.

Quand on sort un 33 tours de son emballage cartonné, qu’on nettoie religieusement la face en vinyle de la galette d’un chiffon doux, qu’on pose délicatement la tête de lecture sur le premier sillon et qu’on s’assoit en analysant le moindre détail de la pochette grand format, on exécute un rituel proche de l’expérience mystique. Un disque vinyle c’est des sensations tactiles inégalables, des odeurs enivrantes, un son chaud et vivant. On a l’impression que les musiciens sont dans la pièce, leur musique résonne avec une sensation de proximité presque magique. Pourquoi se priver de cela?

LA SUPERCHERIE DU CD

 

The Beatles - Magical Mystery Tour
Le disque compact se présente habituellement dans un boîtier plastique des plus haïssables, qu’un génie de la communication a pris le soin de nommer « cristal ». C’est laid, ça se fend à la moindre occasion (quand ça ne casse pas) et demeure d’une froideur glaciale. Les premières rééditions se contentaient d’un feuillet simple, de notes de pochettes minimales et d’un travail sur le son proche du sabotage. L’important alors pour les maisons de disques était de pouvoir rendre disponible sur ce nouveau support leurs artistes les plus populaires, les locomotives, pour rentabiliser au plus vite, à grand coups de slogans efficaces.

Une fois la révolution des esprits amorcée, tout retour en arrière était définitivement exclu et la machine à rééditer à tout va s’est mise en marche. Très rapidement, le grand public s’est accommodé des aspects pratiques du cd (moins contraignant à écouter et à ranger dans les étagères) et a avalé sans objecter les déclarations faisant état de la supériorité du son numérique, laissant au placard ses encombrants 33 tours jugés dépassés. Fascinés par ce nouveau gadget, certains ont vendu sans réfléchir et pour une somme dérisoire le prix inestimable de plusieurs années de collection et de chinage, afin de racheter ces mêmes albums sous ce nouveau format soi-disant haute-fidélité. Quelle erreur…

The Libertines - Up The Bracket
Peu de temps après néanmoins, un pourcentage non négligeable de mélomanes de tous horizons (classique, jazz, rock) se sont aperçus que quelque chose clochait. Il est avéré que la majorité des gens se soucient peu de critères concernant la bande passante ou la texture d’un son, domaine réservé aux obsessionnels, à ceux qui jugent un disque de rock à l’aune de sa production ou la qualité d’un concert philharmonique à la fidélité de sa restitution.

Outre le côté clinique du son numérique, la bande passante d’un cd est moins large que celle d’un disque vinyle. En gros, les basses sont moins basses et les aigus moins aigus. Pourquoi les DJs n’utilisent-ils que des vinyles à votre avis? On peut imaginer la désagréable surprise d’un amateur de classique écoutant une symphonie riche en contre-mélodies et constatant la disparition d’un instrument situé à l’arrière-plan sur son vinyle, mais absent sur son cd.

Pour étouffer l’affaire, les maisons de disques ont trouvé la parade : la remasterisation. Plutôt que de remettre en cause un format déjà bien lancé (pour finalement un faible pourcentage de râleurs), on a joué la carte de l’épate. Livrets épais avec photos inédites et interviews, chansons bonus à gogo (versions démo, faces B de singles), pochettes cartonnées en édition limitée dans le meilleur des cas, et surtout nouveau travail sur les bandes studio originelles (les fameux masters). Des artistes comme Pink Floyd, Bowie, Les Zeppelin, les Doors ont tous bénéficié de ce traitement, pour le grand plaisir des fans. Enfin les disques mythiques de notre collection sonnaient bien en cd (rattrapant, sans le combler néanmoins, l’écart avec le son vinyle), et quelques pépites difficiles à dénicher devenaient accessibles (on pense par exemple à toutes les indispensables faces B des Kinks). Quand l’emballage était réussi (comme la magnifique réédition « prestige » de The Velvet Underground & Nico), on obtenait même un magnifique objet de collection.

Seule ombre au tableau : il a fallu des années pour The Dirtbombs - Brand New Game, un de ces innombrables 7
que des artistes de qualité soient réédités. On remasterise d’abord les plus populaires, et ensuite les autres. Il a fallu fin attendre fin 2005 pour qu’on retrouve le son sauvage des Stooges réédité correctement en cd et 2004 pour entendre Bob Dylan récupérer son « wild mercury sound ». Les albums sixties des Stones n’ont retrouvé leur lustre qu’en 2003, après plus de 15 ans d’existence du format compact et une première édition numérique au son étouffé et stérile. On ne parle même pas des albums des Beatles dont on annonce la remasterisation est imminente tous les six mois. Celle-ci ne devrait plus tarder (on y croit!) mais sous un nouveau format, le dvd audio ou le sacd (super audio cd).

LA MORT (BIENVENUE) DU CD

Le phénomène du téléchargement a contraint l’industrie du disque à trouver de nouvelles armes et à abandonner le cd. Celui-ci étant aisément copiable (malgré toutes les tentatives de blocage des données « Copy Control » qui enlaidissent plus les pochettes qu’elles n’empêchent le piratage), il est devenu le pire ennemi de ses concepteurs. La poule aux oeufs d’or, qui a permis aux majors de s’enrichir en faisant racheter aux gens les disques qu’ils possédaient déjà, n’a pas été tuée, elle s’est retournée contre son géniteur.

Ici trouve son explication la soudaine vague de remasterisations apparue au début des années 2000. Ce n’est pas le faible lobby de passionnés de musique qui a poussé les maisons de disques de tout rééditer de façon classieuse, c’est la diffusion gratuite et incontrôlée de la musique par internet. En vendant un disque avec un bel emballage, elles ont pensé régler le problème mais n’ont fait que retarder l’échéance.

Les plus malins tentent de promouvoir une nouvelle technologie en sortant des disques hybrides comme Decca ou Columbia avec les dernières rééditions mixtes cd/sacd des Rolling Stones et de Bob Dylan. Pensent-ils vraiment nous refaire le coup de 1988 et nous faire investir dans des nouveaux lecteurs? Croient-ils vraiment qu’on va racheter à nouveau l’intégrale des Stones pour avoir, comme le disait superbement Philippe Manoeuvre, « Bill Wyman dans le salon »?

L’AVENIR EN VIRTUEL?

L’avenir de la musique, chacun sait, s’annonce virtuel, numérique. Le support cd va disparaître car les gens préfèrent désormais télécharger – légalement ou pas -, stocker leur discothèque sur leur pc et écouter la musique via leur i-pod.

C’est pour cela que le vinyle demeure aujourd’hui la seule façon d’écouter de la musique avec passion. Syd Barrett - Octopus... un disque qui vaut une petite fortune dans sa version originale
L’objet sera toujours plus beau que le cd et son côté inviolable ne le rend que plus précieux. Entre l’édition cd en boîtier plastique mastoc au son moyen et l’édition vinyle (avec poster dépliable et photos grand format) de l’album blanc des Beatles, le choix est vite fait. Un meuble empli de 33 tours, l’air de rien, ça a de la gueule.

Au-delà de tout cela, le vinyle a aussi une valeur historique. Avoir chez soi un vinyle de la première édition mono de 1963 de Please Please Me des Beatles, c’est un peu posséder un artéfact important de l’histoire du rock. Un témoignage. Une présence rassurante.

L’objet prend d’ailleurs encore plus de valeur si on sait que seules les versions stéréo ont été rééditées en numérique. Le mix mono d’une chanson apporte souvent son lot de surprises qui dépasse l’anecdotique. Ecoutez donc « Down In The Street » des Stooges en 45 tours mono pour vous faire une idée, le hammond sorti de nulle part qui y apparaît fait partie de ces bonnes surprises qui rendent son acquisition indispensable…

Evidemment certains disques sont précieux par leur rareté ou par leur importance historique et peuvent atteindre des sommes astronomiques. A l’inverse, on peut facilement se refaire toute la discographie de Pink Floyd sans débourser plus de 5€ par disque si on n’est pas trop regardant.

Acheter des disques récents en vinyle s’avère aussi pertinent si on prend en considération le phénomène du téléchargement. Quel intérêt y a-t-il à acheter le nouvel album de Franz Ferdinand en cd alors qu’on peut le télécharger gratuitement (en toute illégalité certes) en mp3? Acheter ce disque en vinyle et le choper sur le net relève du bon sens. On possède un objet magnifique avec une qualité sonore optimale et on le possède aussi en mp3 pour l’écouter dans son i-pod ou sur un lecteur cd traditionnel.

Qu’on ne vienne pas nous parler de morale concernant le téléchargement illégal alors que les maisons de disques essaient de nous vendre la même came encore et encore.

VINYLE ET TELECHARGEMENT, MEME COMBAT

Ne nous voilons pas la face : tout le monde télécharge aujourd’hui. Quand on dit tout le monde, on veut dire toutes les personnes possédant une connection internet et ayant un intérêt pour la musique (et les films éventuellement). Les gens ne répondant pas à ces critères ont bien souvent un ami qui le fait pour eux. Ils ont raison, pourquoi s’emmerder à payer après tout?

Acheter du vinyle est un geste militant en ce sens en même temps que l’affirmation d’un style de vie. On est à la fois dans une position réactionnaire et avant-gardiste, à la fois rustique et sophistiquée, mais avant tout un grand malade. Un toxico qui a constamment besoin de sa dose. La traque de ces objets est vaine, sans fin, aliénante souvent mais demeure la raison de vivre de certains d’entre nous. Une idée fixe qui tourne à l’obsession.

Les maisons de disques l’ont bien compris. On n’a pas vu autant de 45 tours neufs en magasin depuis l’avènement du punk. Quand les White Stripes sortent un nouveau single, il sort en triple exemplaire : un cd et deux 7 pouces (comme on appelle communément les 45 tours), avec des faces B différentes à chaque fois. Dans ces cas là, le vinyl-addict achète les yeux fermés. On a beau faire le rebelle en achetant du vinyle, on se fait toujours rattraper par le système. Voilà pourquoi télécharger est un juste retour des choses.

Tant qu’on ne pourra pas écouter les premiers Steppenwolf ou Gong avec le son d’origine autrement que sur vinyle, on passera nos journées à chiner dans les brocantes et les disquaires spécialisés pour les trouver? et nos nuits à les télécharger en mp3 dans leur version médiocre. Ainsi remplirons-nous notre de vie de petits faits divers liés à des découvertes rarissimes et pourrons-nous prétendre apprécier la musique dans sa meilleure forme. Avez-vous entendu comme la basse claque sur l’édition vinyle du dernier Whirlwind Heat? Un délice.

AUCUNE EXCUSE

En 2003, Jack White a envoyé à la presse une édition vinyle d’Elephant en guise de disque promo. Le leader des White Stripes refusait alors que son disque soit chroniqué par quelqu’un ne possédant pas de platine vinyle. Ce geste militant en a surpris plus d’un, et on a pu lire à cette occasion des commentaires choquants de la part de journalistes sensés avoir l’oreille musicale… Des anecdotes navrantes parlant de grenier poussiéreux et de matériel pas ressorti depuis des lustres.

L'album blanc des Beatles... contient quatre photos grand format, un poster dépliable, deux disques et une pochette-livret numérotée
Soyons clairs : trouver une platine vinyle n’est pas difficile. On en trouve à Darty, la plupart des Fnac et des milliers sur Ebay. Idem pour les diamants et les courroies défaillantes. Tout cela ne coûte, finalement, pas très cher. Aucune excuse n’est recevable, tout est affaire de volonté. Achetez-vous vos disques en supermarché parce que vous avez entendu une chanson à la télé ou à la radio, ou bien trainez vous chez les magasins spécialisés (Virgin, Gibert ou Fnac encore…) et sur internet pour découvrir des nouveaux trucs? Le choix de ne pas acheter de vinyle est bien souvent celui du moindre effort et du manque de temps. Un des nombreux dommage colatéraux de la consommation de masse. On trouve pourtant partout sur internet et dans les villes de taille respectable des magasins offrant un excellent choix de 33 et 45 tours (même si ce commerce tend à disparaître).

Voila pourquoi PlanetGong milite pour le retour du vinyle, ou en tout cas, pour ne pas qu’il meure. Un appel lancé pour qu’une culture ne disparaisse pas, celle des fouineurs passionés et des disquaires érudits qui rencardent sur des disques obscurs avec leur faconde rock’n’roll. La culture rock’n’roll, la culture vinyle.

Plus que jamais, cette galette de 30cm demeure, en 2006, la meilleure façon d’écouter de la musique, et même plus : une façon de voir la vie. Choisissez votre camp : Pizza surgelée ou faite maison?

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

30 Comments

  1. Non pas le walkman, pas cet horrible machine crée pour que des yuppies new yorkais puissent écouter le best of des Eagles pendant leur jogging de midi à Central Park. Non, désolé… 😉

    Le seul avantage de la cassette c’est quand même que parfois la vétusté de la bande et/ou de l’enregistreur  pouvait permettre quelques remixes et déformations du son tout à fait surprenantes. Avec des vieilles cassettes, un enregistrement sirupeux peut devenir sale et distordu, en un mot punk.

    La seule façon d’écouter le rock des années 80 : en cassette, pour pourrir le son et que ça soit acceptable. Pour le reste, on préfèrera le vinyle (sauf si vous faites du jogging évidemment, quoique…)

     

  2. Ouah! Quel article!! Super!!!

    J’ai tellement de trucs à dire là-dessus que je sais pas par où commencer…

    J’ai une connexion internet haut débit, mais je télécharge pas, ou très très très très très rarement : le MP3 c’est vriament encore trop pourri, surtout quand c’est illégal. Pourquoi pas écouter de la musique sur son téléphone portable, tant quand on y est?

    Par contre, pour réécouter mes vieux vynils et ce sont que j’ai hérité, j’ai récemment remplacé la vieille platine de 30ans d’âge que m’avait refilé mes parents pour une neuve. Mais c’est quand même pénible les vynils, quand ça commence à craquer…  Du coup j’en achète jamais des neufs. ou très très très très très très rarement (en plus, seules quelques oeuvres sont publiées aujourd’hui au format 33T). Et pis ils rentrent pas dans le lecteur de mon PC, ni dans mon autoradio.

    Mais c’est vrai qu’une grande pochette de 33T avec des textes en format lisible et des grandes photos, c’est bien agréable. Et un boîtier cristal c’est effectivement innomable; les digipacks rectifient esthétiquement un peu le tir mais sont d’un pas pratique : vas-y extraire un CD de la pochette carton sans mettre les doigts sur la face gravée!  Et si les vynils finissent toujours par cracher (t’as beau les essuyer et les réessuyer, peau de balle, c’est inéluctable), les CD s’effacent aussi avec le temps. Faudrait ptêtre que je sauvegarde mes skeuds sur IDE sans les compresser, je sais pas… Tout cela me laisse finalement dans une grande perplexité et, sans doute par flemme (pour ne pas me relever changer de face et relever le bras àa la fin) je continue à acheter des CD, tant qu’il y en a encore.

    Enfin bref, la mélomanie est une chose, et l’audiophilie poussée à l’extrême en est souvent une autre…

  3. Un vendeur spécialisé m’a conseillé un modèle de la marque Project (made in Germany) à 200 € env.
    Evidemment, il y a mieux, mais j’en suis très content, vu que derrière en ampli et enceintes j’ai pas du matos dernier cri non plus.

    Un très bon rapport qualité/prix.

  4. Juste un autre petit aspect qui n’a pas encore été abordé : on peut aussi ne pas acheter de vinyle par peur que de ne plus pouvoir, un jour, les écouter… il reste encore des gens qui sont nés avec le vinyle, des irréductibles qui perpétuent l’affaire (avec il est vrai, une poignée de jeunes amoureux du sillon) mais qu’en sera-t’il dans quelques années ?
    On pourrait supposer la même chose pour le CD, mais j’ai l’impression que cette fois, les gens ne sont pas dupes, ils s’accrochent au support et refusent les nouveaux formats…
    Le CD devrait durer, le vinyle semble loin d’être éternel..
    (ceci dit, ça ne m’empêche pas de me faire plais’ avec l’occasion quand je tombe sur de belles "vieilleries" !)

  5. Moi je dis, en tant qu’adepte des 7-inches, que rien ne vaut le plaisir d’écouter les singles en format vinyl, de se faire sa petite playlist, de changer le disque sur la platine, et allez on enchaine ! J’me sens comme la gamine ds le clip de Cornershop "Brimful of asha" et ca finit en joyeux bordel de pochettes et de disques de ttes les couleurs etalés sur le lit, le bonheur !

  6. J’adore le coté rétro et "authentique" des vinyls, c’est sur… mais  ,j’écoute de la musique tt le temps, quand j’entre dans une pièce je mets un cd instantanément, alors même si ca m’arrive d’écouter "attentivement" la musique et de feuilleter le (petit!) livret, je ne suis pas convaincue par le vinyl au quotidien…
    (Pour ce qui est du telechargement je n’hésite pas qd il s’agit de "grands" groupes, je ne m’en fais pas trop pour les groupes qui se sont fait connaitre par internet et j’achète toujours les albums des groupes peu connus!)
    Je soutiens le vinyl pour son esthétique (et comme je l’ai dit pour son coté rétro), pour le reste on verra…

  7. Haha, cet article est excellentissime.
    En revanche, je suis perplexe quant au fait que la bande passate d’un CD soit inférieure à celle d’un vynile (enfin et surtout que la différence de format soit perceptible à l’oreille).
    J’entends par là, en imaginant que les supports soit utilisé de manière optimale (ce qui n’était effectivement pas le cas au début du CD).

  8. AHHHHHHH Le Vinyl toute une passion qui ne me quitte plus depuis que je suis gosse (eh oui generation 80’s nous voila enfin 1980) pour  vous dire quand j’ete gosse a part les disque de Walt Disney et Henri Des et bien y’avait que du classique a part deux perle qui m’ont rendu accro au rock et bien c’est les album A Saucerful of secrets et la Bo du film more par nos ami Les Pink Floyd bon et bien apres etant ado je me suis mis a chiner sur les rederie.Resultat une collection de presque 500 33t tout genre confondu Platine Thorens TD 166 MK II Cellule Project K4 et en ce moment sur la platine un Petit barclay James harvest (MIAM!!) Sur ceux je vous laisse

  9. Bon article, mais hélas, comme à chaque fois que cette problématique apparaît, pas un mot sur la fragilité du support vynile. Et comme d’habitude ce contre-argument est passé sous silence.. Eh oui, le souffle et les craquements, moi je n’aime pas ça du tout.

    Et puis merde, le mieux reste encore la musique live, non ?

  10. Ah fétichisme et mauvaise foi. Je suis né en 76, alors ma découverte de la musique s’est fait dans les années 80 sur des cassettes ( pochettes inexistantes, bruit de fond épouvantable lors de copies et je ne parle pas des cassettes neuves défectueuses qui distortionnent). Le CD fut donc perçu comme une bouée salvatrice. Si les premiers sonnaient très moches, je dois dire qu’aujourd’hui le truc semble enfin au point en ce qui me concerne, mais voila il est temps d’écouter des mp3 surcompressés qui nous ramènent aux premiers CDs.
    Avec un pote fétichiste du vinyl très bien équipé, nous avons fait la comparaison entre son Beggars Banquet des Stones vinyle et le mien en réédition CD 2003…je vous assure que mon horrible CD offre une profondeur supérieure et que la découpe basses-aigues est de loin plus impressionante. Reste que son objet est définitivement plus « cool » et que mon CD semble le reliquat « yuppie » d’une époque ou le mot laser était synonime de progret. Bref, mon point est qu’il s’agit d’une question de gout , personellement je ne suis pas fétichiste de support mais plutôt de contenu, pour moi le vinyle est fragile, le CD est laid,la cassette est déprimante et le MP3 pas au point.
    À la fin ce débat n’existe que pour les fabricants de support qui se feront un plaisir de vous faire une édition spéciale à fort prix selon le plastique que vous aimez convoiter.
    Si le frisson souhaité se produit lors de la première note d’un album alors je m’estime gagnant peu importe le support.  

  11. Le point fort du 33 tours est d’avoir défini le format d’album idéal (entre 30 et 45 minutes) . Le CD a conduit les groupes des années 90 à bourrer l’objet jusqu’a la gueule ( parfois plus de 75 minutes ) . Quand on pense que le double Blonde on Blonde ( 1966 ) fait 66 minutes sur deux vinyles et que ce type de projet n’arrivait que rarement dans une époque autrement inspirée, ça fait réfléchir. 
    Étant boulimique de rock’n’roll je n’aurais pas les moyens financiers pour m’équiper en vinyle aujourd’hui à Montréal puisque ceux-ci se vendent le triple du prix CD lorsque neufs ( ex: le dernier Dirtbombs ).
     

  12. C’est très convaincant tout ça… C’est vrai que les LP sont moins cher que les CD et souvent plus faciles à trouver !

    Néanmoins c’est bien beau de noter qu’un vinyl peut avoir un rendu sonore meilleur qu’un CD, mais faudrait pas oublier que ça dépend aussi beaucoup de l’équipement hifi!
    Si c’est pour écouter sur une mini chaine ou des enceintes de PC…
    Le fait est que les gens ayant une platine vinyl ont en général aussi porté attention au reste de leur hifi.
    Un bon lecteur CD sur un bon ampli et de bonnes baffles est également saisissant…

  13. Mis à part sur les rééditions récentes il n’y a aucune mesure entre le son d’un vinyl et celui du CD. Ce qui d’ailleurs est risible : il faut attendre que les ventes de cds chutent pour voir les maisons de disques rééditer à tour de bras et avec une excellente qualité des albums majeurs…
    Mais avant les années 2000 rien de bon dans le cd.
    Et encore après c’est une question de goût, il y a peu je faisais écouter le premier Led Zep à un ami qui le possède en cd remasterisé, il m’a avoué qu’il avait l’impression de redécouvrir le groupe, ce fut une claque pour lui notamment cette profondeur dans les basses.

    Par contre il est préférable d’acheter une bonne platine vinyl pour vraiment apprécier. A cet égard, je conseille les platines PRO-JECT Debut 3, pour 240 environ vous aurez de l’excellent matériel sans vous ruiner.

    Aujourd’hui on assiste à une nouvelle tendance : le son du cd est lui même comprimé pour préserver une meilleur qualité lorsqu’il est rippé en mp3…
    D’ailleurs quelques chercheurs s’inquiètent de l’impaact que ça a sur nos esgourdes car c’est un son à une même fréquence qui est le plus nocif…

  14. Le mastering ou gravure est la dernière étape d’un mixage, qui consiste à maximiser le son d’un album par rapport au support sur lequel il sera gravé. Les premiers CD étaient une supercherie puisqu’on transferait le master vinyl sur un support qui réagit différement .
    Maintenant,  il y a d’excellentes remasterisations datant des années 90 ( Bowie, Who, Costello),  et cette technologie s’est améliorée jusqu’a maintenant. Si le mastering est effectué convenablement le son sera tout simplement bon. Il convient de se monter une bonne chaine stéréo avec un égalisateur sonore (en voie de disparition )…mais c’est aussi le cas pour le vinyl ,qui peut sonner bien pire qu’un CD lorsqu’écouté sur une mauvaise chaine. Bref, ne le prenez pas mal mais je soupconne une exagération dans ce débat ou le « cool » joue un rôle plus important à mon avis, que le son dégagé par un objet de plastique.
    Ceci dit le CD est mourant….et le vinyl ne sera pas réssucité par les nouvelles générations sauf par néo-nostalgie ,comme le perfecto, les converse ou la moustache. 

  15. Salut,

    Très bon article, et je partage le même avis. Est-ce que vous auriez plus d’informations (quantitative) au sujet de la différence de bande passante entre un CD et un vinyle? Je n’ai pas trouvé d’informations à ce sujet.

    Merci.

  16. Euh, sans vouloir être désagréable…

    « il parle de la limite haute en fréquence : max 20 kHz pour le CD, le vinyle au delà de 30 kHz… »

    Vu que l’oreille humaine ne perçoit les sons qu’entre 20 hz et 20 kHz… ok, d’un point de vue purement technologique c’est mieux, mais d’un point de vue purement pratique c’est un peu trivial non?

  17. Moi j’ai l’impression que le retour du vinyle est devenu un peu le révélateur du passeisme dans la culture rock , genre c’était mieux avant. De plus le rock serait devenu commercial à l’époque ou le cd apparaissait .

    Pour moi écouter et acheter des vinyle en 2008 est un acte autant élitiste que réellement passionnel .Il s’agit méme d’une petite mode car les sorties vinyle sont rares et les prix ne sont pas forcément plus avantageux. Et les micro chaine supposent un investissement sauf si les parents ont déjà une installation.

     » De toute façon de la merde que ce soit en vinyle ou en cd c’est de la merde ».* (Jean Pierre Coffe approuve)

  18. Hé ! Je fais partie de ceux qui achète encore des CDs parceque j’en ai besoin dans la voiture ! Je ne regrette pas le mauvais son des cassettes que nous avions eu besoin de faire apartir de nos vinyls pour pouvoir les emporter, et faire que de téléchargement m’embête parceque j’aime l’objet/paroles/photos/remerciements/crédits et tout le tralala. Et je suis d’accord avec le dernier phrase d’anarchy, même si c’est très subjectif pour définir la m*rde.  Aussi je met d’avantage en cause les techniques d’enrégistrement ou mixage (ou enceints) parceque depuis quelques temps le son sur certains disques est excellent. Le cd n’est pas inutile ! Mais c’est sympa qu’on propose le vinyl pour les collectionneurs, toujours un bel objet. (et d’après mes derniers achats, même le cd est de mieux en mieux présenter. wowow!

  19. perso au niveau du son entre un remastering récent et mon vinyle d’époque avec un usage « normal », je crois que ça fait pas photo en faveur…du cd
    si j’aime le vinyle c’est plus à cause de l’objet, et ce qui l’entoure, le coté tactile de la musique, les pochettes grandes…le coté unique de chaque disque

    l’avantage du son, tu peux peut être le sentir avec un système audio à 10 000 euros dans une pièce dédiée, mais sinon, je ne suis pas convaincu…

  20. Vous êtes rigolos mais faut les payer les vinyles. Si j’ai envie de me procurer le dernier Animal Collective en disque il me faut déjà débourser 14euros, mais si je le veux en galette il  me faut débourser au moins 10euros de plus!

    Et là je passe pour le gros radin sans le sou qui réveille le débat mille fois entendu

  21. Alors là Docteur Nichon tu te trompes ! Moi j’ai trouvé dans la plupart des cas le prix des vinyles inférieur aux cds ou tout du moins au même prix… Sauf dans le cas des collectors.
    Même certaines rééditions sont moins chères en vinyle…
    En fait il faut surtout éviter d’aller acheter ses vinyles à la fnac, encore que :
    Ex : Black Mountain In Future, 15 euros le vinyle chez un disquaire indé, 16,77 à la Fnac en cd !
    Ex 2 : John & Jehn, à la Fnac pourtant 17 euros le cd, 14 le vinyle et 13 chez un disquaire indé.
    Ex 3 : la réédition de The Nerves est 1 euro plus cher en vinyle alors qu’il s’agit d’une édition limitée !

    Et pour le cas d’Animal Collective, il s’agit d’un collector donc normal qu’il soit plus cher, mais à Paris je l’ai vu à 18,5 euros en vinyle contre 14 en cd…

  22. Effectivement… Il est vrai qu’ici à Rouen, ou j’habite, il n’y a que la Fnac et Virgins, et un petit disquaire indé mais il est tellement aigri et désagréable que je fous plus les pieds chez lui

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