BEADY EYE – Different Gear, Still Speeding Who cares ?

(Beady Eye Records 2011)

Depuis 15 ans, les fans d’Oasis (qui sont en général des trentenaires ayant grandi avec le groupe et qui gardent une affection teintée de nostalgie pour les frères Gallagher) sont obligés de déployer des trésors de mauvaise foi dès que le sujet des années 90 et de la Britpop revient sur la table. Quand le débat autour d’Oasis est lancé, peu d’arguments plaident en a faveur des frangins. Poses macho, refus du dialogue, mauvais goût assumé et agressivité gratuite demeurent les seules techniques valables pour défendre le groupe. Un moral à toute épreuve et une capacité à ne pas se laisser déstabiliser par les attaques basses et prévisibles des moqueurs sont aussi bienvenus.

Depuis la chute d’Oasis de son piédestal (qu’on situe aux alentours de 1997, lors de la tournée qui suivit la publication de Be Here Now), le fan d’Oasis s’échine donc à défendre le groupe contre vent et marées, tentant en vain de faire comprendre au monde qui l’entoure qu’il y a bien un ou deux trucs à sauver sur ce disque prétentieux et à moitié inaudible que le groupe vend comme le meilleur disque depuis Revolver. Pour un album solide comme Don’t Believe The Truth, Oasis a produit une quantité de morceaux sans intérêt qui rendaient le contraste entre l’attitude des frangins et la qualité de leur productions aussi drôle que pathétique.

Cette mascarade s’est achevée en 2009, par une séparation éclatante comme on s’y attendait, dans un brouhaha médiatique qui a rapidement laissé pace à une indifférence générale envers les membres du groupe. Assez étonnamment, les musiciens sont restés soudés autour de Liam Gallagher et ont formé Beady Eye, soit Oasis sans le cerveau et les soli de guitare, Oasis sans son âme. Il va sans dire que la sortie de cet album est un test, une remise en cause pour les fans. Car il en faudrait de la foi pour écouter cet album sans a priori. De l’aveuglement même (mais n’est-ce pas la même chose ?), parce qu’Oasis avait quelque chose de religieux, d’irrationnel. Poussés par des campagnes de presse habiles et des vieux réflexes indécrottables, on retrouvait toujours un fol espoir à chaque sortie, même si la flamme brûlait toujours un peu moins. On avait le sentiment de s’être encore fait avoir, porté par cet espoir futile de revoir les Gallagher au sommet dans un élan nostalgique pas vraiment contrôlé… mais l’espace d’un instant on y avait cru.

On ne peut pas dire que la sortie du premier album de Beady Eye ait créé un grand sentiment d’excitation au sein du pourcentage de la population susceptible d’avoir quelque chose à foutre de l’avenir de Liam Gallagher. Si Oasis représentaient la bande-son des vertes années d’une partie de la population, Beady Eye ne représentent rien d’autres qu’eux-mêmes, un groupe de musiciens tentant de s’accrocher aux branches après le crash de leur précédent projet. C’est donc avec une certaine indifférence et la certitude qu’on n’allait pas tomber de sa chaise de surprise qu’on a écouté cet album. Qui, en dehors du label qui compte les dollars, pouvait attendre quoi que ce soit de ce disque ?

Comme prévu Different Gear, Still Speeding est un album compétent – les musiciens ne sont pas n’importe qui –, et qui plus est Liam est plutôt en forme. Sa voix, si souvent râpeuse et erratique sur les derniers albums d’Oasis (et pire encore lors de leurs concerts), sonne ici plus juvénile et puissante que jamais. A-t-il arrêté la clope ? A-t-il été auto-tuné ? On l’ignore mais le retour de la voix de Liam est la chose la plus agréable et étonnante de cet album.

Pour le reste, on a droit aux quelques ballades lennoniennes qu’on avait anticipé (« The Roller », copier-coller d' »Instant Karma », « Kill For A Dream » et son mellotron de service, « The Beat Goes On »), et quelques titres dignes d’Oasis dans leur forme (gros refrain un peu poussif, mur de guitares), comme l’ouverture grandiloquente « Four Letter Word », « Three Ring Circus » ou « Wind Up Dream ». La véritable personnalité de Beady Eye – autrement dit l’absence d’influence de Noel Gallagher – ne ressort ainsi que dans la moitié des morceaux de l’album. L’exemple le plus marquant est le single « Bring The Light », au piano boogie qui évoque « Let’s Spend The Night Together » des Rolling Stones, et qui ouvre à Beady Eye des chemins nettement plus rock’n’roll qu’Oasis ne le permettait. Cette envie de mettre du groove, de sortir du son monolithique de jadis, se retrouve dans d’autres morceaux de l’album (« Beatles And Stones », « Standing On The Edge Of Noise ») mais malheureusement, aucun d’entre eux n’est véritablement mémorable.

Pire, le groupe s’égare vraiment dans quelques morceaux indigents comme « Wigwam » au sha-la-la-la navrants et oublie parfois d’écrire des mélodies, comme sur ce « Wind Up Dream ». Quelques prises de risques méritent néanmoins qu’on les salue, comme ce « Millionaire » à la forme country-rock amusante (mais vite oubliée) ou « For Anyone », une ballade mélodique un peu gnangnan qui, à l’image de l’album, peine à décoller. C’est bien foutu, interprété avec talent, mais cela vaut-il vraiment le détour ?

La seule chose que Beady Eye réussit à prouver ici, c’est qu’il n’est pas un sous-Oasis mais plutôt un groupe aux aspirations différentes. Ce sont les mêmes musiciens, mais ils sont libérés du joug de leur ancien leader et jouent une musique plus variée, ouverte à des horizons plus rock’n’roll. On a souvent reproché à Oasis un certain conservatisme. Cette exploration de territoires nouveaux aurait pu être la démonstration que Noel se trompait en ressassant la même formule d’un album à l’autre avec plus ou moins de succès. Pourtant à l’écoute de ce Different Gear, Still Speeding vite oublié, on en vient souvent à regretter l’absence de grands morceaux. Sans l’émulation de son grand frère, Liam ne produit rien ici qui arrive à la cheville de « Songbird » ou « Born On A Different Cloud », deux morceaux qui lui avaient donné de la crédibilité en tant que compositeur. Il apparaît très vite que Beady Eye est une belle machine mais elle tourne un peu à vide. On a beau chercher, il n’y pas ici de quoi ranimer la flamme des fans déçus de la séparation d’Oasis. L’album, tout comme le groupe sans doute, n’a rien d’indispensable, il faudra du temps à Liam Gallagher de se défaire de l’ombre d’Oasis s’il persiste dans cette voie.

 

 

Tracklisting

1.     Four Letter Word * 
2.     Millionaire
3.     The Roller
4.     Beatles and Stones
5.     Wind Up Dream
6.     Bring the Light * 
7.     For Anyone
8.     Kill for a Dream
9.     Standing on the Edge of the Noise
10.     Wigwam
11.     Three Ring Circus
12.     The Beat Goes On 
13.     The Morning Son

Le site officiel du groupe : www.beadyeyemusic.com

L’album est en écoute sur Deezer.

  

Vidéos :

« Four Letter Word »

« Bring The Light »

« The Roller »

 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

33 Comments

  1. S’échine + s’acharne = « le fan d’Oasis s’écharne »

    Joli

     

    (je ne dirai rien sur le disque… je ne l’écouterai pas plus que ceux d’Oasis^^)

  2. Bonne chronique !

    Marrant, j’l’aime bien Wigwam moi, et son final me fait penser aux Fresh & Onlys (je dois avoir des connexions neuronales HS)

    Quand au fait de se défaire de l’ombre d’Oasis, ça me semble être hors de leurs compétences en plus de ne pas être souhaitable (autant qu’ils continuent à jouer la musique qu’ils aiment et savent
    jouer).

    On verra s’ils joueront des morceaux d’Oasis en concert – à mon avis oui.

  3. Avec les années, force est de constater qu’Oasis n’était rien d’autre qu’un Lenny Kravitz Anglais. Repiquage de plans 60-70’s, aucune vision véritable, textes nuls, pochettes atroces, attitude
    nouveau riche qui pue.

    Seule la stupidité des frêres a t’elle pu donner au groupe un semblant d’humour involontaire. Que le NME ou le Rock’n’folk s’échinent à nous enfoncer de force l’idée que Noel est un génie, n’y
    change rien. Le passage du temps fait beaucoup de mal au pauvre héritage legué par ce groupe. Dur de supporter un disque d’Oasis jusqu’a la fin sans s’ennuyer . Ce qui saute aux oreilles
    aujourd’hui c’est vraiment l’absence de variante au niveau du « beat ». C’est toujours un peu pataud et prévisible.

    J’ai été fan jusqu’a la mort dans les années 90’s. Oasis amanait un peu d’insouciance en cette lourde fin de siècle dominée par les NIN, Smashing Pumpkins et Radiohead. Tout cela a pri fin
    lorsque j’ai assisté à Oasis en concert. Selon ce que je sais du groupe, il s’agissait d’un concert exceptionnel de leur part. Jamais je ne me suis autant ennuyé dans un évenement du genre.
    Groupe immobile, projections de photos d’eux mêmes en arrière scène, pièces identiques aux versions disques, Liam qui se la joue Axl Rose version BD. Beurk, beurk…

    Ironie: L’automne dernier j’ai redécouvert Blur avec beaucoup de bonheur. La production de Stephen Street est moche, mais l’écriture est forte, les mélodies sont fouillées et chaque disque offre
    une variante évolutive. Ils n’ont pas tout bon….mais définitivement plus de créativité que cette vieille blague nommée Oasis. 

    Quant à ce Beady Eye (ce nom !)….vous avez bien du courage de supporter l’écoute d’une telle daube.

    Ne craignons rien, la reformation fructueuse est déja programmée

    (je donne encore un an).

  4. Mouais, ya pas que du faux dans ce que tu dis vieux-con, malheureusement c’est terni par des accusations un peu débiles en plus de m’apparaitre comme fausses.

    Tu es visiblement insensible à leur humour, pourtant Liam reste à ma connaissance un des mecs les plus volontairement drôle de la scène rock. Un groupe involontairement drôle c’est
    Metallica tu vois par exemple.

    Les pochettes sans faire preuve d’une grande originalité n’ont rien de moches – si tu prends les Blur de la même époque d’ailleurs… En plus on s’en fout complètement des pochettes.

    Enfin bref je vais pas énumérer toutes tes bétises.

    Dommage car par ailleurs tu as complètement raison sur le beat.

    ça ne m’empêche pas de toujours trouver Definitely Maybe pertinent à l »écoute, et dans une moindre mesure Be Here Now.

    J’ai du mal à croire que tu aies été un jour fan 😉

  5. @beat4less

    Clairement vous prenez mal mon commentaire. Accusations ?? Non au dela de 15 ans passé Morning Glory il s’agit du constat d’un mélomane choisissant d’afficher sa lucidité plutôt que sa mauvaise
    foi. 

    Eh oui j’ai bel et bien été fan. Sauf que depuis les années 90 j’ai écouté assez de musique pour me rendre compte que les grosses machines à la Oasis manquent de substance. Il semble que ce soit
    mal de le dire. 

    Quant à l’humour « volontaire » des Gallagher…désolé mais faudrait d’abord comprendre ce qu’ils disent. Car en dehors d’un accent mancunien amusant, on ne peut pas dire qu’ils aient de l’esprit.

    Désolé, mais ce groupe c’est du « corporate » à l’anglaise qui a réussi à faire illusion le temps d’un été ou deux.

    D’ailleurs est ce que quelqu’un peut me dire ce que ça veut dire :

    « you are my Wonderwall » ?

    Ah oui c’est le titre d’un disque expérimental de George Harrison. 

     

  6. Evidemment en humour comme en musique tous les gouts se discutent.

    Maintenant, est ce suffisant pour donner de la pertinence à une « oeuvre » qui n’en possède pas tant que ça ?

    Quant à l’humour « volontaire » de Liam à grand coup de latte dans les journalistes et les fans, de concerts annulés par caprice, de connerie homophobe et d’ignorance affichée. Y’a pas à dire ça
    donne le gout d’aimer ça. 

    Que Oasis ait pu procurer du bonheur en son temps de gloire, je ne remet pas cela en cause et je reste même attaché à certaines pièces.

    Mais un journaliste anglais y allait d’un constat assez lucide lors du Knebworth de 95 :

    « Jamais groupe n’aura obtenu autant en donnant si peu. »

    Ça aussi ça fait sourire.

  7. Moi perso je suis un grand fan de what’s the story morning glory, des titres comme some might say ou she’s electric sont vraiment bon. Après les autres albums ont rentre dans la répétition, mais
    la je trouve que roller sonne plutot bien, le piano boogie de l’autre la c’st plutot pas mal aussi. Après pas envie de dépenser 20€pour le vinyl

  8. What’s the Story Morning glory est un album de fainéant avec une bonne moitié de morceaux inutiles. Heureusement sauvé par 3/4 perles (She’s Electric est sur Definitely Maybe d’ailleurs).

    Faut réhabiliter Be Here Now par contre, un album ambitieux qui s’assume, on en prend plein la tronche et les chansons sont globalement là.

    Ce Beady Eye a le mérite d’une certaine humilité, ça les sauve d’un carnage, mais pas d’être dispensable.

  9. Je dis n’importe quoi à la relecture : she’s electric est bien sur Morning Glory, je confondais avec Digsy’s diner sur Definitely
    Maybe…

  10. Pour reprendre les derniers messages, Oasis a commencé à faire des bons disques à partir du troisième. Un truc que j’ai toujours apprécié chez eux ce sont les arrangements des chansons. Tout
    tombe au poil. Quand on écoute avec un peu d’attention leurs albums, on se rend compte qu’ils ont travaillé chaque détail à mort. Les chansons sont là ou pas, mais on peut pas leur enlever cette
    volonté d’écrire le meilleur truc possible… Après Oasis a toujours priviligié un rock à l’ancienne, façon Who, Stones, etc. On aime ou pas.

    De ce point de vue Different Gear est un excellent album de rock. Les morceaux sont plutôt bons dans l’ensemble, les arrangements sont travaillés et effectivement le chanteur semble plus concerné
    que sur ses albums précédents… ce qui est généralement bon signe!

  11. je trouve cette critique assez pertinente, notamment sur le fait que cet album a du mal à « décoller » et qu’il y a des titres inutiles…

    Pourtant je ne sais pourquoi, j’apprécie quand même ce que nous ont pondu ces 5 lads!

    Je découvre toutes les chansons de leur premier album en regardant leurs lives sur youtube pendant leur tournée dans les différents festivals de l’été et j’apprécie particulièrement le fait que
    Beady Eye a un véritable esprit rock, du plaisir: les chansons interprêtées, petit à petit les musiciens se « lâchent » sur scène (ils improvisent un peu), la voix de Liam est bien meilleure
    qu’avant, le batteur se donne à fond à chaque titre… Il y a une envie de satisfaire le public et un plaisir retrouver sur scène que je ne ressentais pas en regardant les derniers concerts
    d’Oasis.

     Alors certes Liam n’a pas le talent de son grand frère, mais je m’en fous parce que j’ai écouté les nouveaux titres de l’album de Noel Gallagher et je trouve pas ça super original (the
    death of on you and me fait beaucoup penser à the importance of being idle, et if I had a gun bof bof…) c’est plus grand public je pense, plus pop… Au moins je trouve que Beady a pris
    quelques riques et que ce groupe ne cherche pas forcément à plaire à tout le monde mais à faire quelque chose de correct et plus rock and roll que Noel.

    Je suis sûr que leur prochain album sera mieux réussi y’a de quoi faire un bon deuxième album, après ce premier essai qui n’est finalement pas si mauvais que ça contrairement à ce que tout le
    monde prédisait.

  12. Je suis d’accord avec ce dernier commentaire, en particulier sur le fait que Beady Eye me semble plus rock ‘n’ roll qu’Oasis. Je connais mal les deux groupes, mais j’ai entendu Definitely
    Maybe
    et What’s the story morning glory quelques fois et ce Different gear, Still speeding une seule, le fait est que j’ai largement préféré ce dernier. A dire vrai, et
    peut-être que je suis taré, mais je trouve qu’Oasis, c’est de la soupe, c’est gros cul, c’est même pénible. Liam braille (mal), chante des notes de trois quarts d’heure, les mélodies sont
    casse-burnes, et le tout est très prévisible. Pire, j’ai la très désagréable sensation en les écoutant d’entendre de la variét’. Beady Eye me paraît beaucoup plus sympathique, et surtout beaucoup
    moins prise de tête, même sans compositions particulièrement glorieuses ni originales et malgré quelques errances (pas mal de longueurs, notamment).. Leur disque m’a semblé être un bon album de
    rock (presque roll), et puis le Gallagher singe Lennon à la perfection (quitte à lui pomper quelques morceaux, mais un pompage de Lennon me semble plus judicieux qu’une compo d’Oasis).

     

    Bref, Beady Eye, plus rock ‘n’ roll que What’s the story morning glory.

  13. Noel Gallagher résume assez bien ça dans Mojo : il se décrit comme un song-writer et le groupe de son frangin comme des rockers.

    Mais le rock’n’roll c’est quand même mieux avec de bonnes chansons…

  14. « Mais le rock’n’roll c’est quand même mieux avec de bonnes chansons… »

     

    Très juste. C’est pourquoi je n’achèterai probablement jamais ce disque.

     

    Remarque bien, les bonnes chansons dans le songwriting, c’est encore mieux que dans le rock ‘n’ roll.

    Ca doit être pour ça que je préfère Beady Eye à Oasis.

  15. Préférer Beady Eye à Oasis : je te dirais bien de te déboucher les oreilles – les conneries ça va 2mn n’est-ce pas… L’important c’est surtout d’aimer un disque, émettre des préférences
    parmis des disques qu’on n’achéterait pas ça me parait ambitieux non ?

    M’enfin la relève anglaise étant discrète, je suis sincèrement content de constater que Liam Gallagher continue de prêcher la bonne parole et suscite l’intérêt de MC5 m’a tuer.

  16. J’achèterais sûrement pas l’album de Beady Eye (à moins de le trouver à trois euros dans un bac à soldes) mais j’ai pris du plaisir à l’écouter contrairement aux deux premiers Oasis qui m’ont
    vraiment fait chier. Donc si, je crois pouvoir dire que je préfère Beady Eye à Oasis en toute sérénité, au risque de froisser notre vieil ado préféré et de lui faire sortir les flingues avec la
    rage de l’offensé.

     

    Bon, le fait est que je m’en carrelle quand même assez, de Gallagher. Ce que je préfère chez lui, c’est ses interviews. Le reste…

    D’où ma décision de me retirer officiellement de ce débat (je suis d’autant plus convaincu que cette décision est la bonne depuis que je me suis pris une balle dans la jambe, il y a quelques
    secondes à peine).

  17. Meuh non tu froisses personne, alors ne te vexe pas toi même, je t’aide simplement à travailler ta réthorique anti-Oasis. Arguer que Beady Eye c’est mieux, t’auras du mal à en convaincre
    quiconque, m’enfin ne te prive pas pour moi.

  18. Stereophonics brrrrrr.

    Au delà de l’évidente condescendance de ce morceau, qu’est-ce qu’il chante faux le Liam !

     

    Histoire de se remettre, j’ai découvert un concert étonnamment bon d’Oasis à Buenos Ayres en 2009. Le groupe semble motivé (Andy Bell danse c’est pour dire), Noel
    est investi, et niveau public on se croirait à Manchester :

    http://youtu.be/jBbyc3t-Ctc

    http://youtu.be/j_zwj-dsUwo

    En fait ya même le concert en entier : http://youtu.be/smFqwAsgZyY

  19. S’échine + s’acharne = « le fan d’Oasis s’écharne »

    Joli

     

    (je ne dirai rien sur le disque… je ne l’écouterai pas plus que ceux d’Oasis^^)

  20. Bonne chronique !

    Marrant, j’l’aime bien Wigwam moi, et son final me fait penser aux Fresh & Onlys (je dois avoir des connexions neuronales HS)

    Quand au fait de se défaire de l’ombre d’Oasis, ça me semble être hors de leurs compétences en plus de ne pas être souhaitable (autant qu’ils continuent à jouer la musique qu’ils aiment et savent
    jouer).

    On verra s’ils joueront des morceaux d’Oasis en concert – à mon avis oui.

  21. Avec les années, force est de constater qu’Oasis n’était rien d’autre qu’un Lenny Kravitz Anglais. Repiquage de plans 60-70’s, aucune vision véritable, textes nuls, pochettes atroces, attitude
    nouveau riche qui pue.

    Seule la stupidité des frêres a t’elle pu donner au groupe un semblant d’humour involontaire. Que le NME ou le Rock’n’folk s’échinent à nous enfoncer de force l’idée que Noel est un génie, n’y
    change rien. Le passage du temps fait beaucoup de mal au pauvre héritage legué par ce groupe. Dur de supporter un disque d’Oasis jusqu’a la fin sans s’ennuyer . Ce qui saute aux oreilles
    aujourd’hui c’est vraiment l’absence de variante au niveau du « beat ». C’est toujours un peu pataud et prévisible.

    J’ai été fan jusqu’a la mort dans les années 90’s. Oasis amanait un peu d’insouciance en cette lourde fin de siècle dominée par les NIN, Smashing Pumpkins et Radiohead. Tout cela a pri fin
    lorsque j’ai assisté à Oasis en concert. Selon ce que je sais du groupe, il s’agissait d’un concert exceptionnel de leur part. Jamais je ne me suis autant ennuyé dans un évenement du genre.
    Groupe immobile, projections de photos d’eux mêmes en arrière scène, pièces identiques aux versions disques, Liam qui se la joue Axl Rose version BD. Beurk, beurk…

    Ironie: L’automne dernier j’ai redécouvert Blur avec beaucoup de bonheur. La production de Stephen Street est moche, mais l’écriture est forte, les mélodies sont fouillées et chaque disque offre
    une variante évolutive. Ils n’ont pas tout bon….mais définitivement plus de créativité que cette vieille blague nommée Oasis. 

    Quant à ce Beady Eye (ce nom !)….vous avez bien du courage de supporter l’écoute d’une telle daube.

    Ne craignons rien, la reformation fructueuse est déja programmée

    (je donne encore un an).

  22. Mouais, ya pas que du faux dans ce que tu dis vieux-con, malheureusement c’est terni par des accusations un peu débiles en plus de m’apparaitre comme fausses.

    Tu es visiblement insensible à leur humour, pourtant Liam reste à ma connaissance un des mecs les plus volontairement drôle de la scène rock. Un groupe involontairement drôle c’est
    Metallica tu vois par exemple.

    Les pochettes sans faire preuve d’une grande originalité n’ont rien de moches – si tu prends les Blur de la même époque d’ailleurs… En plus on s’en fout complètement des pochettes.

    Enfin bref je vais pas énumérer toutes tes bétises.

    Dommage car par ailleurs tu as complètement raison sur le beat.

    ça ne m’empêche pas de toujours trouver Definitely Maybe pertinent à l »écoute, et dans une moindre mesure Be Here Now.

    J’ai du mal à croire que tu aies été un jour fan 😉

  23. @beat4less

    Clairement vous prenez mal mon commentaire. Accusations ?? Non au dela de 15 ans passé Morning Glory il s’agit du constat d’un mélomane choisissant d’afficher sa lucidité plutôt que sa mauvaise
    foi. 

    Eh oui j’ai bel et bien été fan. Sauf que depuis les années 90 j’ai écouté assez de musique pour me rendre compte que les grosses machines à la Oasis manquent de substance. Il semble que ce soit
    mal de le dire. 

    Quant à l’humour « volontaire » des Gallagher…désolé mais faudrait d’abord comprendre ce qu’ils disent. Car en dehors d’un accent mancunien amusant, on ne peut pas dire qu’ils aient de l’esprit.

    Désolé, mais ce groupe c’est du « corporate » à l’anglaise qui a réussi à faire illusion le temps d’un été ou deux.

    D’ailleurs est ce que quelqu’un peut me dire ce que ça veut dire :

    « you are my Wonderwall » ?

    Ah oui c’est le titre d’un disque expérimental de George Harrison. 

     

  24. Evidemment en humour comme en musique tous les gouts se discutent.

    Maintenant, est ce suffisant pour donner de la pertinence à une « oeuvre » qui n’en possède pas tant que ça ?

    Quant à l’humour « volontaire » de Liam à grand coup de latte dans les journalistes et les fans, de concerts annulés par caprice, de connerie homophobe et d’ignorance affichée. Y’a pas à dire ça
    donne le gout d’aimer ça. 

    Que Oasis ait pu procurer du bonheur en son temps de gloire, je ne remet pas cela en cause et je reste même attaché à certaines pièces.

    Mais un journaliste anglais y allait d’un constat assez lucide lors du Knebworth de 95 :

    « Jamais groupe n’aura obtenu autant en donnant si peu. »

    Ça aussi ça fait sourire.

  25. Moi perso je suis un grand fan de what’s the story morning glory, des titres comme some might say ou she’s electric sont vraiment bon. Après les autres albums ont rentre dans la répétition, mais
    la je trouve que roller sonne plutot bien, le piano boogie de l’autre la c’st plutot pas mal aussi. Après pas envie de dépenser 20€pour le vinyl

  26. Stereophonics brrrrrr.

    Au delà de l’évidente condescendance de ce morceau, qu’est-ce qu’il chante faux le Liam !

     

    Histoire de se remettre, j’ai découvert un concert étonnamment bon d’Oasis à Buenos Ayres en 2009. Le groupe semble motivé (Andy Bell danse c’est pour dire), Noel
    est investi, et niveau public on se croirait à Manchester :

    http://youtu.be/jBbyc3t-Ctc

    http://youtu.be/j_zwj-dsUwo

    En fait ya même le concert en entier : http://youtu.be/smFqwAsgZyY

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