DESOLATION ROW Vol. 4,5 All the young dudes (Juillet - Décembre 2010)

Ceci est l'article 5 sur 5 de la série DESOLATION ROW

 

La première partie de cette ambitieuse liste (que personne ne se rappellera sans en trembler d’horreur) nous avait permis de passer en revue quelques-uns des pires albums sortis cette année par de vieilles barbes, par des vétérans plus ou moins glorieux de l’aventure rock’n’roll, et par Bernard Lavilliers (pour des raisons qui demeurent inexpliquées).

Il ne faudrait cependant taxer PlanetGong d’un anti-troisième-âgisme primaire. Ce serait une erreur de penser que nous aurions oublié une triste réalité : la plupart des disques publiés par de soi-disant nouveaux artistes sont très mauvais, et que les artistes annoncés comme porteurs d’un quelconque « renouveau du rock » ne sont le plus souvent rien d’autres que des produits survendus et désespérément vides.

Episode 2 – The young dirty bastards

 

1560516_235066276665846_916685122_nArcade FireThe Suburbs

Au moment où on écrit ces lignes, cet album figure au sommet des tops albums 2010 dans tous les magazines/sites web/organes de presse cherchant à « capter l’air du temps ». Comme ses deux prédécesseurs, The Suburbs est célébré de toutes parts, et comme ses prédécesseurs, The Suburbs nous ennuie au plus au point. Pas de snobisme  chez nous ou de tentative de rechercher le contre-pied à tout prix : on l’a écouté jusqu’à l’écoeurement (et on a bien mis un mois à s’en remettre). En dehors de quelques morceaux bien écrits (dont le titre éponyme, superbe), la pop ronflante des canadiens nous assomme avec ses arrangements pesants et ce chant braillard insupportable. Encore un qu’on n’a pas compris…

Belle & Sebastian - Write About LoveBelle & Sebastian Write About Love

La carrière de Belle & Sebastian est faite de hauts et de bas. Leurs trois premiers albums ont fait d’eux un des groupes majeurs de la scène indé britannique, avant un premier passage à vide au tournant du siècle (période coïncidant avec le départ d’Isobel Campbell). Un changement de label et une approche plus audacieuse avait permis au groupe de revenir en grâce en 2002 avec Dear Catastrophe Waitress, dernier vrai bon album du groupe. On en dira pas autant de Write About Love, album plastique à la production saccharinée au-delà du raisonnable, à l’ambiance easy-listening gluante, aux mélodies laborieuses et où Nora Jones vient cachetonner l’espace de quelques morceaux (ne riez pas, ses passages sont les meilleurs de l’album). On a du mal à croire que le groupe qui joue ici est celui qui interprétait « The State I’m In » il y a 15 ans.

Black Mountain - Wilderness HeartBlack MountainWilderness Heart

Qu’est-il arrivé aux Canadiens de Black Mountain depuis la sortie de leur précédent album, In The Future (sorti en 2008) ? La réponse est malheureusement classique : l’inspiration s’est tarie, et le groupe tente de faire comme si de rien n’était, et enregistre toujours de grandes pistes à l’instrumentation luxuriante, entrecoupées de ballades (« Radian Hearts », « Buried by the Blues », « The Space of your Mind »). Le groupe a perdu la formule qui faisait de ses précédents morceaux des aventures sonores passionnantes qui puisaient allègrement leur inspiration ce que le son du début des années 1970 avait donné de meilleur. Le problème est que, dans le cas des musiques ambitieuses comme celle que prétend jouer Black Mountain, la longueur des morceaux et la débauche d’énergie et de moyens rendent plus douloureuse encore la pauvreté mélodique (« Let Spirits Ride »). Wilderness Heart n’est pas un disque ignoble, mais il n’en reste pas moins largement inutile.

Eels - Tomorrow MorningEelsTomorrow Morning

En publiant son troisième album en moins d’un an avec Tomorrow Morning, E a fini par avoir la peau de ses fans les plus ardents qui peinent aujourd’hui à le suivre dans son misérabilisme pop. Aux thèmes récurrents de la solitude et du désamour, E ajoute désormais une écriture formulaïque dénuée de surprises. Les mélodies sont attendues (« Spectacular Girl »), « After The Earthquake »), et à l’exception de quelques synthés aussi hideux qu’inédits, tout ici a déjà été entendu – en mieux – dans l’œuvre du barbu misanthrope. 

Fistful of Mercy - As_I_Call_You_DownFistful Of Mercy – As I Call You Down

Au gré d’une invitation, on a eu le malheur de les voir donner un concert affligeant de vacuité en fin d’année 2010. Fistful Of Mercy est un « super groupe » formé du folkeux Joseph Arthur, de l’icône bobo Ben Harper et du clone de son père Dhani Harrison. Sans doute influencés par une soirée arrosée à écouter America en surfant sur le forum PlanetGong, ces trois comparses ont décidé de composer et d’enregistrer un album en trois jours. A l’issue de cette énorme biture, neuf morceaux dont le monde n’avait pas vraiment besoin ont été couchés sur bandes et on révélé l’horrible réalité de ces séances : sur fond de guitares espagnoles et d’harmonies mollassonnes, le trio tente de lancer un revival soft-rock avec pour objectif de conquérir le monde en commençant par les ménagères de moins de 50 ans. Le projet de folk-rock harmonique à la Crosby, Stills & Nash s’apparente plus à un concours de gémissements qu’à un véritable groupe. Un morceau s’intitule « I Don’t Want To Waste Your Time ». Quelle blague.

Brandon Flowers - FlamingoBrandon Flowers Flamingo 

Pour ceux qui auraient la chance de ne pas connaître ce nom, Brandon Flowers est le chanteur des Killers. Pour ceux qui auraient le bonheur de ne pas connaître ce groupe, les Killers sont un de ces groupes hideux qui perpétuent la tradition du lyrisme bon marché, de la pop racoleuse à violons, de l’utilisation outrancière du falsetto, de la batterie synthétisée affligeante. Il va de soi qu’une telle combinaison est entourée d’une production savante et d’un appareil promotionnel qui assurent une couverture médiatique délirante. Lorsque le chanteur de ce groupe sort son premier album solo, on s’attend au pire : on est en-deçà de la réalité. Quatorze pistes et près d’une heure de soupe sonore qui fatiguerait un sourd. Difficile de sortir une piste de ce disque, tant le niveau est uniformément bas ici… Peut-être « Jitted Lovers & Broken Hearts », qui semble encore plus remarquablement moche que les morceaux qui l’entourent.

Interpol - InterpolInterpol – Interpol 

Il y a neuf ans, le groupe new-yorkais de Paul Banks faisait sensation au milieu de la vague rock’n’roll en proposant une musique largement influencée par le mouvement post-punk, en particulier par Joy Division, qui semble avoir été le seul dont disposait Interpol au moment de l’enregistrement de Turn On The Bright Lights. Ce premier album avait déjà largement divisé les opinions quant à sa pertinence et son inspiration, mais avait été des plus grands succès de la scène rock de 2002. Cette année, alors qu’Interpol sort son quatrième album et que la vague de hype est redescendue, que reste-t-il à sauver du groupe ? Malheureusement, pas grand-chose : les synthétiseurs se multiplient (« Memory Serves »), les instrumentations changent (« Summer Well »), mais sans faire oublier l’absence d’un seul morceau marquant. L’écoute d’Interpol est encore plus monotone et pénible qu’on ne le craignait. Ultime déception, l’annonce du départ du charismatique Carlos Dengler, bassiste à la mèche aussi stricte que ses costumes de scène, a été officialisée peu après l’enregistrement de cet album.

LCD Soundsystem - This is happeningLCD Soundsystem– This Is Happening 

Le groupe LCD Soundsystem a cette année sorti son troisième album, qu’il a présenté comme le dernier de sa discographie. Si nous n’avions pas évoqué ce groupe sur PlanetGong, c’est qu’il ne peut pas précisément être classé dans la catégorie rock’n’roll. Cette formation joue de la musique électronique avant tout, et leurs deux précédents albums, LCD Soundsystem et Sound of Silver étaient inspirés et contenaient de vrais bons morceaux. Sur ce nouveau disque, le groupe montre qu’il est toujours capable de surprendre et de jouer de la musique intéressante aux influences krautrock rassurantes (l’intro de « Dance Yrself Clean », celle de « One Touch »), mais la formule semble usée et ce This Is Happening souffre d’un cruel manque d’inspiration : difficile d’écouter l’intégralité de cet album sans soupirer… A l’image de plusieurs de ses pistes (« Pow Pow », «You wanted a hit », « Someone is calling me » par exemple), This Is Happening est trop long et constitue le premier raté dans la carrière d’un groupe qui nous avait habitué à mieux.

Surfer Blood - Astro CoastSurfer Blood– Astro Coast 

Parmi les dizaines de groupes lo-fi qui ont sorti un album en 2010, Surfer Blood est celui qu’un grand label vient de signer (Warner en l’occurence). Pas de surprise à cela : si l’emballage est lo-fi, les morceaux du groupe semblent taillés pour les stades. « Swim » et son riff à la « Sweet Jane », « Take It Easy » avec ses rythmes crétins à la Vampire Weekend, « Twin Peaks » et son refrain braillard en mode quiet/loud. Rien de foncièrement mauvais mais rien de passionnant non plus : la plupart des morceaux de Surfer Blood sont assez inoffensifs pour passer sur les ondes et les plateaux télé. On a entendu tellement mieux cette année qu’on passera notre tour poliment. Cet album a le mérite de rappeler quelques évidences  qu’on aurait pu oublier  : 1. un son lo-fi n’est pas forcément gage de qualité. 2. on finit par se lasser de la reverb.

syd-matters-brotheroceanSyd Matters – Brotherocean 

2010 fut l’année du quatrième album du groupe français Syd Matters, qui avait publié avec A Whisper And A Sigh un premier disque prometteur (en 2003). Quelques années plus tard, il n’est pas particulièrement agréable de constater que ce groupe n’a pas su dépasser le statut d’espoir, ni confirmer les possibilités que son premier album laissait entrevoir. Le style de prédilection de Syd Matters, la pop contemplative semi-acoustique, est un exercice excessivement difficile : comme c’est le cas pour la plupart des groupes au fil des années, l’inventivité et la pertinence des morceaux semblent s’être peu à peu estompées. Brotherocean n’a rien de honteux, mais souffre toutefois d’un manque d’inspiration global : les pistes forment un ensemble ouaté, un fond sonore qui peut accompagner n’importe quelle activité quotidienne, mais qui passe mal le test d’une écoute attentive ; les chœurs soignés et la maîtrise de production n’ont jamais suffi pour faire un grand album, et qu’en ce qui nous concerne, Brotherocean est l’exemple archétypal d’un disque moyen, bien réalisé, qui s’écoute sans déplaisir, mais qui sera malheureusement rapidement oublié.

 

Petit condensé des albums chroniqués plus haut :

 
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Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

22 Comments

  1. Surfer Blood est à ma connaissance sur Kanine Records, et je ne crois pas que ce soit un sous-label de Warner, quoique je n’ai pas d’informations précises à ce sujet

    ce que je sais en revanche c’est que j’adore leur album, et je maintiens que SWIM est un grand morceau, et le reste de l’album est super, un de mes 5 albums favoris de 2010 (swim étant ma chanson
    favorite de l’année)

  2. sinon j’avais pas fait le lien avec le Velvet mais oui le riff ressemble pas mal, même si le morceau n’a pas du tout la même optique moi je l’aurais spontanément beaucoup plus rapproché du riff
    de « gol all the way » des Raspberries, soit l’accroche powerpop par excellence

  3. je suis curieux de savoir ce que va leur apporter une signature chez warner, je suis pas contre que le son soit un peu plus gros mais il y a aussi le risque d’y perdre son âme

    en tout cas il y a pas mal de groupes qui dès qu’ils peuvent vont signer chez un plus gros, mais y gagnent-ils au change?

  4. Bah moi j’aime bien Surfer Blood aussi. D’ailleurs j’irais les voir le 10mars a la fleche d’or.

    Quant à Arcade Fire je continue à penser que c’est un groupe a voir sur scene, ça vaut vraiment le coup, apres ça les disques passent tout seul et on sait leur reconnaitre une belle qualité.

  5. Pour Arcade Fire, je n’ai jamais trop compris leur cote non plus, celui-ci je l’ai juste entendu (pas « écouté », quoi) chez un pote, ça m’a eu l’air bon pour baîller… et il y a un morceau sur
    lequel on a été 4 à s’exclamer en choeur : Mais on dirait U2 !?! (le pote sus-cité a un peu fait la gueule, du coup).

    En ce qui concerne Interpol et Black Mountain, ce sont 2 de mes plus grosses incompréhensions de ces dernières années : dès leurs premiers albums respectifs, je n’ai pas saisi ce qu’on pouvait
    leur trouver, vu qu’ils étaient déjà englués et étouffés par leurs propres références sans avoir quoi que ce soit de personnel à apporter. Du coup, je me suis pas vraiment rué sur ces 2-là…

    Syd Matters, ils ont pondu leurs 2 seuls morceaux marquants sur le premier (Black and white eyes et End and start again) et après, plus rien, le ronron.

     

    (et quand j’ai lu « album solo du chanteur des Killers », je me suis senti mal dans ma peau)

    (z’ont pris le même photographe que pour la pochette du Casablancas l’an passé ?^^)

  6. Déception à peine avouée pour moi que This is Happening… Sound of Silver est tellement excellent ! Un disque qui prend la nouille, qui la retourne et qui la tord. Le vrai regret sera de n’avoir
    jamais pu les voir en concert (?)

  7. Je trouve ta critique sur le rap un peu facile. Il existe des douzaines de rappeurs sous-estimés, comme c’est le cas pour nombre de groupes indés lo-fi (entre autres) chroniqués sur ce site. Je
    suis loin d’être un spécialiste du genre (loin d’être un spécialiste tout-court), mais par exemple, les albums d’A Tribe Called Quest ou De La Soul vont puiser leurs inspirations loin dans la
    soul et/ou le funk, et ne ressemblent à aucun des clichés qu’on pourrait (encore) avoir sur le rap ou tout ce qui s’en rapproche, en 2011.

  8. Exactement d’accord concernant le rap. C’est comme si un mec qui écoute du rap dit qu’il n’aimera jamais le rock en écoutant Muse, Coldplay, U2… Faut juste écouter les bons trucs, comme
    toujours, et ne pas se ruer sur ce qui cartonne.

  9. Désolé pour l’auteur du blog, je comptais pas lancer un débat sur le rap…

    Bref, il se trouve qu’à chaque fois qu’on m’a recommandé des rappeurs (type Oxmo Puccino, …) j’ai pas été conquis, je trouve que souvent la « base musicale » sur laquelle ils rappent est assez
    pauvre musicalement parlant. Mais ce n’est que mon avis. Je voulais juste dire que je trouvais étrange cet unanimisme de toute la presse sur cet album de Kanye West, que je n’ai pas trouvé du
    tout exceptionnel, loin de là.

  10. en fait pour alimenter la rubrique desolation row il suffit de lire le top des bloggeurs

    sinon concernant le rap j’aurais tendance à être de l’avis de Marc, il y a quand même eu une unaminité de la presse rock sur kanye west assez suspecte (il suffit d’aller voir la note sur
    pitchfork)

  11. Ouais étrange pour Kanye West, je l’avais écouté par curiosité, et c’est d’un kitch !!! Vraiment pompeux et de mauvais gout parfois. C’est vraiment bizarre toute cette unanimité autour de
    l’album. Des billets verts ont été discrètement glissés sous la table ou bien… ?

  12. ou alors il est suffisement fort pour faire croire à tout le monde que cette supercherie relève du génie et qu’il faut être les premiers à le reconnaître

    moi je trouve le morceau avec le sample des mojp men plutôt pas mal sinon

     

  13. Je suis content de trouver d’autres personnes du même avis que moi concernant l’album de Kanye West. Je ne comprends pas cet unanimisme suspect. Pourtant, en voyant les avis dithyrambiques (dont
    celle de Robert Christgau, critique que je respecte), j’ai voulu m’intéresser à cet album.

    Et pourtant, j’ai beau avoir essayé de m’intéresser, j’ai renouvelé les écoutes, et je n’ai pas trouvé en quoi cet album était historique. Enfin bref, j’ai demandé à des « fans » de Kanye West ce
    qu’ils trouvaient à cet album, ils m’ont tous dit que c’était un album extraordinaire, fabuleux, etc. Question de genres !

  14. @ Marc : « Question de genres !  » >> Non ! Eric l’a très bien dit en faisant le parallèle avec Coldplay, les amateurs un tant soit peu « sérieux » de hip hop prennent Kanye West pour
    ce qu’il est : un gros guignol mégalo

     

    Il y a de cela une dizaine d’années, c’était encore un chouette producteur, et ça a commencé à partir en vrille quand il a cru qu’il était un rappeur valable (…erreur). Ce mec est défendu par
    toute une sphère indie en quête de crossover criard, genre les Inr*cks : voir 808s and heartbreaks dans le haut du panier de leur top des années 2000, présenté comme « l’avenir du hip
    hop », c’est d’une absurdité sans nom pour quiconque a un peu approfondi le « genre »…

  15. Est-ce normal que sur les 10 groupes présentés, je n’en connaisse que 4 ? Misère !

    D’accord avec la critique d’Arcade Fire, bon album, mais sûrement pas les « sauveurs du rock » qu’annonçaient les Inrocks… Dans la même veine, je
    préfère me référer au fameux « In The Aeroplane Over The Sea » de Neutral Milk Hotel, j’ai d’ailleurs trouvé une ressemblance assez troublante entre ces deux opus.

    LCD Soundsystem, l’album m’a profondément gonflé, j’ai dû l’écouter une ou deux fois, puis j’ai abandonné.

     Et encore, vous ne parlez pas du dernier opus surproduit, surmédiatisé, ultra-marketé de Kanye West, le fameux « Beautiful Dark Twisted Fantasy », au titre aussi long que les chevilles de
    Kanye West sont gonflées. C’est quand même là qu’on voit l’unanimisme quasi-soviétique de la presse spécialisée, qui s’est empressée de distribuer
    les 10/10 et 5* à cet album, qui m’a gonflé, comme tout album de rap qui se respecte. Déjà que je suis pas fan du tout de rap, j’ai toujours pas trouvé l’opus qui me convaincrait de la beauté de
    ce genre musical.

    Je n’ai toujours pas compris ce qu’on trouvait d’exceptionnel à cet album, je me suis infligé (car il n’y a pas d’autres termes) l’écoute répétée et attentive de cet album, et j’y ai trouvé tous
    les tics agaçants du rappeur : un flow assez nul, des basses profondes pour donner un semblant de rythme, une mélodie répétitive et casse-tête (pour ne pas être plus vulgaire). Les pauvres
    critiques, ils doivent tellement être privés de bons albums dans le rap qu’ils sont obligés de surnoter le premier album ultra-marketé qui leur tombe sous la main, désolant…

     

     

  16. Excellent, quel carnage! je suis hélas tout à fait d’accord avec ton excellente critique du dernier Eels (il a finit par avoir la peau de ses plus ardents fans… snif!)

    Mon seul bémol sera sur le Syd Matters. je comprend la critique, et c’est vrai qu’on est loin de la qualité du premier disque, mais il y a sur celui ci une tentative de se renouveller, et
    des titres assez accrocheurs qui en font un bien meilleur album que le précédent.

    concernant le Kayne West, j’avoue mon incompréhension itou. il cumule pour moi les défauts du rap blin bling et de la pop surproduite. à rapprocher du dernier Sufjan Stevens, que Planet Gong n’a
    apparement pas été assez masochiste pour écouter 😉

    un commentaire m’a fait sourire: pour la liste des Desolation Row, il suffit de voir le Top des Blogueurs. c’est un peu exagéré, mais il y a un peu de ca quand meme….

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