RAZORLIGHT – Somewhere Else Le début de la fin

(Mercury 2005)

Ce 45 tours de Razorlight est sorti entre le fabuleux premier album du groupe et le naufrage artistique que fut le deuxième LP. Ce single possède une importance historique qui dépasse l’intérêt des chansons qui le composent. La face A est le symbole de l’évolution de Razorlight : difficile en effet de ne pas voir dans la production et les arrangements de « Somewhere Else » la marque de la mise au grand jour des ambitions de Johnny Borrell. Violons, chœurs et contre-chant assuré par Borrell lui-même, applaudissements et cris de foule enregistrés, divers effets stéréo… Ce qui aurait pu être une belle chanson se voit transformée en une piste poprock formatée pour la bande FM et la diffusion en supermarchés. Borrell n’a jamais dépassé l’image du poseur qu’il s’était construite outre-manche en 2003. Il restera malheureusement l’homme d’un seul bon album.

La face B est une version dub de la chanson « Keep The Right Profile » ; le résultat – prévisible – est une piste parfaitement inutile, un montage sonore d’une vacuité abyssale. Au moment où le disque est sorti, on ne savait quel était l’avenir du groupe : « Somewhere Else »  est déformée, mais le talent d’écriture de Borrell y est encore visible ; la face B est inutile, mais Razorlight n’est pas le seul groupe qui mette de pauvres chansons en face B de singles… Le succès populaire de ce 45 tours (#2 des charts UK) scellera le destin du groupe, et son virage vers une lamentable pop à la U2.

 

 

Liste des chansons :

Face A : Somewhere Else
Face B : Dub the right profile

 

Vidéo : 

« Somewhere Else »

  

Vinyle : 

Razorlight - Somewhere Else

Rémi

Rédacteur amiral, plombier polonais, dépoussiéreur d'étagères, objectivité totale.

1 Comment

  1. On sent un chagrin sincère quand à l’évolution de ce groupe, mais pour ma part leur premier album n’a rien de fabuleux : tout est gloablement bien propre-gentillet et déja très centré sur le
    chant – pas un mal en soi mais quand on fait du rock à tendance pop, c’est nauvrage assuré. M’enfin fallait p’têt le vivre…

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