SONNY & THE SUNSETS – Longtime Companion Doux-amer…

(Polyvinyl ; 2012)

Après deux albums très réussis (Tomorrow is Alright et Hit After Hit), le groupe de Sonny Smith est de retour avec ce Longtime Companion, un disque très différent de ses deux prédécesseurs. Présenté comme un disque enregistré après la séparation de Sonny Smith et de sa compagne depuis dix ans, Longtime Companion est en effet un disque de… country. « I was born », la première chanson de l’album, donne les bases musicales à l’ensemble de ce disque : un jeu de basse chaloupé et une batterie très en retrait qui assure de discrets et classiques boom-chicka-boom… En toute fin de chanson, quelques notes de clavier viennent ajouter un peu de couleurs à un morceau qui peut engager à la nostalgie.

Cependant, certaines des caractéristiques du groupe subsistent sur ce disque : les chœurs qui appuient le chant ou qui lui répondent (« Dried Blood », « I see the void », « Sea of darkness », « Longtime companion »…). Le chant de Sonny Smith, s’il n’a rien d’exceptionnel techniquement, possède en revanche des aspects très attachants : la façon de poser son timbre quelque peu nasillard sur ses compositions est immédiatement reconnaissable et contribue au plaisir que procure les chansons. Musicalement, l’ambiance de Longtime Companion est délibérément relâchée, détendue et faussement nonchalante – comme toujours avec Sonny and the Sunsets, et fait la part belle à des descentes de guitare très scolaires (« I see the void ») et une steel quasi-omniprésente.

Quelques compositions de ce Longtime Companion témoignent une nouvelle fois de la propension de Sonny Smith à composer des chansons optimistes : malgré l’ambiance intime qui caractérise la plupart des morceaux du disque, « My mind messed up » et « Year of the cock ». De la même façon, à la fin de la chanson « Longtime companion », placée en fin de disque, une partie instrumentale apaisante intervient et clôt le morceau, par avant assez sombre. 

Le troisième album de Sonny and the Sunsets est un disque à l’unité remarquable, volontiers mélancolique mais jamais larmoyant, et qui confirme le talent de Sonny Smith et sa place singulière dans la scène contemporaine de San Francisco.

  

 

Liste des chansons :

  1. I was born *
  2. Dried Blood
  3. Children of the beehive *
  4. Pretend you love me *
  5. Year of the cock
  6. Rhinestone Sunset
  7. I see the void
  8. Sea of darkness
  9. My mind messed up *
  10. Longtime companion

 

  

Vidéo :

 « Pretend You Love Me »

   
« I See The Void »
 

 

 

Vinyle :

Sonny & The Sunsets

Rémi

Rédacteur amiral, plombier polonais, dépoussiéreur d'étagères, objectivité totale.

10 Comments

  1. Encore une semaine avant de l’écouter ?

    Nous n’avons pas la même crémerie, Frank ! ^^

    Sino, très bon disque, effectivement. J’avouerai avoir été quelque peu déstabilisé lors de la première écoute. Je savais que j’allais écouter qqch de différent de Hit After Hit, mais quand même,
    le choc fut assez grand.

  2. Le label « gang des canards » a été apposé tardivement j’ai l’impression 🙂

    J’aime beaucoup mais comme c’est un peu monotone dans la forme (son, rythme, arrangement) j’ai du mal à rester attentif – j’imagine que ça s’estompe au fil des écoutes.

    En tout cas, comme l’année dernière, c’est un vrai plaisir d’avoir de nouvelles chansons de Sonny Smith et son groupe pour attaquer l’été

  3. Le label « gang des canards » a été apposé tardivement j’ai l’impression 🙂

    J’aime beaucoup mais comme c’est un peu monotone dans la forme (son, rythme, arrangement) j’ai du mal à rester attentif – j’imagine que ça s’estompe au fil des écoutes.

    En tout cas, comme l’année dernière, c’est un vrai plaisir d’avoir de nouvelles chansons de Sonny Smith et son groupe pour attaquer l’été

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