THE BLACK HOLLIES – Softy Towards The Light Jardin parfumé

(Ernest Jenning Records 2009)

Après deux excellents albums garage sixties à haute énergie (Crimson Reflections en 2006 et Casting Shadows en 2008), les Black Hollies ont troqué leur rock’n’roll aux influences Nuggets et British Invasion pour une pop psyché au son léché et classieux. La raison de cette mutation trouve ses racines dans le changement de studio opéré pour enregistrer leur disque. Après deux albums enregistrés à la maison, les Black Hollies ont voulu tenter l’expérience analogue en allant au Pigeon Club, studio réputé pour son équipement vintage. Bien aidés par l’exubérante collection de claviers (Hammond, Farfisa, Vox continental) du studio, les Black Hollies ont ainsi pu coucher sur bande pour la première fois des morceaux aux contours RnB et soul, dans un registre proche de celui des Small Faces.

Conséquence directe, le groupe a changé d’allure avec le guitariste Jon Gonelli passé aux claviers, et les chansons de Justin Morey ont gagné en profondeur et en sophistication ce qu’elles ont perdu en intensité et en énergie brute. Softy Towards The Light est un album de freakbeat mod peuplé de mélodies accrocheuses, d’harmonies aériennes, de lignes de basse groovy, de fuzz chaleureuse et de claviers omniprésents. Pendant les 38 minutes que dure l’album, on se promène dans un jardin parfumé aux hallucinantes fragrances sixties.

Les morceaux d’inspiration soul sont nombreux, du groove de « Gloomy Monday Morning » à « Can’t Stop These Tears (From Faling) ». Le dialogue est permanent entre la guitare fuzz de l’Herbert Wiley et le clavier de Gonelli et créé une dynamique qui ravira les amateurs de garage psychédélique façon Paul Revere ou The End (« Run With Me Run », « Lead Me To Your Fire »). Le groupe se fend même de quelques ballades avec « Everything’s Fine » qui penche du côté des Bee Gees de 1968 et la reposante « How Did We Get There ». Un album finement exécuté, de la part d’un groupe qui maîtrise le revivalisme sixties jusqu’au bout des mop-tops.

 

 

Tracklisting : 

1. Run With Me Run *
2. Gloomy Monday Morning *
3. When You’re Not There
4. Everything’s Fine
5. Number Ten Girl*
6. Lead Me To Your Fire
7. Look What You’ve Done
8. Can’t Stop These Tears (From Falling) *
9. How Did We Get Here
10. Don’t Be Afraid To Ask

Le groupe sur MySpace : www.myspace.com/theblackhollies

Un extrait en mp3 : « Gloomy Sunday Morning »

 

Vidéos :

Les Black Hollies en session live : « Run With Me Run » et « Gloomy Monday Morning »

 
« When You’re Not There » et « Can’t Stop These Tears From Falling »
 

 

Vinyle :

The Black Hollies - Softly Towards The Light

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

4 Comments

  1. Je n’ai écouté que « Gloomy monday morning ».
    Bien que le morceau soit excellent, la production me semble légèrement inférieure à celle de l’album « Casting shadows » qui, pour le coup, était juste hallucinante (un des 10 meilleurs albums psyché
    toutes époques confondues, et sans problème).

    Ces gars m’épatent.

  2. et bien cette production est pour moi supérieur au précédent album, l’apport de l’orgue est déterminant, la qualité des composition est supérieure (moins de redites, plus varié tout en étant
    homogène et des superbes mélodies), et les voix sont nettement supérieures, ça en fait le disque ultime en revival rock psyché; grand grand disque!!

  3. Ché pas vous mais moi, la première écoute de Gloomy Sunday Morning m’a tout de suite fait penser à Pictures of Matchstick Men de Status Quo…Je vote pour (thumb up)

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