The EIGHTIES MATCHBOX B-LINE DISASTER – Celebrate Your Mother New Rock Revolution

(No Death 2002)

Lorsque The Eighties Matchbox B-Line Disaster sont arrivés sur le devant de la scène fin 2002, la presse anglaise se gargarisait d’une « new rock revolution » qu’elle avait grandement sponsorisé à grands coups de unes tapageuses. Alors que The Music et autres baudruches telles que Cooper Temple Clause étaient propulsés comme l’avenir du rock anglais par le NME, le retour à la réalité fut brutal lorsqu’un morceau de 2 minutes 35 atteignit les ondes de la BBC. « Celebrate Your Mother », diffusé uniquement dans les émissions nocturnes en raison de ses paroles jugées indécentes (« want to fuck your mother, It’s a dirty job but someone’s got to do it well. But please don’t tell your father, cause I’ll fuck him as well »), morceau guidé par une ligne de basse en infrasons et un chant scandé d’un ton menaçant, remettait le psychobilly au goût du jour avec panache.

Dès lors, impossible de considérer avec sérieux les dires de l’hebdomadaire londonien : le jeune groupe de Brighton était sans aucun doute le plus excitant de cette Angleterre là, avec The Coral et The Libertines qui officiaient dans un genre plus consensuel mais avec autant de talent et de fougue. Le rock’n’roll anglais était bel et bien de retour, mais le NME était passé à côté. Les Eighties Matchbox B-Line Disaster ont depuis fait carrière sans que la presse ne s’en fasse trop l’écho, mais leur morceaux , à l’image de ce formidable single à la pochette délicieuse, restent aujourd’hui comme les meilleurs de leur époque.

  

 

Tracklisting :

Face A : « Celebrate Your Mother »
Face B : « Torrential Abuse »

 

Vidéos :

« Celebrate Your Mother »

 
L’agressive face B « Torrential Abuse » mérite aussi le détour :
 

 

Vinyle :

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

3 Comments

  1. Une vraie tuerie en effet. Tout le disque Horse of the Dog derrière ne fait pas mentir ce single de dingue. Probablement un des morceaux les plus marquant de la décénnie.

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