THE BEACH BOYS – Pet Sounds Tarte au citron meringuée

(Capitol 1966)

Attention chef d’œuvre ultime ! Meilleur album de tous les temps ! Au moins un magazine sur deux place Pet Sounds des Beach Boys au sommet de la pyramide du rock… Voici la version officielle qu’on trouve dans tous les livres d’histoire : Brian Wilson est un génie, et avec cet album il a changé la façon de concevoir un disque et de le produire. Ainsi il a poussé les Beatles dans leurs derniers retranchements, les obligeant à se dépasser pour sortir Revolver puis Sgt Pepper dans une course folle à l’album ultime. 

Pet Sounds est-il cet album? Est-il l’album de l’île déserte? Ou est-il l’album le plus mièvre de tous les temps ? La réponse se situe à mi-chemin des deux dernières propositions. Au-delà de toutes les révolutions qu’a générées cet album, l’écoute même de celui-ci est pénible pour celui qui n’a pas grandi avec les Frères Jacques. Ces 45 minutes de chansons d’amour enrobées de sucre et de chantilly nous rappellent pourquoi le punk existe.

Sans cœur ! Affameur ! Il bat sa femme c’est sûr ! On ne touche pas au sacré ! Pourtant, l’écoute de l’album est propre à provoquer une indigestion. Pet Sounds contient beaucoup de très bonnes chansons et même quelques moments de pure beauté. « God Only Knows » demeure sans doute ce que les Beach Boys ont fait de mieux avec « Good Vibrations » et compte parmi les plus grandes chansons d’amour de tous les temps (la ligne de basse ! l’intro au cor français !). Les chœurs de « Sloop John B » sont magnifiques, « You Still Believe In Me » est un chef d’œuvre de finesse et « Here Today » est sauvée par son intro…

Malheureusement, le tout est indigeste, dégoulinant de mièvrerie et laborieux dans l’ensemble. Si la production est inspirée, les mélodies sont rarement à la hauteur, et trop de chansons agacent, telle « Wouldn’t It Be Nice » qui sonne comme une chanson de colonie de vacances un peu cul-cul. « That’s Not Me » et « I’m Waiting For The Day » sont d’une rare niaiserie et « Don’t Talk » est si lente et étouffée de violons qu’elle en devient soporifique. Le saxophone de « Caroline No » est insupportable et les instrumentaux n’apportent pas grand chose au schmilblick.

Que dire alors? Cet album est-il surestimé ? Oui, certainement. Il ne s’agit même pas du meilleur album des Beach Boys – on lui préfère largement Surf’s Up ou même le Smile ressuscité par Brian Wilson en fin d’année dernière qui sont, eux, des bons albums. Comment pourrait-il alors prétendre au titre de meilleur album de tous les temps ? Comment se fait-il qu’il figure régulièrement en tête des classements ? Question de consensus mou certainement… Disons simplement que dans sa catégorie Forever Changes de Love et Odessey & Oracle des Zombies lui sont supérieurs. Pet Sounds a au moins eu le mérite d’ouvrir la voie à ces groupes à la recherche de la chanson pop parfaite.

 

 

Tracklisting :

  1. Wouldn’t It Be Nice
  2. You Still Believe in Me  *
  3. That’s Not Me
  4. Don’t Talk (Put Your Head on My Shoulder)
  5. I’m Waiting for the Day
  6. Let’s Go Away for Awhile
  7. Sloop John B *
  8. God Only Knows *
  9. I Know There’s an Answer
  10. Here Today
  11. I Just Wasn’t Made for These Times
  12. Pet Sounds
  13. Caroline No

 

Vidéos :

« Wouldn’t It Be Nice »

 
« Sloop John B »
 
 
« God Only Knows »
 
 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

23 Comments

  1. Et est-ce qu’on a le droit de lancer la polémique : Pet Sounds est malheureusement miné par la niaiserie abyssale des chants de Wilson ? Autrement dit, album superbe musicalement mais si ingénu (par opposition aux Beatles), si naïf, même pour de la pop… De la bubblegum pop, peut-être ?

  2. Alors comme ça, Pet Sounds serait un album surestimé, complètemet mièvre, voir même indigeste ?! Pfff…. Encore un qui n’a rien compris au rock’n’roll… Bien sûr, je comprends aisément qu’il soit toujours plus tentant de cracher sur une institution plutôt que de s’incliner comme tous les autres devant un tel chef d’oeuvre. Oui effectivement, il y a certainement quelquechose de jubilatoire dans ce genre de critique par ailleurs totalement dénuée d’arguments (Alors le saxo de "Caroline No" est insupportable hein ? Hum… intéressant…).
    Mais quand même, il faut peut-être pas aller trop loin dans la connerie messieurs ! En effet, moi qui n’ai pas grandi avec les Frères Jacques mais qui suis plutôt un enfant du punk (qui par ailleurs n’est pas né en réaction de la merveilleuse pop sixties mais de l’horrible musique progressive des seventies…), et bien moi, je vous le dis, vous ne pouvez ressortir de "ces 45 minutes de chansons d’amour enrobées de sucre et de chantilly"  que les genoux en sang et les larmes aux yeux. Il ne peut en être autrement… sauf bien sûr si vous battez votre femme et que vous êtes persuadés que Gong est un grand groupe de rock psyché-expérimental (Ah la bonne blague !..). Là effectivement, je ne peux rien faire pour vous si ce n’est vous conseiller de voir votre médecin le plus rapidement possible afin de vous prescrire un traitement approprié concernant votre frustration sexuelle qui vraisemblablement vous empêche de vous épanouir pleinement dans la vie.
    Mais si vous n’avez jamais encore eu le privilège d’entendre une seule note de Pets Sounds, précipitez-vous alors chez votre disquaire et faîtes l’acquisition de ce pur chef d’oeuvre… Ainsi, si vous n’avez pas d’antécédents psychiatriques, vous comprendrez que vous ne pouvez absolument pas faire confiance à un type qui pense ouvertement que Surf’s Up est meilleur que Pet Sounds.

    • Ouah un enfant du punk autoproclamé, c’est trop la classe. Je suis sur que t’as posé ta pêche dans les chiottes du CBGB dès 1975. Pas d’bol pour nous d’avoir grandi avec les Frères Jacques (on te conseille leur Live at Nogent-sur-Marne 1951, avec un solo monstrueux de Pierre Philippe au piano sur « La brosse à dents »)…

      C’est vrai que c’est dans la pop symphonique sixties que se retrouvent les racines du punk (« Happy Together » des Turtles, « Good Vibrations » des Beach Boys, des modèles de chansons à trois accords martelés, sans fioriture…). Merci de te soucier de nos vies affectives, ça fait plaisir que quelqu’un s’en préoccupe enfin (t’es libre ce soir?).

      Concernant tes genoux, on te conseillera d’y apposer un peu de mercurochrome à l’aide d’un chiffon doux ou de ouate thermogène. Pour soigner la conjonctivite, rien ne vaut un petit flacon de collyre, deux gouttes dans chaque oeil matin, midi et soir. Afin d’ éviter une rechute de cette maladie aux symptômes peu communs (connue en médecine sous le nom d’onanite), l’écoute de « Camembert Electrique », « Magick Brother » (ou « Obsolete » si la langue anglaise chauffe tes oreilles déjà éprouvées) devrait libérer tes esgourdes de la crème chantilly qui les obstrue.

      Après une nouvelle écoute de ce disque sobre et dépouillé qu’est Pet Sounds (bruit de pets?), on n’a pas réussi à faire saigner nos genoux – par contre on bat toujours nos femmes. On a sans doute « rien compris au rock’n’roll », et à vrai dire, on s’en contretorche le pourtour anal et la zone péritesticulaire.

  3. Waouh ! Que de remontrances haineuses envers ce simple commentaire d’un pauvre "enfant du punk autoproclamé"… Mais quel est la phrase, le mot qui a pu provoquer ainsi une diarrhée aïgue chez ce vieux monsieur ayant grandit au son des Frères Jacques ? L’obligeant ainsi à se "contretorcher le pourtour anal" (ce qui au passage en dit long sur son état de santé calamiteux et risque de lui provoquer une très vilaine irritation… mais après tout, je ne suis pas un spécialiste moi). Peut-être est-ce une critique mal-avisée de son groupe préféré qui l’accompagne depuis son enfance (lointaine apparemment) ? Ou bien peut-être les allusions corrosives sur son état mental qui s’est fortement dégradé avec lâge ? Non, franchement je ne vois pas…
    Ou alors peut-être est-ce tout simplement d’avoir osé donner mon propre avis de supposé branleur sur (je réédite) ce chef d’oeuvre intemporel qu’est Pet Sounds ? Avis radicalement opposé à cet honorable viel homme donneur de leçons médicales peu efficaces (mercurochrome, goutte dans les yeux… ok, mais Camembert Electrique, Magick Brother et Obsolete… là, vous avez de grosses carences en troubles neurologiques causés par pollution sonore). Alors oui, dans ce cas-là, je m’inscris en faux et implore pardon au seigneur pour avoir causé tant de maux chez cette personne agée… et je me refuserai dorénavant à tout commentaire malencontreux pouvant entraîner une crise cardiaque chez cet individu. Amen !

    • Parlons de ces « avis de branleur »… y en a marre justement de tous ces mecs qui se branlent sur Pet Sounds, ce soi-disant chef d’oeuvre ultime de la musique pop. On n’a pas le droit de toucher au monument, les chiens de garde rappliquent immédiatement.

      Continuez la désinformation les gars… Pendant que les Beach Boys pondaient ce truc pompeux et mièvre, des dizaines de groupes sortaient des albums autrement plus intéressants : 13th Floor Elevators, Standells, Love, Sonics, Electric Prunes, Remains, Shadows Of Night… les racines du punk quoi. C’était la même année, dans le même pays, et pourtant…

      La démarche progressiste de Pet Sounds – cette course à l’emphase – a ouvert la porte au rock prog et aux groupes les plus chiants de l’histoire : Moody Blues, Procol Harum puis ELP, Yes et toute cette merde que le punk a – heureusement – flingué.

      On recommendera donc à tout le monde d’aller au plus vite se procurer un exemplaire de la mythique compilation Nuggets (qui vient d’être rééditée avec son tracklisting original, avec pochette cartonnée magnifique) et de le comparer ensuite avec Pet Sounds. Le résultat sera sans appel…

      Oh et puis c’est pas la peine de sortir des grands mots comme « haine », tout ça… si quelques références et le quatorzième degré glissent sur toi, faut pas s’emballer… c’est encore un coup à saigner des genoux ça.

  4. Je vois justement que le quatorzième degré glisse apparement sur toi mon cher ami. Bien sûr  qu’on a le droit de critiquer n’importe quels "monuments" du rock… encore faut-il avoir les arguments derrière. Et face à Pet Sounds, te vexe pas, mais pour toi mon grand, c’est franchement pas gagné !
    Quant aux groupes que tu citent en comparaison de ce "truc pompeux et mièvre", sache que je les apprécient tout autant que toi mais peux-tu me dire ce que le garage punk ou psyché à avoir avec les Beach Boys ?! Pfff…. en fait, seul Love que tu cites, est comparable aux Beach Boys grâce notamment au génialissime Forever Changes et à sa musique pop et baroque, oh pardon, sa musique pompeuse et mièvre… Mais les Sonics ! Je t’en prie… c’est franchement n’importe quoi là.
    De plus, ce n’est certainement pas la pop des Beach Boys, des Beatles ou de qui tu veux, qui a "ouvert la porte au rock prog et aux groupes les plus chiants de l’histoire". Ces mêmes groupes détestant cette musique pop qu’il trouvait justement… mièvre ! Non, eux avaient la prétention de faire du "rock adulte" ( Ah la bonne blague !…).
    Enfin, tu as raison, laissons les gens fairent leur propre opinion et qu’ils aillent donc se procurer au plus vite la compil Nuggets et Pet Sounds. Quant à moi, je vais continuer à me branler sur Pet Sounds et puis j’enchaînerais sur les Nuggets. Putain, ça fait près de deux heures de branlette ça ! Hum… c’est pas mes genoux qui vont saigner…

    • C’est justement parce que ces trucs n’ont rien à voir avec Pet Sounds que je les aime. Tous ces groupes garage qui ont sorti des albums en 1966 – soit la même année que Pet Sounds – avaient un esprit rock’n’roll, une fraîcheur et une énergie extraordinaire. Côté son c’était pas mal non plus (expérimentations en tous genres cf le buzz des Electric Prunes, la jarre électrique des 13th Floor Elevators ou les déluges de fuzz de la plupart des groupes). Rien à voir avec les flonflons , les cloches de vache et les couches de violon des Beach Boys. Cette intervention par rapport à Nuggets avait pour but de te dire qu’aux USA en 1966 il y a eu de meilleurs disques que Pet Sounds qui sont sortis (et j’ai même pas parlé de Freak Out des Mothers Of Invention, de Fifth Dimension des Byrds, de Blonde On Blonde de Dylan, ni de tous les artistes britanniques comme les Animals, Kinks, Yardbirds, Beatles, Stones, Who, Cream, Donovan, Pretty Things… la liste est longue). Voila.En ce qui me concerne, enfant du punk ou pas, j’échangerais pas Sonic Boom, Da Capo ou Turn On contre Pet Sounds. Même dans le genre pop symphonique je lui préfère son concurrent direct Sgt Pepper ou le beaucoup plus fin Odessey & Oracle des Zombies, voire même The Story Of Simon Simopath de Nirvana ou Walk Away Renée/Pretty Ballerina de The Left Banke. On peut aussi évoquer Something Else et Arthur (ce que les Kinks ont produit de plus « symphonique » dans les sixties), Ogden’s Nutgone Flake des Small Faces ou de l’insurpassable Histoire de Melody Nelson de notre cher Serge Gainsbourg qui bénéficient tous d’une production léchée sans tomber dans les travers du « chef d’oeuvre » de Brian Wilson (pas d’ambiance de chorale de Noël, de mélodies taillées pour les films de Walt Disney, de voix niaises qui irritent ou d’instrumentaux lourdingues). Evidemment Forever Changes, chef d’oeuvre ultime de la musique du 20ème siècle, est ici hors concours, mais cela est une autre histoire. Ca fait quand même pas mal d’albums sur lesquels on peut se branler avant de se farcir Pet Sounds qui propose, tout au plus, une paire de chansons magnifiques (dont « God Only Knows », peut-être la plus belle chanson d’amour de l’histoire de la musique pop, reconnaissons-le). Question : est-il possible d’écouter « Wouldn’t It Be Nice » autrement qu’au second degré?

  5. Réponse : Ben… si tu a l’habitude de ne jouir seulement qu’au second degré.. oui ! Parce que franchement, j’ai rarement entendu chanson plus jouissive.
    Question : Pourquoi citer autant de groupes géniaux et d’albums plus ou moins excellents (oui plus ou moins, parce que Da Capo et Fifth Dimension sont pas totalement aboutis… faut pas exagérer non plus) ? Tu veux peut-être qu’on m’admettre aux urgences pour brûlure au premier degré des parties génitales ou quoi ? Car bien que j’ai une haute estime de la solidité extraordinaire de mon sexe, je ne pense pas pouvoir me branler sur toute la crème rock’n’roll des sixties…

    • « Wouldn’ It Be Nice » me donne envie d’appuyer sur la touche Forward… je la trouve insupportable. Je sais pas ce qui m’horripile le plus, la mélodie à la Mary Poppins ou les choeurs chanés en voix de canard.Par contre, je suis d’accord pour Da Capo : la face B est super lourdingue. Fifth Dimension est bancal aussi (comme tous les albums des Byrds d’ailleurs). Pourtant, je préfère largement la face A de Da Capo à l’intégralité de Pet Sounds, que je trouve soporifique. Le seul moyen que j’ai trouvé pour l’aimer, c’est de le prendre comme une grosse blague, comme le reste de la discographie des Beach Boys d’ailleurs (cf « Barbara Ann », « Surf City » et son « two girls for every boy », « Surfin USA »)…Fais gaffe avec tes activités onanistes, il paraît que ça rend sourd…

  6. Et bien si la seule manière que tu ais trouvé pour apprécier les Beach Boys, c’est de les prendre comme une grosse blague… tant mieux. Mais je t’assure qu’en ne les prenant pas au sérieux, tu passe réellement à coté de quelquechose de grandiose… Enfin, c’est pas aujourd’hui que j’arriverai à te convaincre (et vice-versa), alors laissons le peuple décidait par lui-même et acquérir les nombreux bijoux cités au cours de cet entretien (et si le peuple nous écoute, on peut s’attendre à une vague de vol de CD dans les Fnacs sans précédents…).
    En ce qui concerne mes "activités onanistes", je suis heureux qu’après moult références, tu ais réussi à accrocher la perche que je te tendais… Ceci me permettant de rétablir la vérité sur la branlette et cette légende judéo-chrétienne qui veut qu’elle conduise irrémédiablement à la surdité. Car si c’est le cas, cela voudrait dire que mon voisin, fan de Yes (Aaaaah !), est un bien plus gros branleur que moi… et ça, je ne peux décidement pas l’accepter !

  7. En effet, très contradictoire comme critique d’album.

    J’ajouterai la précision que malheureusement pour eux, les Beach Boys ont toujours été les Poulidor de la pop music, éternels seconds des Beatles. Pet Sounds est toujours deuxième dans les classements des meilleurs albums de tous les temps derrière Sgt Pepper, dommage… Mais on peut les remercier justement d’avoir instauré cette saine compétition avec les Beatles pour nous pondre tous ces chef d’oeuvre.

    Bizarre d’ailleurs de ne trouver aucun album des Fab Four dans cette sélection, ils sont les maîtres incontestés de la pop music pourtant.

    • Hmmm… méfie-toi! Pet Sounds n’est pas toujours derrière un album des Beatles dans les classements. Le NME l’a a maintes reprises placé devant eux – tout en plaçant The Stone Roses en première place, quelle idée…), tout comme l’ont fait des journaux comme Mojo ou Uncut. Voilà l’adresse d’un site marrant si tu aimes les classements : http://www.rocklistmusic.co.uk, c’est assez exhaustif et ça démontre l’absurdité de ces trucs.

      On a pas encore parlé des Beatles dans PlanetGong parce que franchement je trouve que ça sert à rien de s’apesantir encore sur ce groupe (qui est quand même à mes yeux le meilleur de tous les temps). Il y a tellement de bons bouquins écrits sur eux que je vois pas ce qu’on pourrait apporter de plus sur le sujet. Je vais mettre des articles sur ces livres en fait.

      J’ai un article sur Revolver qui traîne quelque part néanmoins (j’adore les Beatles psychédéliques), il faudrait que je le mette en ligne, quand je trouverai le temps…

  8. Heureux de constater que je ne suis pas le seul  à ne pas comprendre comment on peut considérer Pet Sounds comme un chef-d’oeuvre ultime de la pop et du rock.

    Sgt Pepper n’est pas mon album favori, mais je comprends tout à fait qu’il soit en tête des "classements" et considéré comme l’album le plus important de l’histoire de la pop. Par contre, Pet Sounds, j’ai eu beau faire preuve de bonne volonté, mais rien à faire, impossible de l’écouter en entier, je le trouve aussi trop mièvre…

    • Oui, « niais » et « mièvre » sont les deux adjectifs qui me viennent en tête quand je pense à Pet Sounds. J’ai discuté avec des dizaines d’adorateurs de cet albums et aucun n’a su me convaincre non plus… J’aime pas ne pas comprendre.

  9. merci merci je me sent moins seul…je ne peux écouter ce disque sans me dire que c’est une supercherie un  canular comment ce disque peut etre classé comme le meilleur jamais enregistré…n’importe quel album des beatles lui est supérieur ..je ne comprend vraiment pas…cette album est…moyen voila moyen quelque grande chanson mais aussi des chanson a peine écoutable a la limite du risible..enfin je vais encore l’écouter peut etre qu’un jour je comprendrai…

  10. Triste, ô combien, de confondre pop et garage-rock. Deux genres qui n’ont rien à voir : ce n’est pas parce que Pet Sounds et le 1er album des 13th floor elevators sont sortis la même année qu’il est pertinent de les comparer.

    Quant aux ploucs qui s’extasient devant Odessey & Oracle ou The Story Of Simon Simopath de Nirvana (haha, l’ont t-ils seulement écouté ?), ils font juste preuve de leur méconnaissance de la pop, aggravé d’un snobisme satisfait et d’une vulgarité graisseuse (mais sûrement très rock ‘n’ roll)… Pet Sounds, avec Smile et Forever Changes, est tout simplement le plus beau disque du monde. Les Beatles, si appliqués à copier tout le monde, n’ont pu que rêver à un album aussi abouti…

    • Ah le comité de défense de la musique d’église californienne frappe à nouveau. Ca commençait à faire longtemps qu’on n’avait pas eu de polémique par ici… Excuse-moi de rajouter une couche de graisse, mais j’aimerais revenir sur un ou deux points de ton intervention. Quand tu dis qu’il est « triste, ô combien, de confondre pop et garage-rock », je pense que tu as tort. A l’époque, tout ça, c’était de la pop, ni plus ni moins. tout groupe plutôt jeune arrivant avec des guitares et les cheveux un peu longs était qualifié de pop group, ils jouaient de la pop music. Des Beatles à Pink Floyd, en passant par tous les petits groupes américains, tous ont eu cette étiquette. Le terme garage-rock n’a été inventé que plus tard, pour désigner les innombrables groupes au succès modeste – ou inexistant – qui ont pullulé dans la 2e partie des années 60 (et qui jouaient un rock effectivement bien plus nerveux que la pop ampoulée des Beach Boys de 1966, rappelons tout de même que ces mêmes Beach Boys qui étaient un vrai groupe de rock’n’roll eux aussi quelques années plus tôt). Pour preuve, on trouve dans Nuggets , compilation garage-sixties par excellence, de nombreux exemples de pop symphonique (comme Third Rail ou Sagittarius) plus proche des Beach Boys dans l’esprit (et la forme) que des 13th Floor Elevators.De fait, dire qu’il n’est pas pertinent de comparer deux disques sortis la même année me paraît idiot. Beach Boys, comme 13th Floor Elevators, Beatles, Who, Kinks, Stones, Byrds… tous ces groupes qui ont rendu l’année 1966 si chérissable avaient tous un esprit avant-gardiste et expérimentaient des trucs dans leur coin pour créer un nouveau son, LE truc qui allait mettre tout le monde à genoux. Les Beatles ont commencé à coller du sitar, de la reverb , des bandes inversées dans leurs morceaux, les Byrds ont commencé à emprunter des rythmes raga, les Beach Boys se sont tourné vers une approche symphonique… Les 13th Floor Elevators, eux, n’avait qu’une jarre et un micro mais leur démarche se plaçait dans la même logique. Il essayaient d’ouvrir des chemins inexplorés. C’est quand même sur la pochette de leur album qu’on trouve la première mention du mot « psychédélique », c’est pas grand chose mais ça compte. Dans le fond comme dans la forme, cet album a ouvert les portes à un véritable genre musical de rock-garage trippant. Si le même disque sort en 1973, il est tout aussi bon mais n’a pas la même importance historique, la même influence sur ses contemporains. Si on aime les Seeds et les Standells, c’est parce qu’ils faisaient partie de la première vague.En 1966, il y avait plein de groupes qui en étaient encore à faire leur rock scolaire selon les standards de l’époque. Le premier Small Faces n’a rien de renversant, par exemple. Pet Sounds prend de la valeur quand on le compare à ce que la majorité des groupes pop produisait à la même époque.Par contre, concernant The Story Of Simopath, c’est vrai qu’il est loin d’être parfait. Par moments il réussit même à être plus mièvre que Pet Sounds (oui, c’est possible), notamment sur un truc comme « We Can Help You ». On y trouve des morceaux magnifiques néanmoins, comme « Lonely Boy », « Pentecost Hotel » ou « You’re Just The One ». All Of Us mérite l’écoute aussi, pour l’immense « Rainbow Chaser ». Je leur préfère néanmoins largement Odessey & Oracle – qui, entre autres choses, a une profondeur dans les textes que Pet Sounds n’a pas – ou même Smile, le véritable chef d’oeuvre de Wilson.Et puis franchement, dire que les Beatles sont si « appliqués à copier tout le monde »… Je pourrais dire un truc du genre : « c’est faire preuve d’une grande méconnaissance bla bla bla », et ajouter des formules toutes faites sorties du dico Le Petit Ungemuth, mais bon, je préfèrerais que tu me dises sur quoi tu t’appuies pour affirmer ça. Pour moi, entre Revolver et Pet Sounds, y a plusieurs classes d’écart, je pense avoir expliqué pourquoi. J’aimerais comprendre ce qui te fait préfèrer l’album des Beach Boys.

  11. Bon , nous voici quelqun que n’a pas pu ecouter les Beach Boys sans se sortir del contexte actuel de la musique, quelqun que a telle ment ecoute peut etre sgt pepper ou sa musique a lui , que a l ‘heure d’ecouter vraiment il n’est meme pas capable, pet sounds est un chef d’oevre de la musique pop, ça vous etes le seuls a le contredire, pas de probleme, masi avec quelles arguments?? le seul que j’ai lus ce « je n’aime pas cette album » surtout quand on lis quelques lignes absolument sans aucun fondament, il est important mon amis avant de parler sur quelqe chose a fait bouger le monde de la musique , a des milliers de musiciens , producteurs , engenieurs de sons arrengeurs , de se procurer de un minimum de bons raison pour essayer de detruir quelque chose qui a contribué au progress de l’art. toi en 20 minutes as fait un petit commentaire que personne ne lira, Brian Wilson a lui tout seul a cree en plusiers mois un oevre que jusqau aujourdhui est la cible de analisis et sourout pour plusieurs musiciens , que tu serais surpris , ecouter petsounds est un experience unique dan la vie et celui que est encore derangé pour le fenomene social des beatles , va a tarder encore un peu a se rendre compte de sa grandeur
    merci

    • Pffff…

      J’ai déjà répondu plus haut à ce commentaire. Le tour de la question a été fait, chacun a son avis dessus, et personne ne veut céder un pouce de terrain. Basta. Je vais pas refaire la même
      discussion avec chaque fan de Pet Sounds qui a été indigné par mon article, je dis juste « arrétez de nous casser les couilles avec cet album », on a fait mieux avant et après. C’est
      tout, merci.

  12. Eric, on attend toujours « l’article sur Revolver qui traîne quelque part » ! Suis curieux de voir votre appréciation et vos commentaires (mais j’ai déjà une petite idée du contenu…).

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