THE WHO – Who’s Next

Pour en finir avec le jugement des vieux...

(Polydor 1971)

Comment la décennie 1970 allait-elle se passer pour les Who ? Le groupe le plus bruyant d’Angleterre pendant les années soixante, qui avait laissé pendant quelque temps les attributs mods de leurs débuts pour adopter la mode psychédélique (comme le monde entier en 1967, et la France en 1975), devait se renouveler.

Après le succès de l’ambitieux Tommy – dont on ne rappellera jamais assez qu’il n’est pas le meilleur album du groupe (cf. par exemple The Who Sell Out), les Who sont passés au rang de superstars. Ayant compris – il n’avait pas le choix – que son groupe était dépassé sur le plan du volume sonore par des nouveaux venus comme Led Zeppelin, Townshend décida alors de faire évoluer le son du groupe, pour bâtir un nouveau projet pharaonique, qui aurait pour nom Lifehouse. Ce projet ne verra pas le jour, mais le changement opéré pendant cette période a été radical. Le disque qui sort est intitulé Who’s Next, possède une belle pochette qui montre le groupe qui vient de se soulager sur un monolithe (qui ressemble singulièrement à celui de 2001, l’odyssée de l’espace). Au niveau musical, en revanche, le résultat est catastrophique.

Les Who allaient en effet, sinon l’inventer, porter le rock gros cul 1 à des niveaux insoupçonnés. “The Song Is Over” est parfaite pour illustrer ce style, honni entre tous. Un morceau long, beaucoup trop long, avec tous les éléments réunis pour en faire un prototype de ce genre. Entwistle essaye bien de relancer la machine par des lignes de basse venues d’ailleurs, mais la partie est perdue : piano et claviers divers noient celui qui était l’un des meilleurs bassistes de l’histoire du rock. Keith Moon, phénoménal batteur, a droit à dix secondes de solo en fin de chanson, après avoir labouré pendant 6 minutes. Sur “Getting in Tune”, le jeu d’Entwistle (le seul des Who à sauver sur ce disque) est une fois de plus perdu sous une mélasse sonore – voix de Daltrey, piano, solos de guitares absolument insupportables. “Behind Blue Eyes” tente de renouer avec un style plus délicat, avec des chœurs soignés, un arpège de guitare acoustique, et une basse (une nouvelle fois) rassérénante. Tout se passe bien jusqu’à l’arrivée de la guitare électrique, et le passage de Daltrey en mode “je chante avec mes amygdales », qui ruine la ballade qui avait commencé.

Le piano et les claviers sont omniprésents sur tout l’album, souvent pour introduire les morceaux (“Getting In Tune”, “Baba O’Riley”). Après un premier couplet chanté sur ce rythme modéré, la cavalerie arrive et achève le morceau, qui devient une caricature de chanson rock. Possédant un chanteur parfait dans le rôle du braillard de service – costaud, blond, beau gosse, yeux bleus, chaîne et croix en or autour du cou, les Who allaient en effet devoir faire bouger leur public qui s’agrandissait sans cesse. Pour les plus indulgents – dont je fais partie -, “Baba O’Riley” est sauvé par l’arrivée de la partie de violon en fin de morceau.

“Going Mobile” est tellement mauvais que cela en devient aberrant. Si quelqu’un aime ce morceau pseudo country-rock aux solos de claviers et de guitares affligeants de racolage, merci de me contacter. Concernant “Bargain”, pas la peine de chercher des arguments, l’écoute du morceau devrait suffire à convaincre que le groupe était en pleine déliquescence. L’arrivée de Townshend au chant (après deux minutes) est apaisante, mais malheureusement, Daltrey revient rapidement. Au second degré toutefois, les trompettes de “My Wife” sont géniales.

Par contre, la meilleure chose de l’interminable “Won’t Get Fooled Again” reste sans conteste la pochette du 45 tours. Ce morceau fait partie de ceux que l’on a entendu tellement de fois qu’on en oublie s’il est bon ou mauvais, qu’on n’a pas entendu depuis dix ans, et qu’on redécouvre par hasard, affligé. Huit minutes trente d’une vague musique rythmée, où les artifices utilisés servent de cache-misère à un vide sidéral et sidérant… Daltrey gueule à loisir, Townshend enchaîne ses solos avec complaisance. Où est passé le groupe qui jouait des morceaux comme “My Generation”, “Boris The Spider”, “Sylas Stingy” quelques années plus tôt ?

Prétention, suffisance, et consommations de produits divers2 ont eu raison du talent de Townshend et de son prodigieux groupe. Pourtant, pour les Who, le pire était encore à venir…

 

Liste des chansons :

1.Baba O’Riley  *
2.Bargain
3.Love ain’t for keeping
4.My Wife
5.Song is over
6.Getting in tune
7.Going Mobile
8.Behind Blue Eyes
9.Won’t get fooled again

1 Le rock gros cul est la plupart du temps une variante du rock, du hard-rock, mais parfois aussi du boogie-rock, qui guette encore actuellement tous les groupes de rock du monde. Parmi ceux qui ont sorti des bons albums mais qui sont tombés du côté du rock gros cul, citons Deep Purple, Status Quo, Led Zeppelin. Et Black Sabbath, alors, me demandez-vous ? Oui, eux aussi… Mais dans ce cas précis, c’est plus métal gros cul.
2 Voila un excellent slogan : “PlanetGong : prétention, suffisance et consommation de produits divers“.

    1. Ooooooh oui qu’on l’a écouté.

      Sur la foi d’articles élogieux dans toutes les encyclopédies du rock (Mojo guide, etc.), on s’est jeté dessus quand on avait 15 ans, et comme à l’époque on n’avait pas encore l’esprit critique aussi affuté qu’aujourd’hui, on a bien aimé et on l’a même conseillé…

      Résultat, on l’a acheté en CD (avec toutes les bonus tracks et démos qui doublent le temps de souffrance), on a été content de le trouver en vinyle et, grace à la générosité de Virgin pendant la période des soldes on a même récupéré le DVD qui en explique le génèse…

      Le disque est à l’image de Keith Moon dans les vidéos de l’époque, lourd et empâté. Et puis le coup de l’intro au synthé, ça va une fois, mais deux sur le même disque, faut pas déconner… (sans compter le reste de leur carrière où ils ont refait le coup à chaque album).

      Franchement, en voyant une vidéo de “Baba O’Riley” (tournée pour l’extraordinaire film The Kids Are Alright), on peut constater que ce morceau avance à un rythme de sénateur. Entwistle s’emmerde tellement avec la lenteur du tempo qu’il brode dans tous les sens (et je ne parle pas de Moon qui fait ici le strict minimum…). On est loin de l’explosivité de “A Quick One”, “A Legal Matter” ou “Armenia City In The Sky”. Du rock à papa, quoi.

  1. Ce morceau fait partie de ceux que l’on a entendu tellement de fois qu’on en
    oublie s’il est bon ou mauvais…(à propos de “Won’t get fooled again”)

    A mon avis, “Won’t get fooled again” est à la fois bon et mauvais. Il est suffisamment bon pour qu’on le braille à tue-tête le soir seul sur l’autoroute à minuit et assez mauvais pour qu’on le massacre sans le moindre scrupule d’une voix de goret en tentant vainement (ou pas) d’imiter Roger Daltrey…

    Quant à “Who’s next”, je n’ai jamais eu le courage de l’écouter en entier, tout comme je n’ai jamais écouté aucun album des Who qui lui soit postérieur. Je préfère me cantonner à “I can see for miles” ou “Pictures of Lily” et autres merveilles de la même époque, sans me soucier de ce que j’appellerai  pudiquement “le reste”.

    Ah, et puis j’en profite pour régler mes comptes avec “Baba O’Riley”, sans doute la chanson que je déteste le plus des Who. Cette boucle de synthé insupportable (tiguididi tiguididi), Daltrey qui beugle comme un camionneur, c’en est tout simplement trop pour moi… Je sauverai par contre “Behind blue eyes” pour ses paroles que je trouve à fois brillantes et émouvantes.

    1. Content d’avoir de tes nouvelles Alex ! Ca fait plaisir de voir qu’on est d’accord sur cet album incroyablement surestimé.

    1. “Vive le jugement des jeunes” ? Je vous rappelle au passage que j’ai 72 ans. Le titre de l’article avait pour but de pointer la désacralisation nécessaire vis-a-vis de cet album, et de faire une petite reference a Antonin Artaud…

      Pas de “jeunisme” ici, non plus que de “vieux-croutonnisme”. A Planetgong, on a raison, c’est tout (et on assume cela avec modestie, vous l’avez compris).

  2. Ne nous énervons pas !
    S’il s’agit simplement d’une désacralisation, allons-y, pas de problème.
    Who’s Next est effectivement un peu sur le fil du rasoir et aurait pu sombrer dans le rock gros cul …. pourtant ce n’est pas le cas. 
    Ce n’est certainement pas le meilleur disque de ce groupe et sa réputation est peut-être surestimée mais cela n’enlève rien à sa qualité.
    Ce qui le dessert, c’est sans doute l’indigestion d’écoutes involontaires des morceaux phares via les pires radios FM.
    “Won’t get fooled again” pris dans les oreilles en 1971 (ça me rassure que vous ayez 72 ans, j’en suis pas loin ! ) n’a plus le même impact en 2008.
    Malgré cela, Who’s next reste bien l’avant dernier bon disque des Who, un point c’est tout.
    Amicalement. 

    1. Oh, ne t’inquiète pas, on ne s’énerve pas (bien au contraire, on apprécie les débats ou chacun argumente avec un minimum de ferveur) !

      A mes yeux, ce qui fait de Who’s Next un album honni, c’est que cet album représente un tournant malheureux dans la carrière des Who (il y a clairement un avant et un après Who’s Next qui aurait aussi bien pu s’appeler What Next ?).

      Le groupe essaie de s’accrocher au wagon hard-rock et se place de fait en position de suiveur. Les synthés novateurs ont fait illusion à l’époque, aujourd’hui on se rend compte que c’était un peu un cache-misère. Bon, “Won’t Get Fooled Again” et “Baba O’Riley” ne sont pas on plus les pires morceaux du monde…

  3. WHo’s next serait surestimé? C’est toujours dérangeant d’avoir ce genre de débat lorsqu’on connait la valeur de l’album et le nombre incroyable d’artiste pseudo mythique qui ont été crée par les critiques .Il y a encore pas si longtemps rock and folk parlait de bbrune et mettait les naast et autres plasticines au rang du meilleur du rock…Et quand au rolling stones je préfère pas en parler.Les who et deep purple voila une bonne porte d’entrée vers le meilleur du rock méme si je préfère le live at leeds , who’s next reste un incontournable .Les artistes méconnus existent aussi : thin lizzy , pulp ,husker du , megadeth , rainbow , hawkwind , jethro tull,amen , streetwalkin’cheetahs,…C’est du lourd

    1. Megadeth, Rainbow… le genre de groupe dont on subit les méfaits en raison de l’inutile course aux décibels engendrée par des albums tels que Who’s Next ou l’entière discographie de Deep Purple. Ca gueule, ça porte des fringues et des coiffures pas possibles, et c’est gros-cul. Pour moi ça représente le pire des années 80.

      Thin Lizzy, Pulp, Jethro Tull, Husker Du, Hawkwind méconnus ? Ces groupes ont quand même une discographie longue comme le bras et les trois premiers ont vendu des millions d’albums.

      Et puis, R&F qui met Naast etc. en couv’, c’est complètement con mais ça fait parler, et par extension, vendre du papier. Le choix est discutable, mais en fin de compte le journal est arrivé à ses fins parce qu’on finit par parler de lui. Franchement, R&F me casse les couilles avec cette politique de mettre en avant des jeunes groupes parisiens (comme si on n’avait pas de bons groupes en France, tiens…), mais sur les vieux de la vieille ils savent de quoi ils parlent (par ailleurs, Manoeuvre adore Who’s Next alors qu’Ungemuth le déteste… choisis ton camp camarade).

  4. Tu devrais écouter rising de rainbow tu verrais que point de vue rock on a guère fait mieux. Deep purple , désolé mais si on le compare a Led Zeppelin , a été plus créatif durant sa grande période.Mais bon chacun ses gouts…
    Je suis pas d’accord sur le fait que tu dises que c’est le hard rock qui ait la responsabilité de la course aux décibels , (l’expression hard rock tenant son origine d’une allusion à la musique de Hendrix si je me souviens bien?).Motorhead n’est pas à proprement parler du hard rock mais du rock and roll extreme tout comme judas priest,kiss ou les punk hardcore  qui ont largement plus sévit sur nos tympans comparé à un machine head de deep purple .Le hard rock ayant un coté symphonique et blues que d’autre mouvements punk ,métal ou hardcore  vont gommer.L’exemple du grunge est frappant il ne s’agit pas de hard rock mais d’une sorte de mélange punk rock avec des réminiscence psyché et métal.Mais après il s’agit de reconnaitre la nature du hard rock et si on peut dire qu’il est identique à l’heavy metal ou si s’agit de sa forme primaire ou autre?

    Je comprends ta peur sur la suprématie du métal dans les années 1980 mais les mods ont toujours existé méme lorsque The exploited chantait Fuck the mods.Juste une autre époque…

    Thin lizzy n’est pas connu à sa juste valeur , elvis costello et les attractions et dire strait sont au moins deux groupes qui ont repompés le son du groupe de Lynott.
    Pulp vaut mieux que la brit pop , il est le seul groupe qui a su innover en angleterre à cette époque alors que les autres en tentant de faire des classiques du rock ne pouvait surpasser leur ainés.Jethro tull c’est simple il fait partie du meilleur du rock progressif avec King crimson  , le pink floyd des débuts et hawkwind.
    Quand à Manoeuvre le fait qu’il reconnaisse la qualité de who’s next c’est normal , l’album est excellent mais le lutte entre les vieux et les jeunes c’est pas mon truc , il y a des jeunes qui sont vieux à 20ans et des vieux toujours rebelle .Comme disait l’autre à chaque génération sa révolution ou contre révolution.

    1. “Tu devrais écouter rising de rainbow tu verrais que point de vue rock on a guère fait mieux”.

      Voici un débat dans lequel je n’ai pas envie de rentrer, vu qu’on n’est pas d’accord du tout. Je pense sans doute l’opposé exact de toi au sujet du hard-rock, genre musical qui m’horripile, du moins mauvais au pire (de Deep Purple à Kiss donc).

  5. D’ailleurs j’ai vu que certains critiques rock s’étaient intéressés à la différenciation entre hard rock et heavy metal mais le plus important est ailleurs.Pour moi le rock c’est l’anticonformisme , le doigt d’honneur contre le système et  j’espère bien qu’il le restera . Le rock a sauvé ma vie …

  6.  “…hard-rock, genre musical qui m’horripile, du moins mauvais au pire (de Deep Purple à Kiss donc). “
    Et pourtant…  écoutez les premiers quatre albums d’Aerosmith (’70s) c’est excellent.  Même Night In the Ruts est très bon.  Je leur cite en example, pour moi parmi les meilleurs du Hard-Rock qui reste loin du genre Métal.  Sinon Permanent Vacation et Pump (90s) pour le Hard FM différent, mais aussi très bon. 😉

  7. Jolie expression, le “rock gros cul”. Je ne suis pas sûr qu’elle soit parfaitement adéquate pour qualifier la musique des Who dans les seventies… Peut-être s’applique-t-elle le mieux à Keith Moon, qui était bien empâté à l’époque de “Who’s Next”, oui reconnaissons-le… Mais Pete Townshend demeurait furieux et bondissant, comme le prouve le film “The Kids Are Alright”. Il y a de jolis titre à sauver sur “Who’s next”, comme “Baba 0’Riley” ou “My Wife”, que je trouve assez drôle. Le jeu de guitare de Townshend est encore assez créatif sur cet album, quoique basé principalement sur des power chords. J’adore ce jeu plutôt économique, même si la tonalité d’ensemble sonne assez maximaliste. Le rock “gros cul” ne s’applique pas seulement aux dinosaures du classic rock. J’utiliserais bien l’expression pour qualifier certains groupes cultes de l’indie rock, comme les Pixies ou Dinosaur Jr. Là, on a vraiment affaire à du rock “gros cul”. Et pourtant voilà des groupes rarement contestés… Qu’on m’explique! Il est un peu trop facile d’adopter la doctrine officielle de la critique rock qui attribue le beau rôle au mouvement punk dans les 70’s, alors que tout le reste est voué aux gémonies. Finalement, les punks sont les grands vainqueurs – ils sont continuellement célébrés par l’élite de la critique rock -, et tout le hard rock ou le rock progressif des 70’s se retrouve du côté des losers… Moi, j’aime les losers! N’est-il pas plus subversif de défendre Genesis, Yes et Deep Purple? Les Sex Pistols, les Clash, les Damned, les Buzzcocks ont le beau rôle: ils sont devenus des artistes bénéficiant d’une reconnaissance unanime et officielle. Il n’y a rien de plus chiant que l’unanimité.

    1. Je suis d’accord avec toi concernant le punk. Si le mouvement fut une purge nécessaire, côté musical ça dépasse rarement l’anecdote. Seuls The Clash tiennent le route jusqu’au 3e album, et The Buzzcocks sont le seul de tous ces groupes à singles à avoir de quoi faire un best of crédible. Les Sex Pistols? Pas mieux. Tu constateras que notre article où nous expliquons pourquoi nous n’aimons pas Never Mind The Bollocks fait beaucoup parler en ce moment…

      Je pense qu’il y a eu beaucoup de choses meilleures que le punk dans les années 70 : le heavy-métal du début de la décennie (Blue Cheer, Pink Fairies, Black Sabbath), le space-rock (Hawkwind, Pink Floyd), le krautrock (Can, Faust, Amon Duul, Kraftwerk, Neu!), le glam (Bowie, T-Rex), le rock underground d’avant le punk (The Stooges, Modern Lovers), le folk (Leoard Cohen, Van Morrisson, Fred Neil), la soul groovy des films de blaxpoitation (Isaac Hayes, Curtis Mayfield, JJ Johnson) et des artistes solo tels que Kevin Ayers, Robert Wyatt, Lou Reed et Gainsbourg.

      Je suis moins enthousiaste sur le rock prog, pour en avoir abusé dans ma jeunesse. King Crimson m’ennuie au delà du premier et Yes m’insupporte (Tales Of The Topographic Ocean, quand je pense que j’ai cet album dans ma collec de vinyles), tout comme ces groupees prétentioeux à la Emerson, Lake & Palmer. Certains classent Gong dans le rock prog, ce que je conçois car sur You ça plane méchamment. Je préfère l’appellation space-rock car Daevid Allen et sa troupe n’ont jamais fait de solos démonstratifs de 5 minutes.

  8. Je suis d’accord: le raisonnement est tarabiscoté et ne tient pas vraiment la route. Tu as raison à propos de Deep Purple: je m’incline. En fait, ma réaction vient du visionnage d’un documentaire récent sur Arte à propos du conflit qui a opposé les punks aux dinosaures du rock progressif (Sauvage seventies: “Je hais Pink Floyd”). Il est incontestable que le mouvement punk a provoqué une purge nécessaire: le rock mainstream était complètement boursouflé en ’76. Mais ce qui me dérange maintenant, c’est que, quasi mécaniquement, on raillera Rick Wakeman et ses costumes grandiloquents, alors que les Pistols passeront pour d’éternels héros. Je n’aime pas ce discours convenu, qui devient une espèce de credo rock’n’roll échappant à toute critique. Yes était un groupe prétentieux, sans aucun doute. Mais il y avait une sincérité dans leur démarche qui, somme toute, est assez touchante. On est quand même à cent lieues de Céline Dion! Je profite de dire bravo aux auteurs de ce blog, qui est absolument fantastique.

    1. “Je profite de dire bravo aux auteurs de ce blog, qui est absolument fantastique.”

      Hum, merci. Parfois, nous ne comprenons pas tous les commentaires laissés sur le site, parfois, nous aussi, nous “manquons de nous étouffer” en lisant les réactions. Quant à l’éternel débat rock-prog / punk / hard-rock (qui peut se résumer ainsi: “quel genre musical a sorti les meilleurs disques de la décennie 1970?”), il est déplacé, ainsi qu’Eric l’a fort justement expliqué, lorsqu’il a mis en avant le glam, le krautrock, la soul early 70s, le folk, etc.

      Il est non seulement plus courageux, mais aussi plus légitime de défendre CAN que Deep Purple, ou Neu! plutôt que les Sex Pistols. Les artistes vraiment subversifs et importants ne sont pas toujours ceux dont on entend le plus parler (ni les plus photogéniques).

      PS: (pour Moondog) on n’ira néanmoins pas jusqu’à défendre Yes sur ce blog, à moins de grands bouleversements.

  9. Comme quoi l’anticonformisme du rock n’est pas la ou on le croit.Ecoute le live de rainbow en 1977 , il est plus puissant que n’importe quelle chansons des sex pistols, pourtant on en a raconté des pseudos histoires de rebelle pour défendre les punks.Oui les gars le métal a été  la meilleur chose  durant les 30dernières années pour le rock à part quelques exceptions notables(rock prog,funk,electro).L’indie rock s’est enfoncé , la brit pop est devenu aussi sexy qu’une bouteille d’oasis .Le vice de judas priest et d’iron maiden, la rage de megadeth et de motorhead n’a pas d’équivalent .Arreter si je me trompe mais le rock des rascals et d’autres groupes nouvelle vague n’est rien de plus  que du réchauffés .Certains aiment les trabants , l’ostalgie et d’autres les coupes des beatles et les moog. Chacun ses gouts .Mais est ce que les rascals et les artic monkeys valent la comparaison avec les groupes des années1960et 70?En gros le rock que vous célébrez n’est il pas orienté irrémédiablement vers le passé donc sans réel porté sur la société ?

  10. Lol si tu as peur pour ton site je peux partir.Je suis pas du genre à m’installer.Mes remarques directes ne plaisent peut etre pas ici dommage.

  11. Ouah! que de débats ! Et tout ça initié par Who’s Next !

    Bon je vais tenter d’apporter quelque chose…

    1- Tout d’abord Who’s Next n’est pas infâme mais effectivement surestimé… Il représente quelque chose de différent et peux constituer une injure pour les fans hardcore des 3 premiers albums. Toutefois c’est quand même bien meilleur que Tommy… Du gros rock des stades, sympathique mais sans plus.

    2- Parlons du metal… Comme beaucoup j’ai eu ma période quand j’étais ado. Par contre comme je ne renie rien il y a encore quelques trucs que j’écoute encore mais il faut bien reconnaître que le genre est boursouflé…
    Solos qui s’étirent à l’infini, voix suraigus insupportables… ose me dire Anarchy que le genre ne tourne pas en rond depuis le milieu des années 70’s????
    Judas Priest a bien écrit une ou deux compos sympas (comme You’ve Got An Other Thing Coming qu’adore Phil Manoeuvre) mais 99% de leur discographie reste inaudible pour celles et ceux qui ont succombé aux mélodies délicates des Beach Boys, Beatles ou autres Kinks! et quand même on peut le comprendre!
    Ce que j’aimais dans le hard rock c’est le côté potache! et qui était revendiqué par les groupes en question!
    Pour moi comme tout genre “extrème” (et donc comme le punk…) le hard rock trouve vite ses limites et tourne plus vite en rond qu’un genre plus “classique”.
    S’il on excepte Iron Maiden – qui constitue selon mes amis ma seule faute de goût flagrante – (le bassiste qui écrit tous les morceaux est fan de Blue Oyster Cult et Free…) dont l’imagerie est pas vraiment représentatif de leur musique assez à part dans le paysage habituel, Motorhead qui est tout sauf du métal, que reste t il ? Quelques morceaux à droite et à gauche…

    3- Partant de ce constat, Who’s Next est bien une rupture dans l’histoire du rock, et peut être plus que dans l’histoire des Who pour lesquels la rupture est l’horrible Tommy.
    A partir de ce moment là le rock a commis son péché originel, pour le meilleur et surtout pour le pire… La notion de rock des stades est née à partir de ce moment là. Je comprends (sans m’offusquer) la critique de Eric et Remi.

    4- Participez à ce style de forum, débattre fait partie du jeu! On peut pas tout aimer! mais en même temps sur un site comme PlanetGong il fallait pas attendre à trouver des fans de Judas Priest ! :-)))

    Ton avis, Anarchy, a le droit de cité, mais tu dois pouvoir quand même comprendre et accepter le point de vue des gens qui frequentent ce site qui a priori ne te ressemble pas!

    5- le Rock a toujours été une histoire de recyclage quelque soit le style de rock! difficile de ne pas se répèter quand un genre existe depuis plus de 50 ans!
    D’ailleurs écoute les morceaux présents sur l’anthologie Rockin’Bones pour relativiser le punk et des artistes comme Lavern Baker et Big Mama Thornton, des chanteuses soul qui faisaient du rock quand Elvis avait pas encore fini de biberonner!
    Mais quand on adore un style en quoi c’est génant le recyclage?
    L’important c’est la conviction! le supplément d’ame qu’on apporte à un genre mille fois ressassé! Et à ce jeu là les Rascals ont tout compris!

    Longue vie au rock !

    1. Je crois que je n’ai pas grand chose à ajouter à la réponse de Frank, que je partage tout à fait. Juste une ou deux remarques sur les messages d’anarchy.

      “Je comprends ta peur sur la suprématie du métal dans les années 1980”

      S’il y a bien un truc dont je n’ai rien à foutre, c’est bien les années 80. Si je n’aime pas le hard-rock et le métal de ces années, c’est avant-tout pour une histoire de son. Par contre je ne comprends pas comment on peut avoir “peur” d’un genre musical.

      “Le rock a sauvé ma vie”
      “Mes remarques directes ne plaisent peut etre pas ici dommage.”

      C’est plutôt ta tendence à poser comme un rebelle qui a tendance à me lasser. Tu as le droit de défendre tes goûts musicaux, pas de problème, j’adore échanger avec les gens qui ont un avis différent du mien, mais ça m’ennuie quand tu fais le génie incompris.

      “Lol si tu as peur pour ton site je peux partir”

      Au contraire, reste, tu es le bienvenu pour discuter. C’est l’intérêt même de ce site : discuter et échanger sur la musique. Sans ton intervention, je ne serais pas allé réécouter du Rainbow.

      Bon, après je t’avoue que l’écoute de ce groupe m’a rapidement saoulé (déjà que Blackmore me cassait les couilles avec Deep Purple…), mais au moins j’ai remis le nez dans des groupes que je n’avais pas écouté depuis longtemps (et que je n’écouterai pas avant longtemps sans doute).

  12. Le problème tient selon moi de la différence entre la mythologie rock et l’histoire du rock . Le rock est une histoire de recyclage dans le sens ou il recycle sans cesse le mythe mais l’histoire du rock est toujours en évolution.Certes le hard comme la pop , le psyché le rock prog ou n’importe quelle branches du rock s’inspirent de mouvement antérieurs mais ils se complexifient en développant leur différences et leur propre code qui eux méme renforce le mythe du rock.Mais les disques novateurs comme who’s next sont parfois beacoup moins bon que des albums de genre d’ou parfois une certaine confusion.De plus certains groupes se sont spécialisés dans un style purement vintage .EN fait tout ça pour dire que j’aime le mythe rock dans sa démarche culturelle mais lorsqu’il  ne devient que l’unique ressort du rock ce dernier en perd de l’interet.Un peu comme une tournée d’adieu d’un vieux groupe de sexagénaire qui n’en finirait jamais.De plus le mythe rock est facilement consommable et  perméable aux influences extérieures alors que l’histoire du rock n’a en soit aucune valeur marchande et reste libre et pure méme si elle exige une méthode scientifique.Dsl pour cette théorie j’essaie de refuser cette vision de” fin de l’histoire du rock”.

    Ps:J’essaierai d’etre plus mesuré et ouvert ,moins polémique. j’espère que tu n’as pas eut trop mal aux oreille avec ritchie.Oui j’ai une vision politique et sociétale du rock ce qui doit etre plus trop à la mode ou méme dépassé.

  13. Tout d’abord Who’s Next n’est pas infâme mais effectivement surestimé…Il représente quelque chose de différent et peux constituer une injure pour les fans hardcore des 3 premiers albums.
    Bravo Franck ! Tu résumes parfaitement le sentiment que j’éprouve après plusieurs semaines d’écoute de “The Who sell out” (que je n’aurais peut-être jamais réécouté sans cet article sur Who’s next). La critique de Rémi, que j’ai trouvée injustement iconoclaste, me dérange un peu moins après ce retour à la source de l’année 1967.
    Maintenant que celui qui a annoncé au passage que les Pixies sont un autre exemple de rock gros cul s’explique. Là ça devient incompréhensible …!

  14. Très intéressant ce débat sur et autour de Who’s next. Comme beaucoup, à la lecture de critiques élogieuses, j’ai acheté et écouté l’album. Mon opinion est que l’album est très largement surestimé. Cela pose la question des albums-indispensables-de-l’histoire-du-rock. Sur la foi des grands connaisseurs du rock, combien d’albums médiocres, décevants, pénibles, avez-vous, avons-nous acheté, écouté et essayé d’aimer ? Il est peut être temps de s’interroger sur quelques vaches sacrées du rock…Franchement, qui peut dire sérieusement aujourd’hui que Pet Sounds, Never Mind The Bollocks ou Tommy sont de grands albums ? Ces soi-disant “indispensables” recèlent quelques excellents morceaux mais sont surévalués. A l’inverse, Today des Beach Boys, Arthur des Kinks, Forever Changes de Love, Odessey & Oracle des Zombies  (sans parler de l’intégrale des Left Banke  ou, plus proche de notre époque, de l’album éponyme du groupe Cardinal) restent méconnus. Certains enregistrements sont sans aucun doute historiquement cruciaux, mais se révèlent artistiquement ineptes. Hélas, certains de ces disques “mythiques” font de l’ombre à des albums parfois bienn plus intéressant. Test : écoutez l’ultra-célébré Kick Out The Jams du MC5, puis passez-vous l’oublié High Time des mêmes. Vous saisissez la différence ? Si oui. il y a de fortes chances pour que Between The Buttons des Stones fasse partie de vos chouchous, et je suis prêt à parier que Loaded du Velvet appartient à votre discothèque idéale…Bon, merci à Planet Gong de décaper certains albums !!!
    1. Je partage entièrement ton opinion (à un tel point que c’en est presque louche).

      Je suis content de constater que je nous sommes pas les seuls à trouver Who’s Next incroyablement surcoté. Dès qu’on s’attaque à des vaches sacrées comme Pet Sounds ou
      Nevermind The Bollocks, les discussions sont toujours amusantes. Je pense m’attaquer bientôt à Let It Bleed ou IV de Led Zeppelin, il y a matière à discuter là aussi…

  15. Oh ben nan ! Pas Let It Bleed !! Rien que pour Gimme Shelter on peut pas descendre l’album… Après que ce soit surévalué, peut-être, mais dans ce cas ya pas mal d’autres grands disques qui vont tomber.

  16. Article hyper convenu assez mal écrit d’ailleurs qui n’a finalement aucun but si ce n’est de déclencher des commentaires
    Marrant de lire la profession de foi dans le bandeau à gauche qui m’avait interessé et de lire ça dans la foulée
    Quel interêt d’être une succursale de rock and folk ?

  17. Au vu de la lourdeur de votre prose, je doute que vous puissiez vous permettre de donner des leçons de style à quiconque.

    Et si, au lieu de vous concentrer sur la forme, vous nous parliez du fond ? Pourquoi cet article est-il sans but ? Pourquoi est-ce “sans but” de considérer Who’s next comme passablement surestimé ? Cela vous éviterait peut-être de plonger tête baissée dans ce que vous reprochez à cette chronique : alimenter la polémique pour ne rien dire.

  18. J’avais cru comprendre qu’il s’agissait ici de honnir les poses rock puériles, non ?

    Refuser les expressions comme ” riff atomique ” ou ” un jeu de guitare venu des tréfonds de l’enfer ” et écrire ” Entwistle essaie bien de relancer la machine par des lignes de basse venues d’ailleurs “, c’est drôle, non ?

    Tu lui donnes le droit de trouver l’album raté et surfait mais tu ne me donnes pas celui de trouver son article ridicule, c’est curieux.
    Face à une telle caricature à sens unique, que peut-on utiliser comme arguments ?

    1. “Refuser les expressions comme ” riff atomique ” ou ” un jeu de guitare venu des tréfonds de l’enfer ” et écrire ” Entwistle essaie bien de relancer la machine par des lignes de basse venues d’ailleurs “, c’est drôle, non ?”

      Oui, c’est drôle.

      “Tu lui donnes le droit de trouver l’album raté et surfait mais tu ne me donnes pas celui de trouver son article ridicule, c’est curieux.”

      Oui, c’est curieux.

      “Face à une telle caricature à sens unique, que peut-on utiliser comme arguments?”Le concept de “caricature à sens unique”, j’aime bien. Un peu redondant, mais sympa. Quant à la seconde partie de la phrase, tu te débrouilleras sans moi… Je me contente d’écrire des “articles hyper convenus, assez mal d’ailleurs”, pas de fournir des arguments.

      Merci d’avoir relancé la discussion. 

  19. Tu as tout à fait le droit de trouver son article ridicule, mais tu peux aussi expliquer pourquoi. Parce que je n’ai jamais vu en PlanetGong une succursale ratée de Rock & Folk. Il suffit de ne pas se cantonner à cette chronique sur “Who’s next” pour s’en rendre compte. Il y a ici légion d’articles sur les Black Lips, The Coral, Kula Shaker, The Go, bref, sur des artistes considérablement sous-estimés dont Manoeuvre et sa clique parlent trop peu (ou même pas du tout).

    Alors, résumer PlanetGong à “une ligne de basse venue d’ailleurs” me parait un raccourci un peu facile, et surtout très erronné.

    Donc, pourquoi aimes-tu “Who’s next” ?

    PS : non, je ne suis pas employée par PlanetGong pour traquer leurs détracteurs avec mon clavier magique.

    1. Merci Alex, tu viens de me sauver mon dimanche matin.

      Concernant Saint-zou, qui s’est manifestement levé avec une envie de se la jouer rock-star et de dézinguer à tout va…. que dire ? T’es venu, t’as fait ta pub pour ton site. Les gens vont cliquer sur ton lien pour voir qui est celui qui a déclenché la polémique à deux balles… Bien joué, t’as réussi ton coup.

      Content d’avoir pu servir de défouloir. J’aime beaucoup le fait que tu juges l’article de Rémi “mal écrit” et que tu parles de “polémique pour ne rien dire” alors que tu viens d’accomplir les deux dans ton commentaire. Ton refus de toute forme de ponctuation fait d’ailleurs plaisir à voir.

  20. Hé bé, sont succeptibles les pépères !
    J’ai l’impression que dans le fond , vous vous prenez vachement au sérieux, non ?
    putain, j’suis curieux de savoir combien de millions de personnes vont cliquer sur le lien qui mène à mon site !
    Sans rire, vous êtes sérieux ?

    1. Rhô oui, susceptibles à mort, et puis über-sérieux en plus.

      Tu fais la vierge effarouchée alors que ce matin t’as posté un commentaire bêtement agressif. Après tu prends la pose du mec cool, “oh les pépères”.

  21. Je rêve ou plutôt non c’est un cauchemar….Tant de mauvaise foi sur ce disque et ce groupe, lancés par des gens qui n’y connaissent rien…lamentable. Allez écouter Indochine ei Mylène Farmer, regardez la Star’Ac ou la nouvelle star, mais foutez-leur la paix !!

  22. Désolé, pas le temps… disons que c’est sentimal, rien que pour Behind Blue Eyes. Pour info, j’ai 60 piges et j’écoute en ce moment Lollipop Shoppe !

  23. Rololo, les commentaires ras-du-bonnet !

    Dans les légions de finards qui viennent poster ce genre d’inepties (cf. comm n°29), et pas que sur Planet Gong, combien visitent réellement les sites où ils viennent se purger à peu de frais ? Il y a des centaines de chroniques sur ce site, mais on vient déverser sa bile et dénigrer (euphémisme) ses auteurs sur une chronique qui-dit-pas-du-bien-d’un-disque-de-leur-groupe-chouchou… 

    Pour ma part, je n’ôterais pas une virgule au commentaire n°22 de Bruno (pas d’accord sur “Pet sounds”, mais bon ;-)). Il me semble que la majorité de ce que j’écoute date de la décennie 70 ou s’en inspire plus ou moins directement, mais il faut, je crois, savoir faire le tri. Non, tout ce qui vient des sévantizes et a marqué son époque n’est pas formidable, loin s’en faut… Les classements divers et variés pondus pour “les 50 ans du rock” m’ont amené à écouter ou ré-écouter pas mal des “vaches sacrées” de l’histoire du rock citées dans ceux-ci. 

    Ma conclusion : il reste toujours des piédestaux à déboulonner, et une fois cela admis, ça peut vous inciter à aller fouiller plus profondément et découvrir des trésors plus ou moins cachés qui ne se retrouvent presque jamais dans ces paresseuses listes.

    Et oui, “Who’s next” mérite qu’on l’écorne, même si le final de “Baba O’Riley” est splendide.

    Et puis, des articles “mal écrits” ou “sans arguments” sur Planet Gong (même si c’est pour critiquer négativement un album ou un artiste que je chéris), je n’en ai pas encore vu.


  24. Je comprends ta peur sur la suprématie du métal dans les années 1980

    AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaa

    Pour en revenir au sujet,
    Ok “Who’s Next” est peut être surrestimé.
    C’est vrai qu’on a du mal à retrouver la qualité de leur premier ( et meilleur ) album (out in the streets, legal matter, my .. jpeux citer tout l’album jcrois… ) ou le son n’était pas couvert par des synthés ou autre bordel… Ok les chansons durent 5minutes en moyenne… Mais… C’est toujours leur son. C’est toujours les Who, ils ont toujours la même énergie ( voir plus ), ils ont évolué c’est tout. Y’a qu’a écouter A quick one, The who sell out, on sent l’évolution pour toujours chercher un petit quelque chose de plus qui évite de stagner, ils sortent du lot (avec les synthés par ex), testent de nouveaux sons ( et je pense que ça en a inspiré plus d’un ) mais c’est toujours eux…on a toujours des bons lyrics ( my wife, behind blue eyes, won’t get… ) De très bons musiciens… Enwistle à la basse! On peut pas appeler ça du rock fm ! pourquoi? parcequ’ils étaient des précurseurs, le “rock fm” existe même pas à cette époque, In Rock de deep purple a à peine 6mois… alors d’accord on peut le rabaisser mais faut nuancer… On peut pas dire que ça soit de la merde, il faut le replacer dans son contexte, prendre en compte son impact, et peut être qu’on peut en conclure si on aime pas, que certaines parties de l’album ont mal vieillies ( the song is over par exemple )… moi perso, je m’en vais remuer mon “gros cul” sur “Bargain” dans mon camion de beauf. héhé

    ps : “on s’est jeté dessus quand on avait 15ans, et comme à l’époque on n’avait pas encore l’esprit critique aussi affuté…” ça explique peut être mes goûts, désolé… (ahah)

  25. Bon on en sortira pas, et le pire c’est qu’on aime la même muse…Je suis venu sur ce blog (très bien fait d’ailleurs) par hasard, mais ce qui me gêne quand même c’est l’apologie de la mauvaise foi, qui pour moi est une des pires calamités de l’époque actuelle ou personne ne veut prendre ses responsabilités. Mauvaise foi entre automobilistes, patrons et employés, hommes politiques, etc… Alors pensez ce que vous voulez et continuez vos discussions stériles dans lesquelles je regrette de m’être introduit et surtout calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose! Allez, tcho!

    1. Bon déjà, je ne promulgue pas la mauvaise foi, j’exprime juste ma mauvaise foi. Rémi de son côté demeure bien entendu d’une objectivité totale.

      Par contre, tu sors les gros mots dès qu’on exprime son désaccord avec toi. Ton “calomniez, calomniez” est assez ridicule, on s’approche dangereusement du point Godwin…

  26. tout à fait d’accord avec cette article, jamais pu écouter cet album jusqu’au bout, c’est une quasi torture quand on sait aussi à quel point je vénère les who des sixties

    et puis les “michels du rock” qui viennent s’offusquer tel des vierges effarouchées, on passe son chemin quoi et on retourne écouter son rock gros cul

  27. Je partage entièrement votre avis sur Who’s Next, l’un des disques les plus surestimés de l’histoire du rock (surtout quand on voit le relatif oubli dans lequel est tombé un The Who Sell Out).

    Par contre j’adhère moins à ça : “Megadeth, Rainbow… le genre de groupe dont on subit les méfaits en raison de l’inutile course aux décibels engendrée par des albums tels que Who’s Next ou l’entière discographie de Deep Purple. Ca gueule, ça porte des fringues et des coiffures pas possibles, et c’est gros-cul. Pour moi ça représente le pire des années 80.”

    Déjà, Rainbow et Deep Purple ont sévi dans les années 70, pas 80. Ensuite, la discographie de Deep Purple est assez hétéroclite, également en terme de style. Peu de rapport entre le Purple mk1 qui était dans un trip prog’ pompier façon Vannila Fudge et le mk2 qui a produit le brutal In Rock. De la même façon, le mk4 (avec Tommy Bolin) était dans un style hard-funk/soul bien différent. Le côté gros-cul est plus ou moins présent sur certains disques, mais c’est pas forcément une généralité (les quelques morceaux chantés Glenn Hughes en particulier ne le sont pas).

  28. C’est vrai que ce disque vieilli un peu mal.
    Moi j’ai ce problème avec la discographie entière des Led Zep. Blues plagiés et enflés sur des rythmes balourds, compos surestimées souvent médiévales, guitares à deux manches, manque total d’humour…et ce chanteur castrat qui n’en fini pas de gémir. Un vrai trip de techniciens sans âme.
    Cela fait mal quand le “rush” de coke retombe. 
     

  29. Les Who c’est pas led zep, faut arrêter les conneries .
    Et puis faire l’apologie d’un groupe comme The Muggs ( que j’aime pas mal d’ailleurs ) et dire que les who c’est du rock gros cul, c’est pas se contredire ?

  30. J’ai déjà dit ce que je pensais de cet album des Who plus haut. Par contre comparer les Who et les Muggs j’ai du mal à saisir. La différence ? elle est quand même à chercher du côté du blues, qui imprègne les compos de The Muggs et est complètement absent des Who…

  31. ” Moi j’ai ce problème avec la discographie entière des Led Zep. Blues plagiés et enflés sur des rythmes balourds, compos surestimées souvent médiévales, guitares à deux manches, manque total d’humour…et ce chanteur castrat qui n’en fini pas de gémir. Un vrai trip de techniciens sans âme.
    Cela fait mal quand le “rush” de coke retombe.”

    C’est bizarre cet analyse… c’est comme dire qu’on n’aime pas Federer parcque trop tecnique, sans humour, trop inspirer Sampras, trop suisse… lol. Zep serrais trop Hard (balourds) trop Blues, trop sérieux (?) et l’inspiration Folk (lorique) … tout me semble définir une leur univers… Autant je peut comprends qu’on peut ne pas aimer, mais j’ai du mal à saisir la pertinence de cette raisonnement. Manque de curiosité pour d’autres styles, d’autres univers…

    PS Pourquoi ne plus signer que comme Gros Con?

    1. Je sais pas si le site a des bugs, mais t’as l’air un peu nervous de la souris ! Bon, le coup d’écrire Gros au lieu de Vieux, c’est quand même assez drôle.

  32. chronique des muggs sur planetBong :


    Ses onze pistes sont en effet d’une efficacité remarquable : marqués par les premiers albums de Led Zeppelin, de Black Sabbath, mais certainement aussi par ceux de Cream et de Deep Purple, le groupe livre ici des chansons rock implacables.

    commentaire de Eric sur Who’s Next :

    ” hard-rock, genre musical qui m’horripile, du moins mauvais au pire (de Deep Purple à Kiss donc). “

    “l’inutile course aux décibels engendrée par des albums tels que Who’s Next ou l’entière discographie de Deep Purple. Ca gueule, ça porte des fringues et des coiffures pas possibles, et c’est gros-cul.”

    Et Black Sabbath, alors, me demandez-vous ? Oui, eux aussi… Mais dans ce cas précis, c’est plus métal gros cul.”
    Contradiction?

    Et puis pour moi, Who’s Next n’est pas culte. Je sais l’apprécier à sa juste valeur. Et je trouve que c’est un bon album, qui a peut être mal viellit, mais loin du rock fm. Cependant, je comprends que ça énerve un peu de voir la “populasse” s’enthousiasmer pour cet album (hit parades, ” 28e au classement Rolling Stones des 500 meilleurs albums de tout les temps .”)… et je comprends que sur un site qui revendique le bon goût,en essayant d’être original, on ai du mal à partager ( et à supporter ) l’avis de la masse mais bon c’est pas une raison pour détruire l’album… faut nuancer… le remettre à sa place ok, dire que c’est beauf, pas tant.

    Disons que la passion a emporté Rémi, ou la douce satisfaction de foutre le bordel.

    Bon article en tout cas.

    1. Bwarf, c’est pas une histoire d’avoir du mal à “partager (et à supporter) l’avis de la masse”, on ne cherche pas à être originaux à tout prix. On est heureux d’aimer des trucs que la “masse” aime, comme les Beatles, les premiers Stones, Bowie, Lou Reed et le Velvet, les White Stripes… On ne choisit pas d’aimer ou de ne pas aimer un truc, non ?

      En l’occurence, Rémi et moi sommes d’accord pour dire qu’on s’emmerde en écoutant Who’s Next (qui n’est pas le pire album de tous les temps, mais un album incroyablement surestimé), on partage sur PlanetGong ce sentiment par rapport à un album, point barre (“la douce satisfaction de foutre le bordel”, pfffffff, quelle foutaise, et dans quel intérêt d’abord ?).

      Y a certains disques comme ça, comme Pet Sounds ou Never Mind The Bullocks, qu’apparemment on n’a pas le droit de toucher, c’est marrant. On nous dit tout de suite “c’est facile de cracher sur eux”, “hagnagna monument”, et après t’as des mecs qui s’emballent et qui parlent de “calomnie”… c’est marrant, on finit par s’habituer.

      Pour les Muggs, il faut remettre les choses dans leur contexte : on est heureux de trouver des groupes comme eux en 2009. En plus ils sont loin des clichés cités plus hauts (fringues, cheveux, solos de batterie de 20 minutes…) : c’est 3 mecs de Detroit pas prétentieux pour un sou qui font un hard-rock high energy d’excellente qualité, ça n’a pas grand chose à voir avec les morceaux de Who’s Next qui n’ont plus rien de blues, ou du hard-rock qui nous insupporte à la Guns & Roses…

  33. Aux fanas de Led Zeppelin :
    Je suis d’accord pour le requestionnement des vaches sacrées. Certaines survivent…d’autres pas. Dans mon patelin Led Zep=Dieu…désolé je n’achète pas plus que Who’s Next …et ce après tant de tentatives d’écoute pénibles, vous avez droit de penser le contraire. Ces messieurs Zep dans leur débuts ont élevé le plagiat au rang d’art lucratif ( faites vos recherches c’est un fait très documenté) pour ensuite inventer le culte du médiéval-métal à coup d’archet dans la Les Paul et d’absence de retenue.
    Si vos seuls arguments contraires sont l’insulte personnelle, alors vous me confirmez seulement dans mon opinion.

  34. C’est moi qui fait des fautes d’orthographe mais c’est Vieux Con qui lis mal le français…

    C’était vraiment un erreur de ma part !  Je ne cherchais pas à t’insulter. Après, je pense que tu n’a pas compris le reste se ma message…

  35. Plus tard, dans 20 ans, les gens parleront de “not invited” comme ils parlent de ” where is my mind” aujourd’hui. Ecrivez plutot la dessus.

  36. Que de tensions ! Eric ça promet quand tu vas pondre la chronique de Radio Moscow ! T’as intérêt à la peaufiner… :-)))

    Sinon Vieux Con, n’en veux pas à Mb : comme tu peux le voir c’est quelqu’un qui a de la retenue, et je pense que tu peux la croire si elle dit qu’elle a fait une petite erreur de frappe !

    Pour en revenir à Who’s Next… ce vinyle m’a été donné par mon oncle en 1986… j’avais 11 ans, àa fait donc 23 ans que je l’écoute. Il est sentimental pour moi car il marque pour moi la découverte de cette musique que je vénère (c’est aussi pour ça qu’il illustre le fond de mon blog…).
    Pour autant depuis 23 ans j’en ai écouté et digéré des groupes, et force est de constaté que le soufflé est retomber et que j’ai du mal à m’enthousiasmer désormais pour cet album.
    Il faut bien voir que ce disque, et Sticky Fingers des Stones (qui lui est une réussite) marquent une rupture avec les sixties, peut être finalement plus importante que l’explosion du hard rock. Le rock commet son péché originel… Mais les Who n’ont pas à endosser néanmoins ce qui a suivi, mais tout à commencer là.

    Au final il reste un disque sympathique, jamais chiant mais qui n’explose jamais. D’ailleurs un petit test : vous souvenez vous de la toute première fois que vous avez écouté “Won’t Get Fooled Again” ? Je suis sur que vous vous souvenez d’un morceau qui explose. Et bien après plusieurs années, on se surprend à constater qu’en fait le morceau n’atteint jamais les sommets qu’on lui prêtait la 1ère fois qu’on l’a écouté.

    C’est un album qui a un énorme capital sympathie pour diverses raisons mais qui ne doit pas entâcher le débat sur ses qualités et ses défauts.

  37. Vieux Con>

    “Aux fanas de Led Zeppelin :
    Je suis d’accord pour le requestionnement des vaches sacrées. Certaines survivent…d’autres pas. Dans mon patelin Led Zep=Dieu…désolé je n’achète pas plus que Who’s Next …et ce après tant de tentatives d’écoute pénibles, vous avez droit de penser le contraire. Ces messieurs Zep dans leur débuts ont élevé le plagiat au rang d’art lucratif ( faites vos recherches c’est un fait très documenté) pour ensuite inventer le culte du médiéval-métal à coup d’archet dans la Les Paul et d’absence de retenue.
    Si vos seuls arguments contraires sont l’insulte personnelle, alors vous me confirmez seulement dans mon opinion.

    Quelqu’un t’a déjà répondu par cet article paru sur un excellent blog : http://planetgong.over-blog.com/article-5282078.html

  38. Quel merveilleux article !!!

    Je ne suis pas vraiment d’accord…mais qu’est-ce que je me marre ! Bravo pour ce panache, Rémi !

  39. C’est vrai que “rock gros cul”, c’est bien trouvé… quoique j’aurais plutôt dit “rock gros bras”, parce qu’il y a un côté “héroïque” assez lourd sur cet album qui me laisse un peu sceptique… il y a des chansons que j’aime bien, mais le côté “torse bombé & testostérone”, ça me “gonfle” un peu…

    Par contre, j’aime beaucoup Tommy… bon, pas vraiment le concept, l’histoire, cette idée batarde “d’opéra-rock” (même si le premier “opéra-rock”, S-F Sorrow des Pretty Things, est – lui – génial)… mais sur Tommy, il y a tout de même plein de grands titres… et même s’il y a ce côté un peu “héroïque”, je trouve que c’est moins lourdingue que sur Who’s next…

    Sinon, il y a beaucoup de trucs qui m’ont fait bondir dans les commentaires… Jethro Tull, dans le meilleur du rock progressif ???? On n’aurait guère fait mieux que rising de rainbow ??? J’ai failli m’étouffer…

    Enfin, moondog dit : Moi, j’aime les losers! N’est-il pas plus subversif de défendre Genesis, Yes et Deep Purple? Les Sex Pistols, les Clash, les Damned, les Buzzcocks ont le beau rôle: ils sont devenus des artistes bénéficiant d’une reconnaissance unanime et officielle. Il n’y a rien de plus chiant que l’unanimité.

    Si on raisonne comme ça… laisse tomber Deep Purple, qui n’est pas si attaqué que ça, qui a tout de même une image ps trop mauvaise dans l’histoire du rock, et achète-toi les intégrales de Céline Dion, Obispo, Tokio Hotel et Bon Jovi… c’est 100 fois plus “subversif” d’être fan et défendre ces gens-là dans le petit monde du rock que deep purple (et même yes ou Genesis)…

    Bref, c’est un raisonnement que je comprends pas trop… écouter de la merde pour ne pas faire comme les autres (enfin, comme les fanas de rock), je vois pas vraiment l’intérêt…

  40. La rupture côté des Who, elle viendrait pas plutôt dès Tommy? Cette horreur est bien plus indigeste que Who’s Next et son impact bien plus catastrophique! C’est quand même cette aberration qui a popularisé l’opera-rock et donné de l’élan à tous les futurs groupes progressifs. Tout ça en plus de ruiner définitivement l’image des Who…

    1. Oui, tu as raison. C’est le moment où le groupe devient pompeux. Ce qui sauve Tommy pour moi, c’est la qualité des morceaux, encore dans la lignée de leurs meilleurs singles (“Pinball Wizard, “I’m Free”), on y trouve aussi quelques morceaux de bravoure comme “Underture”, et la rythmique Moon/Entwistle fait des merveilles tout au long de l’album.

      Bon, après la narration provoque quelques horreurs qui ne rendent pas service à l’album, mais je ne peux m’empecher de l’apprécier.

  41. Je reprends le fil de l’histoire et je me rends compte que l’article sonne faux . The who n’a pas inventé le rock gros cul avec the who’s next au contraire il s’agit encore d’une phase d’expérimentation. Les lignes de synthé ont pris des mois à etre réalisé et l’orchestration générale est de haut niveau . De plus la carrière du groupe n’est pas fini (quadrophenia) . the who’s next est en fait l’album le plus connu du groupe , il n’est pas le meilleur mais reste un incontournable. the who’s next dérange car il ne peut pas etre placé dans une case précise , ce n’est pas du rock lourd mais du rock and roll puissant , il n’est pas élitiste et il est intimiste par moment .Seul ici compte le talent des musiciens qui est immense à cette époque.

    1. “The who n’a pas inventé le rock gros cul avec the who’s next au contraire il s’agit encore d’une phase d’expérimentation”

      Oui, évidemment. C’est valable pour tous les domaines, de la musique à la science en passant par la peinture. On ne décide pas d’inventer un truc, on ea des idées, on expérimente, on accouche d’un produit fini, et ce n’est que des années plus tard qu’on peut juger si cela a créé un mouvement, un mode, un genre, une théorie. En l’occurence, les expérimentations des Who ont abouti à un son qui a été à l’origine d’un des grands crimes des années 70 : le rock gros-cul que le punk a eu le mérite de dynamiter.

      Pour être complet, je pense que les Who ont posé les bases du hard-rock avec leur fabuleux Live At Leeds enregistré pendant la tournée 1969. Avec Led Zeppelin et le Jeff Beck Group, ils ont crée ce son lourd, orienté blues et rock’n’roll. Par contre, je pense que ce Who’s Next, brillant par moments mais globalement moyen, a pavé la voie pour tous les groupes hard-rock patauds des années 70-80. Sans “Won’t Get Fooled Again”, pas de “Final Countdown” d’Europe, etc. Franchement, en écoutant le poussif “Bargain” on a du mal à reconnaître la section rythmique démoniaque derrière “Substitute”, “I Can See For Miles”, “A Quick One”…

      Le fait que l’orchestration ait pris des mois n’est pas un gage de qualité, tout comme le fait que les musiciens soient excellents. Si tu te fies sur ce critère, Yes est le plus grand groupe de tous les temps. Après, dire que Who’s Next “n’est pas élitiste”… n’oublions pas quand même que Townshend voulait à l’origine faire un nouvel opéra rock double intitulé
      Lifehouse. Pas élitiste certes (car destiné à un grand public), mais sacrément pompeux. Je pense qu’à un moment donné Townshend s’est sacrément égaré, et que Who’s Next en est la conséquence.

      Réjouissons-nous : si Lifehouse avait vu le jour dans le même format que Tommy (ou Quadrophénia, qui m’emmerde profondément), on aurait eu un disque indigeste, le fait
      d’avoir la version light avec Who’s Next permet au moins de se dire qu’on a échappé au pire.

  42. J’ai toujours trouvé Behind Blue Eyes assez niaise. Mais Baba O’riley, avec sa boucle au synthé super chiante, bah je l’aime bien. Pareil pour Won’t get fooled again, on l’a trop entendue (merci
    les experts) mais je trouve que les paroles gardent une certaine vérité, et y a quand même de l’énergie dedans 😉

    Oui, ce disque est surestimé, mais cela ne le rend pas totalement immonde et abject pour autant.

    Et si on verse là-dedans, les Velvet aussi c’est surestimé. Parce que Lou Reed tout seul, ça va. Un peu mollasson par fois mais ça va. Mais the Velvet Underground & Nico, à part faire pousser
    les plantes franchement ça sert à quoi ?

  43. The who et le velvet c’est un peu les contraires, les premiers ont fait une musique générationnel les autres ont essayé de montrer à quel point leur génération était nulle et leurs société
    pourrie. Les premiers ont popularisé le rock, les deuxièmes ont essayé de reprendre la culture underground des années 1960 d’ou le succès limité du velvet à leur débuts.

  44. alex, le velvet, je sais pas trop ce que tu peux leur reprocher, leur trois premiers albums sont des grands disques, rien à jeter, l’album à la banane est juste parfait pour moi,

    leur musique a eu un tel impact sur la suite, difficile de ne pas dire qu’on a affaire à un grand groupe

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