THE ZUTONS. Live Fièvre communicative (Mercredi 26 Avril 2006)

Moins d’un mois apres avoir presente en exclusivite les morceaux de son nouvel album au Camden Koko (excellent concert), The Zutons sont de retour a Londres pour defendre ce Tired Of Hanging Around qui a recu un accueil un peu tiede de la part de la presse britannique.

La derniere fois, c’etait l’excellent groupe rockabilly Vincent Vincent & The Villains qui ouvrait pour les liverpuldiens. Ce soir, alors qu’on s’attend a voir les Little Flames, nouvelle signature du label Deltasonic (The Zutons, The Coral, The Dead 60s…), surgit Howie Payne, chanteur des Stands (groupe qui n’existe plus aujourd’hui) et frere de Sean Payne, batteur des Zutons. Suite a un empechement, on lui a demande d’effectuer la premiere partie de ces derniers. Simplement arme d’une guitare acoustique, le frangin s’execute et livre une prestation touchante composee de morceaux de ses deux albums comme « When This River Rolls Over » (ou il est rejoint par Abi, saxophoniste des Zutons) et « Here She Comes Again » ainsi que quelques nouvelles chansons toujours dans ce registre Bob Dylan/Neil Young. Une bonne surprise.

Lorsque les Zutons arrivent et que « Zuton Fever » explose dans les enceintes, le public entre en transe, un etat qu’il ne quittera plus jusqu’a la fin du concert. Les morceaux du premier album sont des hymnes que les gens connaissent par coeur et chantent a tue-tete. Mention speciale a « You Will You Won’t » (qui possede un groove monstrueux), l’energique « Havana Gang Brawl », et les ballades « Confusion » et « Remember Me ». Mieux encore, les chansons du deuxieme album se revelent egalement taillees pour la scene et trouvent une nouvelle profondeur live. Les Zutons en concert sont nettement plus rock’n’roll que sur disque et les meilleurs morceaux de Tired Of Hanging Around comme « Valerie », « Why Won’t You Give Me Your Love » et « It’s The Litttle Things We Do » sont emplis de cette folie douce qui nous plait chez ces liverpuldiens et qui manque cruellement a ce deuxieme album en retrait par rapport a Who Killed The Zutons?.

En rappel le groupe envoie son single paru entre les deux albums « Don’t Ever Think Too Much » – peut etre leur veritable tube – avant de partir dans l’odyssee aux fragrances orientales de « Zutonkhamun » qui leur permet de s’egarer dans des improvisations jazz-rock qui finissent de mettre le public a genoux. On sort de ce concert le sourire scotche aux oreilles apres un spectacle rafraichissant execute par un des groupes les plus sympathiques et engageants qu’on connaisse. Les Zutons sont passionnes par leur musique et s’eclatent veritablement sur scene. Cette energie communicative fait de leurs concerts des moments a cherir, des instants d’eternite ou tous les soucis de la planete vont se faire voir. La meilleure therapie aux malheurs du monde.

 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

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