THE DRAYTONES – Up In My Head Obsessions sixties

(1965 Records 2008)

Après un remarquable EP de garage-rock sous forte influence British Invasion (Forever On, sorti en 2007), The Draytones proposent avec leur premier album une sélection de morceaux qui devrait à nouveau satisfaire les amateurs du genre.

Trio argentino-anglais basé à Londres et habité par une obsession pour la pop telle qu’on la pratiquait dans les années soixante en Angleterre, The Draytones peuvent être décrits comme une version moderne des Yardbirds ou des Pretty Things première période. Leur beat 100% rétro carbure à la nostalgie et aux mélodies finement ciselées, leur son sixties travaillé (harmonies sucrées, rythmique beat minimaliste avec tambourin, guitares vintage) est un délice. Leur label s’appelle 1965 Records, cela ne s’invente pas.

Tout au long de cet excellent Up In My Head, The Draytones démontrent un savoir-faire indéniable en matière d’écriture et d’interprétation. Leur répertoire oscille entre pépites façon Nuggets (on pense à « Turn It Down », proche de « LSD » des Pretty Things ou « After All » qui recycle un riff des Kinks déjà emprunté par Blur sur « Song 2 ») et ballades pop façon Fab Four (« As High As I Can », « Summer’s Arrived », « I Have To Go »).

Tout cela est joué avec compétence mais révèle parfois quelques limites tant l’exercice frôle le pastiche par moments. Pour cette raison, on préfère les Draytones quand ils partent dans des voies plus audacieuses. Que ce soit sur le jazzy « On The Way » (agrémenté d’un doux theremin), la pop psychédélique douce de « Throwing Stones » ou le blues-rock de « Heart Shaped Line », on apprécie de voir le groupe prendre des risques et sortir (un peu) des rails. Pour autant, leurs morceaux estampillés sixties ne sont pas mauvais, bien au contraire. La qualité des mélodies de « Summer Is Arrived » et « After All » et la classe que démontre le groupe sur « Don’t Talk To Me » sont autant d’indications que les Draytones sont un groupe à suivre.

  

 

Tracklisting :

1. Turn It Down *
2. After All
3. Heart Shaped Line *
4. As High As I Can
5. On The Way
6. Don’t Talk To Me *
7. Summer’s Arrived *
8. I Have To Go
9. Throwing Stones
10. Flowers On The Bridge

Découvrez le son sixties des Draytones : www.myspace.com/thedraytones

La vidéo de « Turn It Down » :

 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

11 Comments

  1. Donc si on veut te reconnaître c’est « espadrille, pipe et rouflaquettes »?
    :-)))
    Moi idem je veux pas rater ça ! et le 12/02 c’est Sonic Chicken 4 et le 16/02 les démentiels Black Diamond Heavies !!!

    Ils sont forts à la Mécanique Ondulatoire

  2. Bon j’ai eu beau reluquer tous les mecs avec un badge pas de The Go en vue ! Sauf un gars derrière moi pdt les Draytones mais dont j’ai pas pu distinguer les badges à cause de l’obscurité !
    La prochaine fois j’en arborerai un de The Rascals !

    Bon sinon pas mal les 2 concerts dommage que le son soit aussi assourdissant à la Méca. Mais bon un peu normal dans une cave ! du coup je pense aller revoir tout ce beau monde le 18/02 au Backstage.

  3. Je soupçonne notre taulier de faire 1m30, donc t’as p’têt pas regardé où il fallait 🙂
    J epasse du coq à l’ane : je l’ai remarqué car c’est pas tout le temps le cas à la méca, yavait pas mal de filles à ce concert. C’est les Draytones qui font aimants à nanas ou ?

  4. T’as du causer avec le môsieur qui organise tous ces concerts alors… Il était bien agrippé au bar ! C’est lui qui organise la soirée du 12 avec les Sonic Chicken 4 d’ailleurs. Béni soit cet homme dont je ne connais pas le nom.

  5. yes j’ai vu ça tout à l’heure aussi

    personnellement je suis pas sûr que ce soit très efficace comme technique mais bon

    surtout quand on voit ce que ça a donné en France

    Grégoire, soit l’une des choses les plus infâmes que la musique française ait produite ces dernières années

    encore pire qu’ Olivia Ruiz, Vincent Delerm ou Izia

Laisser un commentaire