JACUZZI BOYS – No Seasons Don't judge a book by its cover

(Florida’s Dying 2009)

Si elle ne change pas le monde, une bonne chanson peut troubler la vie de celui qui l’écoute, ou au moins envahir son quotidien pendant quelques semaines. Jacuzzi Boys nous sont tombés dessus par le biais d’une vidéo Youtube partagée sur un réseau social. En trois minutes on a compris que l’achat de leur album allait s’imposer, pas une mince affaire étant donnée sa distribution limitée en nos contrées.

Fondamentalement, cet album n’a rien de révolutionnaire. Jacuzzi Boys surfent sur la même vague que les groupes américains les plus intéressants du moment : Harlem, Soft Pack, Fresh & Onlys. Comme dans chaque mouvance (ou mode, c’est comme vous voulez), il y a toujours les instigateurs et les opportunistes. Alors que des groupes tels que Wavves ou Dum Dum Girl sortent leur albums sur Fat Possum et Sub Pop (preuve que tous les labels veulent posséder leur groupe garage), la scène lo-fi semble encore saine, mais pour combien de temps ? 

No Seasons est sorti en décembre 2009, ce qui atteste que les Jacuzzi Boys ne datent pas d’hier. et ne sont pas une simple bande de suiveurs. A quoi reconnait-on un bon album ? Pas aux noms ronflants sur la pochette (d’autant que celle-ci est particulièrement laide et n’incite pas à l’écoute), mais à la qualité de ses chansons. A l’image d’Hippies de Harlem – album au son très proche – le premier album des Jacuzzi Boys possède une tripotée de morceaux enthousiasmants de simplicité et de fluidité mélodique : « Island Ave » (la chanson-révélation), « Komi Caricoles », « Smells Dead ».

Seul reproche cependant, le groupe manque un peu de personnalité, d’une identité forte pour vraiment les faire sortir du lot. Souvent, le meilleur moyen de se faire remarquer demeure de sortir un morceau imparable, un « tube » en quelque sorte. Harlem ont « Gay Human Bones », Soft Pack ont « Answer To Yourself », Strange Boys ont « Be Brave », mais tout aussi bon que soit No Seasons, Jacuzzi Boys n’ont pas encore écrit le grand morceau qui les fera passer à la postérité, le titre imparable au son immédiatement reconnaissable.  Ce sera pour le deuxième album sans doute, car ce premier essai dévoile un potentiel intéressant qui ne demande qu’à s’épanouir.

 

 

Tracklisting : 

1 Blow Out Your Lights
2 Smells Dead *
3 Fruits
4 Island Ave. *
5 No Seasons
6 Komi Caricoles *
7 Throwing Stones
8 Planet of the Dreamers *
9 Dock
10 I Saw It All
11 Burn It Down
12 The Park (Dig It)

Le MySpace du groupe : www.myspace.com/jacuzziboys

 

Vidéos :

« Island Ave. » (version EP légèrement différente)

 
« Smells Dead »
 

 

Vinyle :

Une des pocherttes les plus repoussantes qu’on ait vu de longue date, accompagné d’un insert tout aussi mal dessiné.

Jacuzzi Boys - No Seasons

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

11 Comments

  1. à part ça je vois pas trop le soucis de signer chez Sub Pop? les Dum Dum Girls ne sont pas pour autant des vendues (enfin je devrais dire une) et je vois pas pquoi elles (elle) se priveraient
    d’une exposition plus importante avec un label indé plus important

    d’autant plus que Harlem est chez Matador (tout comme l’était Jay Reatard) et les Strange Boys chez Rough Trade, deux labels indé de grosses tailles, comme Sub Pop

    tjs est il que c’est mieux que les gens écoutent du très bon lo-fi (comme peuvent l’être les chansons « jail la la » ou « king of the beach » qui sonnent comme des tubes parce que ce sont de SUPER
    chansons) plutôt que RHCP, du punk à roulette californien etc

  2. bon j’ai pas encore écouté l’album de Wavves donc je ne peux juger sur pièce

    j’ai été déçu par le disque des Dum Dum Girls mais je crois néanmoins qu’elles ont beaucoup de potentiels et « jail lala » sonne comme un vrai tube ce morceau a beaucoup beaucoup de classe, du coup
    je suis surtout déçu parce que malheureusement à deux trois exceptions près (i will be par exemple) l’album ne brille pas de la même manière que ce superbe single

    tjs est il que clairement les plus grosses maisons de disques ont surement besoin d’une chanson « qui tue » pour pouvoir vendre aux « masses » (c’est pas gagné pour qu’un de ces groupes soivent
    VRAIMENT populaire qd même) du lo-fi mais je ne me fais pas trop de soucis qd même, la plupart des disques (exception faite de captured tracks dont les dissques sont chers et chiants à trouver)
    sont facilement dispo pour ceux qui le veulent (c’est pas plus difficile à paris de trouver le ty segall que le dum dum girls en vinyle, ils les ont grosso modo dans les mêmes boutiques)

    en tout cas j’ai vu les deux groupes sur scène et je les ai tous les deux bien apprécié, et je trouve qu’ils ont eu le mérite de sortir des chansons pop magnifiques à défaut de pouvoir tenir la
    route à ce niveau là tout le long d’un lp

    sinon chez Sub Pop il y a aussi les excellents male bonding…anglais, et il y a une petite scène qui se forme autour de label comme italian beach babes (spectrals, maze, male bonding, fair ohs,
    lala vasquez…)

  3. Très bon disque que ce Jacuzzi Boys, concernant Wavves j’avais chroniqué leur précédent qui n’était pas terrible, du coup ça m’a pas donné envie d’écouter le suivant.

    Pour les Dum Dum Girls, pas trop emballé mais pas trop écouté non plus !

  4. « Jacuzzi Boys n’ont pas encore écrit le grand morceau qui les fera passer à la postérité, le titre imparable au son immédiatement reconnaissable.  Ce sera pour le
    deuxième album sans doute
     »

     

    Waouh, tout bon

  5. « Jacuzzi Boys n’ont pas encore écrit le grand morceau qui les fera passer à la postérité, le titre imparable au son immédiatement reconnaissable.  Ce sera pour le deuxième
    album sans doute »

    Je trouve que la chanson « Smells Dead » remplit parfaitement cette fonction, un morceau simple, efficace, un truc qu’on peut écouter en boucle sans se lasser, non ?

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