THE KOOKS – Konk. La même recette La même recette

(Virgin 2008)
 

Deux ans après, The Kooks reviennent avec la même soupe dans un emballage différent. Pas de quoi s’affoler à nouveau, même si les fans ont encore propulsé leur groupe préféré en tête des charts anglais. A l’inverse, la presse s’est amusée à descendre cet album avec autant d’empressement qu’elle avait mis à monter le premier au pinacle du rock moderne. Souvent dans les chroniques, le titre Inside In / Inside Out était suivi d’une floppée d’étoiles. Konk, au contenu similaire, est aujourd’hui lynché de façon quasi-unanime.

Que reproche-t-on aux Kooks ? On ne sait trop, on soupçonne que l’air du temps n’est plus à une pop-folk gentillette. Pour ceux qui n’attendaient rien de cet album, comme nous, Konk (oui, comme le studio de Ray Davies où il a été enregistré) mérite autant l’écoute que son prédécesseur. Tout aussi poli et convenu, il propose une paire de morceaux agréables qui devraient assurer la pérennité du groupe (« Always Where I Need To Be » et son too-doo-too-too-doo qui peut insupporter à la longue, « Stormy Weather »…) et une ambiance générale plutôt plaisante. C’est maigre mais le premier album n’offrait pas plus.

A l’image des dernières production des Thrills, Konk voit les Kooks tracer leur sillon vers une FM formatée (vers laquelle ils semblaient toujours destiner) qui nous ferait presque regretter le dernier Razorlight. Manque de personnalité, de jus, d’inspiration sont les écueils de cet album qui fera le bonheur des auditeurs occasionnels de RTL2 et des vacanciers coincés dans les embouteillages. Pas de quoi s’emballer, mais pas de quoi balancer l’album par la fenêtre non plus.

 

 

Tracklisting :

1. See The Sun
2. Always Where I Need To Be *
3. Mr. Maker
4. Do You Wanna
5. Gap
6. Love It All
7. Stormy Weather *
8. Sway
9. Shine On
10. Down To The Market
11. One Last Time
12. Tick Of Time

 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

4 Comments

  1. ouai enfin le premier avait un vrai charme, et une sorte d’innocence du premier jet, le second au vue du single a l’air bcp plus convenue…
    je peux pas laisser dire que le premier est « mauvais » il est pas parfait mais attachant et sincère, alors que celui ci est prévisible et facile

  2. Le 1er Kooks était sympathique mais de là à s’emballer faut pas déconner! Quand au second malgré quelques morceaux sympas il faut bien reconnaître qu’il est bel et bien mauvais.

    Le second est à ranger au côté du Coldplay : de la musique de supermarché pour midinettes, on s’attend presque à attendre un jingle annoncant une promotion au rayon fruits et légumes!

    Non je suis méchant (de mauvaise foi?)… Disons juste qu’il y a tellement de bons groupes et de bons disques que chroniquer ce type d’album est assez pénible…

Laisser un commentaire