NINE BLACK ALPS – Love / Hate Mauvaise voie

(Island 2007)

Nine Black Alps, souvenez-vous, est ce groupe mancunien qui avait laissé entrevoir de belles choses avec un premier album grunge en 2005. A l’écoute de ce Love/Hate, il semble aujourd’hui parti pour prendre le même chemin que les Vines, celui des bac à soldes et des vannes faciles. A l’image du groupe de Nicholls, le son de Nine Black Alps hésite entre indie gentille façon Weezer et rock noisy de sous-Nirvana. De la même façon que ses congénères australiens, le groupe de Sam Forrest a pondu en guise de deuxième album une mauvaise photocopie du premier.

Love/Hate commence par une chanson pop, là où on attendait un départ nerveux et sec, comme pour tout album rock’n’roll qui se respecte. Ca coince d’entrée : « Bitter End » sonne un peu trop comme « My Sweet Lord » de George Harrison. Décidément les anglais ne semblent pas se lasser de piller « He’s So Fine » des Chiffons… Le groupe se reprend avec « Burn Faster », un single façon pop indé américaine. Le meilleur morceau ici sans aucun doute, un truc catchy, à la mélodie persistante et au son plaisant. On déchante malheureusement très vite car le reste de l’album accumule clichés grunge redite des gimmicks de l’album précédent et chansons prévisibles (on citera en vrac « Pet Hate », digne de Nada Surf de 1996, « So In Love » ou « Every Time I Turn », qui doit énormément à « 1979 » des Smashing Pumpkins).

Dans l’ensemble, les morceaux de Nine Black Alps manquent de personnalité et de rythme. « Scolaire », diront les plus gentils, les autres arrêteront les frais avant même la piste 5. On se lasse assez vite de ces refrains entonnés en chœur, d’autant que les mélodies ne sont pas renversantes (on défie quiconque d’écouter « Future Wife » sans avoir envie de zapper) et que le groupe, si bruyant soit-il, manque de punch.  Nine Black Alps sont peut-être à leur meilleur quand ils tentent des incursions indie pop dans la veine d’Elliott Smith ou des Shins : « Hapiness & Satisfaction » en est l’exemple type. On avait déjà repéré cet aspect du groupe dans Everything Is en 2005. Il est peut-être aujourd’hui temps pour Nine Black Alps d’arrêter de jouer à Nirvana et de ce concentrer sur cet aspect de leur musique. Love/Hate est la preuve que le groupe est allé au bout de sa formule grunge.

 

 

Tracklisting :

1, Bitter End
2, Burn Faster  *
3, Evertime I Turn
4, Pet Hate
5, Painless
6, Future Wife
7, Heavier than Water
8, Happiness & Satisfaction  *
9, So In Love
10, Forget My Name
11, Under The Sun  *

Pour écouter les morceaux du groupe :www.myspace.com/nineblackalps

 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

1 Comment

  1. j’ose encore espérer que Les Vines ne sont pas morts…

    Je les ai vu sur scène (via Youtube) aux cotés des Killers pour une version de Helter Skelter, et ça me fait peur..

    Mais bon sang F.T.W. , Get Free sont des grands morceaux…

    J’ose encore espérer..malgré un 3ème album très très très faiblard.

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