JACQUES DUTRONC – Les Playboys Une certaine idée de la classe

(Vogue ; 1966)

Les années 1966 à 1968, les premières de Dutronc en tant qu’artiste solo, ont marqué le sommet qualitatif (et quantitatif) de la collaboration Jacques Dutronc / Jacques Lanzmann. Cet EP absolument implacable est le deuxième que Dutronc a publié pendant l’année 1966 (quelques mois après la sortie d’Et moi, et moi, et moi), et montre un groupe et un artiste n’ayant rien à envier à leurs homologues britanniques ou nord-américains. Dutronc s’affirme comme un interprète unique, et dispose derrière lui d’un parolier exceptionnel.

Les quatre pistes réunies sur cet EP sont impressionnantes, avec deux tubes monumentaux qu’on ne présente plus (« Les Play-Boys » et « La fille du père Noël » dont le riff fut recyclé par David Bowie pour « The Jean Genie »), et deux morceaux aussi bons (mais étrangement moins reconnus) : « Sur une nappe de restaurant » et le fantastique délire paranoïaque « On nous cache tout, on nous dit rien ». D’un bout à l’autre de ce disque, la gouaille et le bagout de Dutronc font merveille, et les compositions musicales dont parmi les meilleures de l’histoire du rock français : le son est parfait, les attaques de guitares franches et puissantes, la rythmique irréprochable.

Quelles que soient les raisons d’écouter et de célébrer ces pistes de Dutronc, elles seront bonnes : Il est toujours réjouissant de revenir à ces pistes impeccables, chargées d’une ironie mordante et dont la pertinence rock’n’roll ne se dément pas.

 

 

Liste des chansons : 

Face A :

  1. Les Play-Boys *
  2. Sur une nappe de restaurant *

Face B :

  1. On nous cache tout, on nous dit rien *
  2. La fille du père Noël *

  

Vidéos :

« Les Play-Boys »

 
« On nous cache tout, on nous dit rien »
 
 

Rémi

Rédacteur amiral, plombier polonais, dépoussiéreur d'étagères, objectivité totale.

1 Comment

  1. Ah… le tout premierEP que j’aie acheté de ma (encore courte) vie.

    « On nous cache tout, on nous dit rien », morceau méconnu? Pas vraiment d’accord: il est quand même sur à peup rès tous les best of Dutronc japmais sortis ^^.

     

    Mais c’est vrai qu’au milieu d’une vague yé yé assez lancinante , Dutronc fait figure de réjouissante exception, toujours aussi agréable à écouter, et toujours d’actualité. Sauf les chiffres dans
    « Et moi et moi et moi », mais bon. 🙂

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