THE RICHMOND SLUTS – The Richmond Sluts Sex & drugs &...

(Bomp 2001)

One trick pony. Les Richmond Sluts sont géniaux… Les Richmond Sluts n’existent plus. Le groupe a splitté peu après cet unique album. Sorti en 2001, ce brulot de 35 minutes demeure aussi vital qu’un Is This It ou un White Blood Cells.

Sex, drugs & rock’n’roll. Richmond, San Francisco est un paradis de junkies, de violence et de débauche. Ces « salopes » donnent une vision sans concession de leur style de vie – de tous leurs contemporains, on ne voit que les Libertines pour rivaliser avec eux sur ce plan. Un aperçu des paroles est révélateur; on a droit à diverses déclarations telles que « I just gotta get high baby tonight », « Got the cocaine blues and I’m looking for some trip », « My baby’s addicted to dope », « I dream of death » ou encore « Tight leather pants and your high heels, I’d do anything for that little ass »

Croisement idéal des New York Dolls (pour le style, les fringues et, forcément, le nom) et des groupes garage sixties (on pense aux Seeds ou à Paul Revere & The Raiders pour l’orgue omniprésent), les Richmond Sluts débordent d’énergie et de classe. Tout est parfait dans ce disque : la pochette d’abord, présentant quatre branleurs menés par un chanteur au charisme inné, la musique ensuite et des morceaux exécutés à 1000 à l’heure par un groupe en état de grâce qui se permet les improvisations les plus renversantes dès le morceau d’ouverture, « Take You Home ». Jusqu’au tube final (« Yeah Alright »), les claques s’enchaînent. Dans un monde parfait, ce disque aurait fait un carton… il en avait le potentiel.

Dans un monde parfait, les Richmond Sluts n’auraient pas splitté devant l’indifférence du monde à leur génie. Ils auront au moins eu le temps d’enregistrer cet album indispensable. Sûr que dans 15 ans on verra leur nom resurgir au gré d’une nouvelle vague rock. Pour l’instant, contentons-nous de faire vivre leur musique en partageant le secret le mieux gardé de San Francisco avec le plus de monde possible.

 

 

Tracklisting :

1 – Take You Home  *
2 – Service For The Sick
3 – Drive Me Wild  *
4 – Junky Queen *
5 – Sad City *
6 – Contagious
7 – Bittersweet Kiss *
8 – Paddy Wagon *
9 – City Girls
10 – Thought I Was Dead *
11 – Yeah Allright *

 

Vidéos :

Une présentation du groupe

 
« City Girl »
 
 
« Paddy Wagon » live en 1999
 

  

Vinyle :

Assez difficile à trouver aujourd’hui, il possède une superbe pâte orange.


Le 45 tours de « Sweet Nothing », leur unique, sorti sur le label Alive Records.

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

8 Comments

  1. LE SUMMUM du genre, aucun doute. Cependant, je conseillerais l’écoute du groupe né des cendres des Richmond sluts, les Big Midnight, plus pop mais pop à la bowie qui n’aurait jamais céssé de forniquer avec Iggy…

    Sinon, ce disque est absolument intemporel et indispensable !!

  2. Je trouve que c’est un peu dans la même mouvance que le premier album des D4 sorti en 2011 aussi (extrait ici) :
    http://www.amazon.com/gp/recsradio/radio/B00008JOM2/ref=pd_krex_dp_001_001/183-8234437-4991212?ie=UTF8&track=001&disc=001

     

    Les D4 avec 6 Twenty remettaient en avant l’album  L.A.M.F des Heatbreakers  de Johnny Thunder (l’après Dolls)

    Donc les richmond sluts et les D4 : un peu voisins en 2001…

    Bon j’avoue, les D4 font plus « commercial, ou propre », il passerait plus facilement à la radio, mais quand même il y a des choses sympas à écouter.

  3. Oui c’est clair que les D4 n’étaient pas vraiment imaginatifs, mais en 2001 jouer du LAMF (en plus lisse évidemment) c’était pas mal!

    Cela permettait de faire découvrir au gamin comme moi, qu’il existait de bien belles choses à découvrir et à dénicher dans le passé.

    Et franchement ça contrastaient vraiment à la bande-son des radios années early 2000 qui avaient toute l’air de brailler : « le rock est mort les enfants! »

    Enfin, c’est de bons souvenirs cette époque, le moment où j’ai ouvert la boîte de pandore…!

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