THE BARON FOUR – Out Of The Wild Come​.​.​. Résilience

(Soundflat 2015)

Le suicide de Chris Langeland en 2012 a été un drame incommensurable. Le jeune musicien était un des guitaristes les plus doués de sa génération, et les Vicars un groupe revival tout simplement fabuleux à voir sur scène. Langelland n’avait que 23 ans, quelle perte effroyable…

Il va sans dire que les autres musiciens du groupe ont eu un peu de mal a se remettre de ce drame. Après un concert hommage, le bassiste/chanteur Mike Whittaker et la batteuse Alex De Renzi ont fini par se remettre en quête de musiciens.

Mettant fin à l’idéal beat adolescent des Vicars, le duo allait monter un all-star band sobrement intitulé The Baron Four, dans lequel on retrouve aujourd’hui l’omniprésent Mole (Embrooks, Higher State) qui a remplacé De Renzi à la batterie, le guitariste rythmique Joe Eakins et l’excellent Troy Lowin-Green à la guitare solo. Après un deux singles fulgurants (« Yes I Do » et « She Said Yeah »), le groupe a publié en début d’année 2015 son premier album, Out Of The Wild Come​.​.​. chez Soundflat.

Ceux qui ont la chance de voir le groupe à l’édition 2015 du Cosmic Trip en témoigneront : les Baron Four sont un fantastique groupe de scène, des classicistes du beat 60s qui savent remuer le public avec des show plein d’énergie. Pour cette raison, l’album du groupe pourra paraître un peu sage aux oreilles de ceux qui attendaient un déluge de pépites garage envoyées avec frénésie.

Out Of The Wild Come​.​.​. The Baron Four est un disque sur lequel le groupe montre l’étendue de ses talents sur deux faces assez distinctes. La face A est plutôt apaisée (en dehors de la saillie « Because Of You ») et contient essentiellement des morceaux mid-tempo (« Be My Girl », « Girl », « Mystery Woman ») dans un registre proche des Kinks du début ou de Them, ce qui permet au guitariste Troy Lowin-Green  de briller avec ses solos scintillants.

La face B est plus enlevée, et plus emballante. Les morceaux y sont tout simplement meilleurs, et on y trouve l’essentiel des faces A et B des singles précédents du groupe, à commencer par la superbe « She Said Yeah ». Etonnamment, deux des meilleurs titres du disque sont placés à la toute fin (l’ébouriffante « Five To Four » et la tubesque « Yes I Do »).

Le morceau le plus intéressant du lot demeure néanmoins « Baby Please Stay Home », auquel une guitare gorgée de fuzz donne une couleur psychédélique. Un parti-pris esthétique qui détonne un peu avec cet album (en gros, ça sonne 1966-67 quand le reste de l’album sonne 1964-65) mais qui annonce le chemin pris par le groupe depuis pour ses deux singles sortis dans le courant de l’année 2015 (« Walking Out » et « I Don’t Mind »). Si l’avenir des Baron Four semble psychédélique, Out Of The Wild Come… est un premier album qu’on ne se lasse pas pour l’instant d’écouter et réécouter.

 

 

Tracklisting

  1. Be My Girl
  2. Because Of You *
  3. Girl
  4. Mystery Woman
  5. Just My Luck
  6. So Glad
  7. She Said Yeah *
  8. She Walks By
  9. You’re No Good *
  10. Baby Please Stay Home
  11. Five To Four *
  12. Yes I Do *

L’album est en écoute sur Bandcamp :

 

 

Vinyle

 

Eric

Rédacteur en chef, webmonstre, tête de veau, suiveur de modes, mauvaise foi.

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